XIII.-^ Cas
Guillaume Zweers^ infirmier de Tliôpital militaire, âgé de 48 ans. d'une constitution robuste et d'un tempérament bilieux, est atteint le lo août 1817,= dune légère fièvre gastrique, contre laquelle il a Timprudence de prendre un purgatif, qui lui donne diÔerentes selles ; la fièvre devient a'ussitôt très-intense et le malade tombe
dans une grande débilité. Le i4 août, il vient
sous mon traitement avec fièvre violente, le pouls petit et fréquent, un délire taciturne, la langue sale, sèche et noirâtre, une soif vive, un abattement général des forces , et avec tous les symptômes d une forte fièvre adynamique : il fait usage dune légère décoction de quinquina étliérée , et il
prend du thé pour boisson. Le i5^ le malade
est dans le même état : la décoction de quinquina ëthérée est continuée avec addition de quelques gros d'extrait de chardon bénit. — Le 16, augmentation des symptômes fébriles avec beaucoup de délire et soubressauts des tendons : le malade prend une décoction saturée de quinquina jaune ^ avec quelques gros d'extrait de chardon bénit , de poudre de quinquina rouge et d'éther; et il boit largement .du vin pur. — Le 17 , les symptômes sont les mêmes; le corps se couvre de pé^
techies et un parotide considéraLle se manifeste': continuation de la potion et de la boisson de la veille, et contre le parotide les frictions du liniment volatil sont employées. — Le i8, remission notable des symptômes morbeux : mêmes remèdes. — Le 19 au matin , apyrexie jusqu'au soir, pendant laquelle un ëlectuaire de quinquina avec l'acorus adorant et l'extrait de gentiane est administre au malade. — Le 20 , apytexie parfaite , mais il y a une débilité extrême : repétition du même électuaire. Le parotide qui est toujours frictionné avec du Uniment volatil commence à suppurer. — Le 21, le 22 elle 23 , il va de mieux en mieux; mais la convalescence est pénible et retardée à cause de la forte suppuration du parotide: le malade est soumis à un régime analeptique, et fait usage de l'électuaire de quinquina jusqu'au 3o. — Le 2 septembre, il est totalement rétabli et reprend son service. XIV.-^ Cas.
Laurent Berg, canonnier à cheval, âgé de 34 ans , d'une constitution robuste et d'un tempérament lymphatique , détenu pendant plusieurs mois dans les prisons, entre le 20 août 181 7 à riiôpital avec tous les symptôme^^d'une fièvre gastrique, étant malade depuis trois jours : rémeliquc lui
est donne. — Le 21 , sa langue est sèche et noirâtre , sa peau brûlante et aride , son pouls petit et fréquent , ses jeux chassieux; il y a une prostration des forces très marquée avec soif ardente, inquiétude, somnolence, délire, physionomie décomposée , etc. , il fait usage d'une très-forte décoction de quinquina avec quelques gros d extrait de chardon béni et d'éther , et du vin pur en boisson. — Le 22 et le ^3 , la langue s'humecte , fardeur de la peau cesse, le pouls se développe , enfin tous les symptômes fébriles se calment : les mêmes remèdes du 21 sont continués. — Le 24, apjrexie : un électuaire de quinquina avec quelques aromates est administré au malade, et il suit un régime forlifiant. — Le 26, la convalescence est assurée. — -Le 6 septembre, il est entièrement guéri.