‹ Observations sur la guerre dans les colonies, organisation, exécution: Conférences faites à lChapitre 19 sur 25 · ZULU-WAR · texte numérisé non relu

ZULU-WAR

LL'GBKDE

Routes d'étapes.

Li^es d'opérations projetée»

Dépôts sTâncës projetés.

Dépôtset maitaslDsdeU base.

Troupes d'opéntions.

Trcupes d*étapes.

Quartier géDéraJ.

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Emplacement des troupes le 10 janvier i879«

(Croquis extrait du Map of Zulu-Land.)

Détutre d'Isandlsna (JournéM dM 21 «t SS juvier 1879). Guem col. ^

306 LA GUERRE DANS LES œLONIES

Vers 2 heures du soir, les seuls survivants de la garde du camp étaient les quelques hommes montés qui avaient pu s'échapper en traversant la Buffalo au sud de Rorkes-Drifl : 2 canons, 800 fusils et 400.000 cartouches étaient entre les mains de l'ennemi, la colonne Glyn était privée de tous ses moyens de transport et incapable de tout mouvement offensif.

Lord Chelmsford était arrivé à Ndlazagazi à 6 heures du matin, mais il lui avait été impossible d'aborder les Zulus, qui se dirigeaient vers le nord-est en refusant le combat. Bien que plusieurs fois avisé de la marche de l'ennemi, le général anglais, qui voyait de loin, à l'aide de jumelles, les tentes du camp en place, ne crut pas au danger jusqu'au moment (1 heure) où, étant revenu en arrière avec une faible escorte, il reçut du commandant Browne un message l'avertissant que le camp était entouré et que lui-même était arrêté par un fort parti de Zulus. Le colonel Glyn fut alors avisé d'avoir à revenir immédiatement et, vers 8 h. 30 du soir, la colonne traversait le camp silencieux et désert.

Le flot ennemi s'était rué vers Rorkes-Drift, mais la petite garnison qu'on y avait laissée, s'étant rapidement construit un retranchement avec des caisses de biscuit et des sacs de farine, put heureusement, malgré sa faiblesse numérique (139 hommes dont 35 malades) résister à tous les assauts qui lui furent donnés pendant la soirée du 22 et fa nuit du 22 au 23 janvier.

Des dépositions faites ultérieurement par des Zulus présents à l'attaque du 22 janvier, il résulte que l'armée de Cettivayo, forte de 13.700 guerriers, avait quitté le Kraal militaire de Nodwengu le 17 janvier et avait marché sur le White-Umvolosi; le 20, elle était à Izipezi-Hill et, le 21, à environ 11 kilomètres au nord-est du camp d'Isandlana.

Les Zulus avaient reçu de leur roi, pendant la nuit du 21 janvier, l'ordre de se diriger par petites fractions isolées vers. une position à 1 mille 1/2 (2.400 mètres) du camp d'Isand-

lana; ils devaient rester immobiles, ne pas se montrer et ne pas allumer de feux. Ils avaient Tinlention de n'attaquer que pendant la nuit du 22 au 23. Ce fut la reconnaissance du colonel Durnfort, le 22 au matin, qui fit avancer Tattaque.

Les Zulus perdirent un millier de guerriers à l'attaque du camp et 400 à l'attaque de Rorkes-Drift.

Les Anglais expliquent eux-mêmes de la façon suivante les causes du désastre d'Isandlana :

« A Isandlana, nos troupes, au lieu de prendre une formation serrée dans le camp, se déployèrent en tirailleurs et, pressées par le corps principal de l'ennemi, se replièrent sur le camp non disposé pour une attaque enveloppante; à ce moment, l'aile droite de l'armée zulu, qui s'était glissée furtivement derrière la montagne d'Isandlana, fit tout à coup irruption sur les derrières de nos troupes, qui succombèrent sous une attaque exécutée simultanément sur leur front, leurs flancs et leurs derrières.

» Une partie du 24' régiment, formée en carré, tint jusqu'à ce que les munitions vinrent à manquer. Les Zulus avouèrent que, pensant ne jamais pouvoir détruire ce carré, ils allaient se retirer quand le feu cessa. Si nos troupes étaient restées dans leur laager en ordre serré, avec un approvisionnement suffisant de munitions, peut être auraient-elles remporté une grande victoire comme à Ulundi. Le combat heureux de Rorkes-Drift, qui eut lieu le même jour, le prouve suffisamment. »

Dans le rapport qu'il adressa au War-Office de Pietermaritzburg, le 27 janvier, lord Chelmsford exprimait la même opinion : « Si les troupes en question s'étaient bornées à prendre une position défensive dans le camp et à utiliser les matériaux qu'elles avaient sous la main pour construire à la hâte un retranchement, j'ai la confiance absolue que toute l'armée des Zulus n'aurait pu les déloger. »

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