‹ Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsieChapitre 21 sur 37 · DU CARACTÈRE DE L EPILEPSIE · texte numérisé non relu

DU CARACTÈRE DE L EPILEPSIE

tion. Enfin, on a recouru au trépan lorsqu'on a cm que Tépilepsie provenait de quelque vice du crâne en général , ou de quelqu'un de ses os ; et Ton a rapporté d'iieureux exempies de ce traitements

Toutefois^ les succès de ces remèdes dans le traitement dés épilepsiçs qui avaient été annoncées par des douleurs in* ternes , n'ont pas été aussi nombreux que ceux qu'on a obtenus à l'égard des épilepsies sympathiques dont la cause était externe ; sans doute parce qu'on n'a pas pu appliquer le remède sur le lieu même de la douleur, où il eût pu inunédiatement produire d'heureux effets. En effet combien n'at - on pas d'exemples de guérisons obtenues en recourant alors aux topiques caïmans , aux ligatures ou aux compressions des nerfis au-dessus du mal vers la tête. On ^t que par ces moyens on a empêché les douleurs de se propager de la partie souffrante au cerveau , et qu'on a ainsi retardé , nonseulemént l'invasion de l'accès , mais même qu'on l'a arrêté. Les auteurs rapportent divers faits qui le prouvent, ^o/i- Swiéten,Burserius, Tissot et Odier particulièrement (i) , etc*

Un militaire, dit ce médecin, avait reçu à la tête un coup de sabre dont il se croyait bien guéri ; il finit cependant par éprouver des crampes fré(juentes au petit doigt , seulement de la main droite. Ces crampes durèrent quelques mois , nonobstant les remèdes cp! Odier lui prescrivit ; bien plus , elles augmentèrent en fréquence et en intensité r elles s'étendirent jusqu'au poignet , à l'épaule et enfin à la tête , en remontant toujours comme Vaura epileptica. En effet , l'accès épileptique survenait alors. Odier conseilla , pour arrêter ces crampes , la compression des nerfs , par le moyeii d'un cordon , « tel qu'en en tirant Textrémité qui de- » meurait suspendue entre le gilet et la chemise , on serrait M fortement le bras en deux endroits entre l'épaule et le » coude , et entre le coude et le poignet , au point d'arrêter » complètement le pouls de ce côté ; y c'est à la faveur d'un tel cordon que ce malade parvint plusieurs fois à arrêter des accès épileptiques pendant trois ans. « Ce malade jouissait

(i) MédêcÎM^pratUfMief p. i8i

[ET HE SES DIFFÉRENCES AVEC d'mITEES MALADIES. ail ainsi àa plaisir de pouvoir aller partout sans crainte d'une atUu{uc.Ce cordon lui était d'ailleurs deremin nécessaire , qu'il le portait toujours, mémo la nuit: plusieurs fois réveillé par les crampes du petit doigt , il en a empêché les funestes suites. Malbeureusement ce malade ayant oublié les règles qui lui avaient été prescrites pour son régime , il fit une orgie , et eut une forte indigestion compliquée d'ivresse , ce qui fit qu'il ne put se servir de son cordon ■ pour se garantir d'un accès d'épilepsie dont il périt. i>

On reconnut , par l'ouverture du corps , la trace d'un coup de sahre que le malade avait reçu sur le pariétal gauche , audessous duquel , dans la face interne , il y avait une protubérance inégaie avec apparence <îe carie , et au-dessous de Ift dore-mère , dans ce même endroit , il y avait une tumeur sanguine du volume d'une grosse pomme, molle et contenant beaucoup d'eau limpide.

On ne peut considérer la compression des nerfs par le cordon tpie comme un moyen palliatif , de même que les onctions avec divers topiques, ainsi que nous l'avons dûjàdit. Ce^ pendant ces topiquesoiitcu, parfois, des succès qui ontsurpassénosespérancesdaos quelques circonstances. Iln'en est pas de même de la section des nerfs ; elle peut être curatrice, mais Kulement lorsqu'elle a été faite promptement et avant qu'il f(soit f^rnié quelque il npression fâcheuse dans le cerveau. ^ On ne peut pas toujours porterie remède sur le lieu mçme i{ réside la cause déterminante de la maladie. Mais connue 9 plusieurs c^s où les douleurs dans le tronc ou dans les ^pibras causent les accès épileptiques, en portant le sang ptre mesure dans ,1e cerveau, on peut, pour empêcher Kqia de survenir , en diminuer la quantité par la saignée , ' servation a plusieurs fois prouvé qu'il ne fallait pas alors

>quex' d'y recourir.

On verra plus bas (article de l'épîlepsic des cnfons) quç celle qui est une suitg de la dentition est particulièrement hmesle par la plétliore sanguine du cerveau , comme divers s avons rapportés l'ont bien prouvé ) ce qui fait

fa€ ta saignée en est si On liiK en

lède.

s bas

que

des a

i épilcptiques , sur-

2l4 Ï>U CARACTÈRE DE L EPILEPSIE

vejvus dans le travail douloureux et pénible des accouche-in^ns chez des femmes pléthoric[ues , ont été non-seuleçient détruits par des saigi^ées, mais même que l'accouchement a été heureusement terminé pour la mère et pour T^nfaut^ tandis, que celles qui n'ont pas été saignées ont péri à la suite des convulsion^, épileptiques ; l'on a trouvé en elles çles en^ gorgemens dans les vaisseaux sanguins du cerveau, et des épanchemens (im$ la cavité du crâne et dans celles -des ventricules de cet prgane.

, , On réunit à la saignée parla Ifincette celle par les sangsues , lorsqu'on veut extraire moins de sang , et l'on prescrit eu même temps tous les remèdes qui peuvent diminuer la sensîiT biUté et l'irritabilité des solides sans diminuer les évacuations. On peut alors, le corps étant ainsi ^sppsé, retirer des ayanftages réels des remèdes réputés anû-épilcptiques, la valériane sauvage , le quinquina , le castor , 1^ musp , et autres anti-^ spasmodiques plus ou mçips écb^ujffan^^ dont Tétat pléthorique du malade pirqscrit ordinairement l'emploi : les .contre^ stimulans, comme ides vésicatoii!es., etc..,,,^n de^:partij^.41pir gnées du cerveau, peuvent aussi en pareil cas opérer de tfèsr utiles effets.

n. De VEpilepsie pat pléthore.

On ne peut s'empêcher de croire j d'après le résultât ^eg observations cliniques et anatomiques,'que la pléthore ne. soit souvent la vraie et unique cause déterminante de l'épilepsie, qu'elle soit générale dans tout le corpis, ou qu'elle soit propre au cerveau , ou même seulement dans quelqu'une des parties de cet organe. ■ : -.ï

Mais cette pléthore est bien diverse , quoique généralem^e^t on ne désigne aujourd'hui sous ce nom que ta sui-aboudance du sang dans ses vaisseaux , le mot pléthore poorrâiit sign^ fier aussi une abondance d'humeurs, ^z/me^mmomn/aTn abùndantia (i). Et nous la considérerons ainsi à l'égard de l'épilepsie.

(i) CastelL Lex, Lister croyait devoir en ùâre une application spéciale h la surabondance du sang ; ce qui p'esl pas rigoureusement e;uct.

ET DE SES DIFFÉRENCES AVEC D'AtTU^ MALADIES. 21 5

La "pléthore sanguine parait cependant être la plus commune, ou du mrânssur laquelle la médecine agit panr la ssdgnée le plus efficacement et le plus vite. EUe peut exister seule, ou ètne réunie à d'autres pléthores formées par des ga2 , par la Ipnplie , par la simple sérosité ou par de l'eau, par Farine, par la bile, par la graisse , par des substances alîffîentair^, enfin par des congestions morbides en différentes parties du carfs f par des causes internes ou externes. Or, comti^ alors le soecèsi du traitement doh avoir pour objet Pkeûreb^e de:^ traetioii de ces causes morbides del'épilepsie^ par des remèdes heureusement acbninistrés, nous croyons devoir traiter del'é-: plepsie par pléthore sanguine en premier lien et avec plus de détail que nous ne parlerons des adirés, les notiotfs sur celle-ci conduisant à celles qu^il faut avéir sur les autres.

Koos parlerons ensuite de Fépilepsie qui survient lorsque le cerveau est idiopathiquement éteint d'inflammation ^ y nyant toujours alors une surabondance de sang dans cet organe y tandk que la pléthore peut exister dans le cerveau sans mftaiwination de cet organe.

(A«3 Epilepsie par pléthore sanguine (i) scms infiammation

prononcée.

Les plus anciens auteurs ont dit, et avec raison , que Fépi-» lepsie était souvent causée par une trop grai^de quantité de sang d^s le cerveau. Leurs successeurs n'ont pu s'empêcher de reconnaître également cette cause fréquente de Fépilepsie, d'abord par les résultats heureux de la saignée dans le traitement de cette maladie , et ensuite par Fautopsie anatomique du cerveau, qui a prouvé que la surabondance du saing dans cet organe , ou dans le crâne, était la cause la phis fréquente des <£pilepsies ; c'est surtout ce qui a été observé dans les derniers temps, où les recherches anatomiques se sont I^Uis souvent faites qu'elles ne l'avaient été précédemment.

Hippocratey Galien, Ccelius AnrclianuSj Théoph, Êonetj

(i) Epilepsia pUthoriea. Bonet , Sepuich. Saavages , JVosel, , t. i , p. 58i. lÀemtand , Tissùt , Oditr , et enfin toos les méJecius modernes.

m 6 BU cakactère de l^épilepsie

Frêd. Hoffmann , Morgagni , Senac , Haller , Sauvages , 'rissot y Lieulaudj Odier y Esquirol , Maisonneuve, etc.» ont traité de l'épilepsie par plétiiore sanguine d'après leurs propres observations ; enfin aujourd'hui tous les médecins, sont obligés de convenir que cette cause de l'épilepsie est

très-commune .

. Sçlon Rhodius , un enfant de huit ans , qui avait eu de^ accès épileptiques malgré les divers remèdes qu'on lui avait administrés pour les détruire , fut enfin saigné plusieurs fois dans un mois , et guérit. Lazare Rivière , comme l'observe Tissot (1. c. p. 278) y ayant traité d'une pleurésie une jeune fille épileptiquc , il la fît saigner plusieurs fpis , et noiir seulement elle guérit de sa maladie , mais elle n'eut plus par la suite aucmi accès d'épilepsie. Marquais ^ ancieçi chirurgien de la Charité , m'a assuré qu'une jeune fille épilep* tique, âgée de douze ans^ non encore réglée quoiqu'asses forte , avait, plusieurs jours avant d'en éprouver un accèi^i }es veines ranines de la langue tellement pleines de sang quç le dessous de l'extrémité antérieure de la langue était trèsnoir. Il eut l'idée de lui faire mettre des sangsues en cet endroit ; ce moycp eut un tel succès que plusieurs fois il avait fait avorter l'accès épileptique. Il pratiqua dans la suite la saignée du pied pour faciUter la menstruation , et les accès d'épilepsie cessèrent complètemeut.

Suivant M. Maisonneuve , les accès de l'épilepsie pléthorique sanguine étaient très-remarquables par la fièvre forte que des malades, qu'il avait spus les yeux, éprouvaient (obs. 1 et II) ; elle survenait à l'époque critique (obs. m', iv) ; la peur en a été la cause oçcasionelle (obs. v), ainsi qu'une suppression des règles (obs. vi) j un accès épileptique provient d'une pléthore sanguine dans un âge très-avancé ( obs. vu). (Voye« p. 108 de son ouvrage.) Toutes ces observations sont très-iiitéressantes e«. confirment de plus en plus l'existence fréquente des épilepsies pléthoriques. Les ouvrages des médecins modernes contiennent aussi un grand nombre d'observations qui prouvent que la surabondance de sang est une cause fréquente de l'épilepsie, soit immédiate , soit médiate.

Signes de l'épilepsie par pléthore sanguine. Elle estannon-

■ ET DE SES nlFFÉECSCES AVEC 1) AUTRES MALADIES. 217

cêe par la dureté et la plénitude du pouls, par un excès de dialeur qnï domine dans toute l'habitude du corps , souvent plus grande à la tête que dans les autres parties extérieures , surtoatanx extrémités, qui sont quelc[uefois très-froides, lors même [jue IcTÎsajje de ces malades est rouge enflammé, quoique cependant il soit quelquefois pâle, sans pour cela pouvoir conclure qu'il y ait moins de sang dans la tète (i).

Dans l'épilepsie plétliorique les yeux sont généralement plus Tifs, plus saillans; quelquefois ils sont noirAtres, et les malades paraissent ne pas y voir ; bleu plus , la pléthore sanguine se manifeste quelquefois dans les épilepsies par des ecchymoses provenant de l'extravasation du sang ilans le tissu cellulaire sous-cutané , quelquefois par des hémorrhagies diverses, souvent avec des palpitations du cceur, et aussi avec tles niouvemens spasmodiques et plénitude des vaisseaux sanfvias en diverses parties du corps.

tes personnes les plus sujettes à l'épilepsie sangnine sont géoéralement d'une forte constitution ; quelques-unes d'elles sont sujettes à des excrétions de sang qu'elles n'éprouvaient pas â«pDis plus ou moins de temps , ou du moins qui étaient lrè*-diminuées , telles que les pertes de sang en général ou particulièrement les saignemcns de nez chez les jeunes pcriDimcs, le flux hémorrboïdal dans un âge plus avancé, cette ^pilepsie n'est pas rare. Chez les femmes, la suppression ou la diminution du flux menstruel oni été souvent suivies d'Épilepstc ; elle survient aussi quelquefois chez les femmes gTOtses, ou par la trop prompte cessation des lochies [2), quelquefois pendant le travail de l'accouchement ouimniédiateroent après; enfin chez lesnourrices, quelquefois avecla

knppression de leur lait, pendant l'allaitement des enfans, ' l^') On pourrnit Iroriver , d.ins noa ObseivaUnns lur l' ,1 pop!e:rle, plu- Mviraitl qlu prouVïraicDE que leor&ae e[ le cerveau contenaicut bsnucoup ^ nnfidnti des lujctn qui avaient la foco trèa-pile.

(1] On a recueilli divcrecs obiiervatiaiis qui prouvcut que îles femmes, ■l^oitloDg-lcnipgattïintead'épilepsie, en oal été exemptes pends 11 1 Icuia pDUcHM, tamlis que d'autres qui u'avaient éprouva aucun accès Je ■Hle maîaitie y avaient élé sujettes penJant leur gcstiition. Voyci plui *<l'arliolBt«latif aux iipilepiieidctfemmefgroiieielert couche.

2l8 DU CARACTÈRE DE l'ePILEPSIE

Nouij ajouterons à tout ce qui. vient d'être dit q[u'il y a une certaine difi|>o$iti<Na propre à rindividu , hommes ou femmes, à former da sadg< Nous en avon^ vu qu'il fallait saigner très^ fréquemjaafint pour les empêcher d'éprouver des céphalalgies^ des 90]imolenQeSy des convulsions, des épilepàeSy des apoplexies f etc. J'ai tant de fois cité des exemples de cette pléthore individuelle ^ qu'il serait superflu d'en donner de nou* yeaim : elle est mêmç quèlqUefcMS de/amille. J'aâ fah sûgner, plusieurs années de suite, presque tous les quatre à cinq mois, , M. às^Monii^njTy ancien receveur-général des état», de Bourgogne^ Il est cependant mort d'apoplexie sanguine. Sa seefuc x madame de Baurbonney que j'ai été forcé de faire saigner tailles les six semaines ou deux mois pendant une très-4ongue sui|^ d'années, ayant émigré à la révolution , fut obligée de se ùàxt également saigner pour éviter des assoupissemens et quelque». fois des mouvemens convul«ifs« De retour en France « et étant ftUws âgée de plus de soixante-douze ans ^ j'eusse voulu éloigner ices saignées ; mais des assoupissemens , des cotfvid-' sions même quelquefois avec perte de connaissance survinrent i la saignée était inévitable^ Madame de Boiitrboiine a fini , quelques années après , comme son frère , par mourir d'une affection somnolente par pléthore sanguine « . L'exchstTalimens trop nourrissans, épicés> spiritueux, etune trop bonne disposition à les digérer ; des exercices échaufians long-temps continués^ des contentions d'esprit intenles par des chagrins et par des études profondes, toutes cés^ cMse» peuvent donner lieu à une surabondance générale de sang nuisible à l'écononûe animale, ou dans le cerveau seulement, et disposa plus particulièrement à l'épilep^e et même la déterminer.

L'épilepsie sanguine est certainement celle qui finit le plus souvent par l'apoplexie , et fréquemment / dans la nuk , comme IVepfer^ Morgagni^ Tissot^ Meckel, etc^^ l'ont observé , et nous-miême aussi ^ Ce n'est pas que lesaurtres épi^ lepsies ne puissent également finir par rapoplexie, m^s.cela est plus rare. On pourrait dire encore que quelquefois Tàpoplexie a été suivie d'épilepsie.

La pléthore sanguine peut être telle que le cerveau, le

ET DE SES mFPËRE:<CE5 AVEC d'AUTRES MALADIES.

cerrclel, U moelle ûtiotigiv et épinière , ainsi que las yais— seaux des nerfs qui en proviennent, soient pleins de sang , siaoa g^H^faleinent, du moins partiellemeut , notamment dans le cerveau, d'où peuvent rfsulter divers maux, l'éjùlepsie pjuticulitreinent ; c'est ce qu'un grand nombre d'ouverture» de corps ont démontré quelquefois d'une manière très-appa' rente dans le cerveau on dans la moelle épioîère , et d'autres [ois dans quelques-uns de ses vaisseau» seulement , soit dans les artériels, soit dans les veines qut peuvent être variqueuses. On trouve qdtilquL'fois dans le 'cerveau des epil<-ptiques des caillots de sang plus ou inoins'coilercts, recouTertS'parfois d'une peau ou pellicule en foilue de kyste, qui pourraient Wen D*élre formi?s que par l'albrimine du saoj;, [dus ou moins roncrét^e.

Quoi qu'')! en soit, il résulte de cette pléthore une compre^ don ou untiïailleDieot Je quelques fibres nerveuses, doUt provient un surcroît d'irritation funeste plus oU iftoins' àoÀ rable , qui amène les convulsions et l'épilepsie plus ou moins "riia y et avec pins du moins d'inteuMlé. I Oq< comprend que la plétliorc sanguine doit varier en in-

■ '■WMilié(i ), et par conséquent frapper plus ou moinsi' attention ^■jb médecin t "^Ue est quelquefois si peu prononcée , que Boa- ^ntmieettok elle ne se manifeste pss par des sj-Wrjilfimes ér'i- " Sens , mais très-obscurs ; d'on il petit arriver qn'elle soit mécnonoa par des pralîcieits d'ane trè»-gra)ide liabileté ; bien plufi , elle pourrait l'être aussi à l'analoinisie même dansl'ouranureducoi-ps, pouvant Être boinée dans quelques parties Sedkment de l'encépliale ou dans tels ou tels nerfis , car ii Otbicti certain qu'il se forme souvent en «iw des eoi^estions sangidncs, quoique peu apparentes, qui pcuveutseules produire les convulsions et causer l'aliénation mentale , enlin tout tas ffitipiùmes et les suites de l'épilepsie.

Zie tr^ilctncnt àc l'àpilcpsie par fjiélhere sanguine confetc en (!es'sai{!nécs pins ou moins nombrctiscs {2J ,'â dés'dis^

(1) V«yeaMt caiakielVEpùt. xxàetHs>t^ffà3MtVEpilt}>sie,a'>, la, i{.-~Tit*ol,àaïtii^pàe, H". Sa, etc.

[s) VoyciàccsojclbiKosû'. ileJaufir^ej{t. 1, p. GSi )j of f Iromera

1(20 DU cahactëbe de l'ëpilepsie

tances plus pu moins grandes , selon la plénitude , la dureté du pouls, et selon encovcU force des sujets, surtout au comlueuccment de la maladie , avant que les vaisseaux du cerveau o^t pris la disposition variqueuse ; car alors les saignées sont peu eHicaces , à moins quelquefois qu'elles soient très-copieiues , et il est diverses eircoastaoces qui peuvent s'opposer à des évacuations sanguines considérables.

Dans les cas urgeus avec plétiiore , la saignée à la jugulaire est la plus efficace. On a intime vu des vpUepsies qui avaieut résisté à d'autres saignées disparaître après celle-ci. Ifous la préférons à la saignée àes veines occipitales postérieures préconisée par divers auteurs modemeSidont Morgagai a parlé. Elle doit aussi être préférée à I» S3^ gnée des veines sous-orbitaii-es , et même à celle des artères temporales. Quant à la saiguée du pied, elle est très-souvent pratiquée avec succès dans les maladies provenant des pléi thores cérébrales.

Cependant quelquefois après les saignées par la.laacette, ou dans des sujets débiles, le pouls étant ffûbIe,onest forcéd'y suppléer par des sangsues aux tempes , au cou , au fon* dément, ainsi que par les ventouses scari6ées, ou sur lesquelles an met des sangsues pour procurer une issue au sang qui s'y est porté, et cela non-seule me ut pendant les accès, mais encore dans leurs intervalles , pour les prévenir ou pour endiminuerlafréquenceetl'inteusité. A ces moyens on réunit les boissons humectantes, rafraicbissantes et légèrement laxatives; les purgatifs même lorsque la plétliore sanguine est ùpeu-pvès détruite , des demi-bains tièdes jusqu'à la ceinture, des vésicatoires aux cuisses ou aux jambes, des synapismes sur

plusieurs faits remarquables, culr'aulrcs celui rapporta par Ccelius Aw relianui , d'un vpilcptiqiie qui après un trailemcnt U'uD au par la valériane sauvage , sans uu succès complet, fut suigoé pluBieurt foïa et guérit. Ce grand médecin sut ensuite (''atteutioa de le Faire saigner de tentpt m temps', et il préïinl ainsi le retour de IVpilcpsie. — Un autre fpileptiqne fut saigné toutes les semaines pendant deux moil. Il fcsait aussi usage (leJ demi-bains, nonobstant une ixdématiedcs pieds; lesaoc^s JpilepttqnBB furent plus rares et considérablemonl dlounués ef ce malade goérit. Ttssor. Epitepiîe, p. loG.

ET PE SFJ OIFFÉBENCËS AVEC D AUTRES MALADIES. S.2t

lescouile-piedspour cxqterdela douleur ou pour opérer une dérivation et diminuer ainsi la congestion dans le cerveau.

On prescrit aussi intériourcmcnt les remèdes dans lesquels on croit reconnaître la verm propre  diminuer l'engovgement céréhral , en observant toujours de ne pas trop exciter la sensibilité et l'irritabilité des parties qui appellent le sang dans les vaisseaux ; on prescrit le quinquina , le polygala , la valériane sauvage , la serpentaire de Virginie , l'arnicH , les préparations martiales, antimoniales, mercurielles quelquefois, etc.

Ces remèdes ou quelques-ims d'eux ont été utilement presfrils en pareil cas , ainsi que les sucs des plantes cliicoracées réunis aux sucs des plantes anti-scorbutiques , surtout lorsque les vaisseaux avaient été désemplis par les saignées.

Après un pareil traitement plus ou moins continué , il faut s'occuper à rétablir , par les remèdes appropriés et les moins irritans mais sufGsans , les évacuations, s'il eu est de supprimées , la transpiration, les urines, les selles particulièremeiit(i), ainsi que les écoulemens sanguins bémorrfaoïdaux on antres ; car sans cette précaution il existe constamment noe pléthore nuisible , ou du moins elle se renouvelle.

On doit conseiller un régime peu nourrissant, et les alimens queron présume former le moins de sang préférablement aux autres, tels que les viandes blanches , les poissons de facile digtstion, les végétaux rafraichissans , un exercice journaber et jusqu'à une douce lassitude, des distractions physiqueset rao- Wlcs,qni ne portentpas l'esprit à de trop fortes contentions, Knt par des conversations, soit par des lectures qui ne soient pu trop profondes , le sang étant alors trop attiré dans le cer-

(ij Voy« dans l'ouvi-age Je Tissot f p. i^B) \et heureux eBtIs de,' doux purgatifs en pareil cm , d'alKird la crémc de lurlre dons le pctil- Itil aÎDii que les tamarioi j emuiti des porgatifa moins doux , selon la Btthojede Latare Hivicre, que BagtWi i^ autres auluurs ont cité avantigeuieniait et que nous atmauiB imiter ; mais [uujours lorscjuc la pléthore a m diminuée par les saignées. On voit par une observation rapprtéepar M. Maiionneuve { Rechercha et Observaliaiti iiir i'ÉpiUptic , p> 1^3) de quelle utilité peuveut être lui évacuatioDs alviues dam une lldcpiie par suppresaion dei rèj^lei.

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