‹ Observations sur la nature et le traitement de l'hydropisieChapitre 13 sur 23 · ARTICLE XL · texte numérisé non relu

ARTICLE XL

De VHjr^pisie apf'ès des^ c^iiusiow^ et db^

viokrUes com^^essions^

Les aateurs (t) ont rapporte â^ nomcbreiti exemples de ces^ bj^opkies,. et nous en avons. n€>tis-méme& yul d» s^mblahteSè.

• M» HautméLnmy (femenram sur t^ Boi»levârd dur Temple,, près* la rue du Fbnw-axiï.-Cheiix^ âgé^ dVnviroi^ eiBqiiiameaas^ d'il» fevi tempérament et ayant uii trés-*groft ven^e, atttÎRe d'une- vraie^ physcorde^ y &% une efauleei» Bnontattl ui» es-» ealier, et se fit une eoniusioar si forte,, ^^elléfut suivie d'une ecehymoaii» extréoaemeni eon-^ sidérable , occupant la partie antérieure de l'ab» domen. Soft cliirorgie» le saigna dit bras une fois seulement et lui conseilla de boire pendant plusieurs jours de l'eau vukiéraire, plutôt , disaitr-il y par précaution; q^ue par nécessité ^ mais^

(i) f^oyez plus bas le précis Jes observations avee ouverture des corps des bydropîque»»

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rëvénement prouva bien le contraire, puisqu'environ uii mois après sa chute ^ les urines dimihuèrent et furent très-rouges. Il y eut de Fœdématie aux malléoles et aux coudes-pied ; Fenflare , malgré l'usage des diurétiques , augmenta;/ les extrémités inférielires et le scrotum se tuméfièrent énormément ; cette enflure gagna toute l'habitude extérieure dli corps , de sorte qu'il y eut d'abord une véritable anasarque. Les divers diurétiques furent prescrits par M. Geoffroy père, qui avait été appelé auprès de ce malade ; mais nonobstant ces remèdes les urines furent toujours rares, rouges, comme sanguinolentes. C'est alors que je fus appelé pour me réunir à ce confrère respectable. L'ascite était alors^ien confirmée ; nous n'osâmes cependant pas prescrire la pairacentèse , convaincus qu'elle serait inutile, la cause de cette hydropisie provenant d'une altération trop considérable pour ne pas la reproduire bientôt. D'ailleurs, il v avait une fébricule qui redoublait tous les soirs, et un commencement de jaunisse, avec des urines rares, épaisses et d'une couleur noire vicieuse; ce qui nous fit croire que le foie était dans un état morbide , s'il n'y avait déjà en lui quelque suppuration. La respiration devint difficile de plus en plus, et fe malade périt en peu de jours.

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On reconnut, par l'ouverture du corps> qu'il y avait dans le bas-ventre plusieurs pintes d'une eau bourbeuse rougeâtre, que le foie était liijsgros, très-ramolli et de couleur de lie de vin , que la raté était très-volumineuse, que quelques glandes du mésentère avaient un grand yolum^ et étaient squirrheuses. Les reins étaient tiiméfiés et d'un rouge violet; le tronc ejt les ra»meaux de la veiné porte étaient comme gorgés de sang.

Les compressions par des vêtemens, les corps à baleine chez les jeunes filles, les cols trop étroits , les jarretières trop serrées , les bas de peau de chien, etc., peuvent, en empêchant la libre circulation du sang , donner lieu d'abord à des œdématies partielles , ensuite à la leucophleginatie générale, et enfin à des hydropisies par épanchement;dans le crâne, dans la poitrine et dans le bas-ventre. Les auteurs en rapportent des exemples , et j'ai vu de funestes effets de toutes les violentes contusions par des chutes ou par de simples compressions.

Le prince de jReit55^ âgé d'environ soixantesix ans, d'une courte stature, ayant naturellement le ventre très -gros ainsi que les extrér mités , surtout les inférieures , qui paraissaient depuis long-temps habituellement un peu enflées aux malléoles, était dans l'usage , pour qu'elles

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mourir de quelque maladie soporeuse causée par un épanchement d eau dans le crâne ou dans le cerveau ; d^adlres sont mort» d'orthopnée^ par une collection d'eau dan^ les cavités de la poitrine, du péricarde, entre les lames du médiastin, dans les pouïnons , ou d'une hydropisie du bas-vent rd. C'est pourquoi il faut prescrire à de pareils malades , et le plus toi qu'on le peut , les diurétiques : les chauds sont ordinairement alors ppéférables aux autres* On conseille s'il le faut , de temps en temps, quelques doux purgatifs, ensuite un long usage des anti-scorbutiques. Le célèbre Bou\^art me disait quelquefois qu'il était persuadé qu'ils étaient très-utiles à beaucoup de vieillards , surtout à ceux qui sont sujets à des affections catarrhales , aux infiltrations et aux œdématies. Ce grand praticien était si persuadé queles vieillards y étaient disposés , qu'il recom»mandait à tous ceux qui étaient forcés de rester long-temps assis ^ d'avoir la plus grande attention de quitter leurs jarretières, leur col, et mén^ d'éviter les fauteuils dont le siège serait trop profond , etc. Ce médecin eût pu ajouter que la disposition à Toedématie et aux épanchemens est, chez les vieillards, singulièrement favorisée par l'excessive diminution de sensibilité des nerfs, et d'irritabilité du cœur et des vaisseaux sanguins et lymphatiques qui existe en eux, d'où il résulie

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que les humeurs étant poussées avec beaucoup moins de force que dans Tétat naturel , sont nonseulement plus ou moins stagnantes, mais encore ipoins intimement mêlées dans leurs principes constituans , ce qui fait que les sérosités s'en séparent pour affluer dans le tûisu cellulaire du tronc , des membres et dans les diverses cavités du corps. Or, n'est-ce pas de toutes ces causes réunies que proviennent toutes les diverses hydropisies auxquelles les vieilles personnes sont su-* jettes?

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