IX. ffjrdftfrisiès par des douleurs dii/erses , par la
dentition , les vers , etc.
Une femme souffrait de douleurs de tête et d*o^ rMlej pour les adoucir, elle introduisait^ dans le conduit auditif externe, avec un entonnoir, la fumée de plantes céphaliques^ mais sans aucun soulagement: elles devinrent , au contraire , de plus en plus fortes et ne finirent qu'à la mort. La tête ayant été ou* verte , on trouva beaucoup d*eau sur le cerveau et dans l'intérieur de cet organe. Les médecins en rap-
oi l'hydropisie en oiNiRALr 5og
portèrent la cause aux fumigations. — Bailloc/ Qpeiv omn.
Nous pensons que Ton doit rapporter aux douleura violentes de la tète répanchement aqueux qu'on a trouve dans le crâne et le cerveau plutôt qu'à Tusage des fumigations , puisqu'on a vu dans ces. mêmes organes plus ou moins d'eau chez ceux qui avaient été tourmentés de céphalalgies et qui n'avaient point fait des fumigations. D'ailleurs , par quelle voie les fumigations auraient - elles pu pénétrer dans l'intérieur de la tète ? Les médecins contemporains, de Baillou n'auraient pas eu cette opinion s'ils avaient pu apprécier celle du savant Schneid f qui a soutenu , avec raison , dans son ouvrage de Catarrhis ^ qu'il n'y a aucune communication entre les cavités du nez et celle du crâne , par làquelleaucune émanation, quelque subtile qu'elle soit , puisse pénétrer ^ et c'est eu effet ce i^'on doit croire.
Un homme est tourmenté d^une douleur^ la tête avec des vertiges : il meurt. On l'ouvre et l'on trouve beaucoup d'eau épanchée entre les enveloppes membraneuses du cerveau ; les ventricules en étaient pleins. — - Wepfbr , Obs. anat.
' Un femme éprouve une grande affliction ai^ec dom^ leur à la tête $ elle est atteinte d'une phrénésie dans laquelle elle parait d'une extrême gaité; elle portait cependant sa main à la tète comme pour désigner ua lieu douloureux : elle meurt bientôt. Le crâne ayant 4i^ ouvert , il s'écoula une grande quantité d'eau sem*
s là Bs L^HtDKOPisds . Eir General;
blable à celle dan» laquelle on aurait lave des chairs> ( loturce earnium simili ) : les deux grand» venfrtcttle» en étaient pleins- — Coïtek>^ Ob&eifVai*
varice'.
Un homme devient ai^efig^/i^ après une céphalalgie' qui durait depuis un mois , sans aiicun vice apparent dans les yeux. On trouva beaucoup d^eau. entre la> dure-mère et la pie-mère. — Wepfe» , ibid.
Un homme, qui éurt atteint d*une céphalalgie dessins cruelles, devint aveugle^ il éprouva ensuite une paralysie du pied droit et bientôt aprè» àvt gauche f enfin il périt S apoplexie. Il y avait de Teaa entre le» Bténinges et encore entre la pie-mère et le cerveau^ dans les ventricules et dans le canal spinaL — - Ru>* X.AH , Opéra qmnia..
Unefemme éprouve une é^m/eiifcontinuedelafâe; On trouva une tumeur cystique pleine d'une humeur elaire^ mais jaunâtre, vers les procès mamîllaires. — -^ FoNTAKus , LiEUT» , lîb. III , obs. 207.
Ub Mble , très-sujet à des catarrhes et qui se pla^ gnait continuellement d'une douleur de tète ,. éttmt mort^ on trouva, entre la dure^mère et la pie-mirè^ plus d'iuie livre d'eau claire t la pie-mère était quatte fois plus épaisse qu'elle n'est dans 1 état naturel ^ les ventricules du cerveau étaient plein» d'une sérosité plus rouge.— Bon ET , Sepulchret. anat.
Un homme éprouvait des douleurs à la tète avec distillation d'une sérosité ténue par les narines^ et une légère inclinaison de la lète en arrière» On troHva uois cuillerées d'eau e&ire le» méninges , à la pariie
DE l'uYDROFISIE EN GENERAL, 3lf
postérieure du cerveau. — Boxet , Sepulchret.^ anàU Une jeune fille de sept ans se plaignait, depuis deux moiS) d'une douleur de tête si grave, qu^elle demandajjP un couteau pour Touvrir. Des accès à^épilepsie survinrent : on croit qu'il s'c&t formé un abcès dans cette' partie et elle meurt* Le crâne ayant été ot^vert , on ne trouva que de la sérosité dans le cerveau et surtout dans ses ventricules. — < Rivière, Observât, medic. et eurationes insignes.
Une fille était tourmentée d^une petite fièvre |g^ d'une très-vive céphalalgie , dans Tintervalle de laquelle elle rendait par les narines beaucoup de sérosité jaune. Cette excrétion n'^ajant pas eu lieu Thiver suivant, la douleur de la tête fut plus vive , des mouvemens convulsifs survinrent avec stupeur , et cette fille mourut en deux joursV On trouva sur le cerveau et dans ce viscère une grande quantité d'une humeur )aune. — Manget, Sepulchret, anat.^
Je ferai observer que Texcrétion nasale, qui était d'une couleur jaune , et que l'eau du cerveau 4{ui avait ime pareille couleur^ ont pu , dans le temps où cette observaticHi a été recueillie ^induire les médecins de ce temps à croire qu'il y avait une librie conununication entre les cavités nasales et celle du crâne; mais on sait que Schneider a démontré le contraire l'un des premiers. La couleur j^rune de l'eau dans le crâne pouvait provenir de toute autre cause , d'un peu de sang mêlé aux sérosités , oo d'un peu de bile IMi autres humeurs^ ce qui serait d'autant plus probable que la malade ayail éprouvé des céphalalgies
Si a M l'htdropisie en GÉNiRlL;
tt des convulsions. Vojez ce que npus avons dît sur racrimonie des eauit des hydropiques. '^■
Une femme de quarante ans était tourmentée patdes douleurs de télé si violentes qu^elle tombait qnelquefois dans une véritable fureur ; elle se tua en 8e jetant dans un puita. Les ventricules ducerveaa étaient remplis d'une eau sanguinolente^ et les plexus cKoroïdes contenaient beaucoup ^hydatides. uictes d^ Allemagne» — D'autres exemples de mort après des douleurs atroces de la tête avec épanchement de sang dans les ventricules du cerveau , ont été reportés par Dionis.
Une fille de trente ans, atteinte d'une douleur obtuse très-intense de la tète , est prise d'un asthme avec sterteur et sensation d'un poids dans la poitrine ^ sa face était pâle et oedémateuse avec divers tubercules^ eHe mourut subitement. Les vaisseaux du cerveau étaient tuméfiés \ le ventricule droit renfermait un corps fibreux de la grosseur d'un œuf de poule : l'un et l'autre ventricule conte* naicnt de l'eau.^ Le poumon droit était entièrem^ détruit , et il y avait dans la cavité du bas-ventre beaucoup deau bourbeuse , \?LS\vts\\e ^ psir rapport i line carie des côtes et du sternum , formait une tu* tueur extérieure à la partie inférieure de la poitrine*.
— PoNCELETj LiEUT. , lib»II, obs.. 367.
Une fille de douze ans se plaignait depuis quatre mois dixxn^ douleur extrême dans la partie supérieur^ de la tête ; elle vomissait tous les alimens et n'avait point de fièvre. Elle tomba dans le marasme et mo«-'
SX l'hTDROPISIS EN C^NiRAL; 5l5
rut. Qd troUTa environ deux livres d^une eau très* Ijmpicitedans les ventricules A cerveau. -^Barrere^ diyefs, obs» anat.
Un homme de quarante- trois ans qu'on avait cru être atteint d'une phthisie pulmonaire y il y avait long-temps , se plaignait depuis dix ans dune mi" graine , et de temps en temps d^une douleur ver|, le sternum. Il jfut trouvé mort le lendemain d'Un repas où il avait montré beaucoup de gahé , et ne paraissant* nullement malade. Le cadavre ayant ét4^ ouvert > on vit que les vaisseaux sanguins de la pie -mère étaient pleins de sang et que les ventri*» eu les du cerveau étaient remplis deau ; les poumons, quoique sains , étaient gorgés de sang. -— Morgagsi , episU IV*
Un octogénaire, après avoir éprouvé diverses incommodités et surtout un mal dp tête grauatif ^ tombe dans un délire avec tremblement. Seize jours après, le pouls étant affaibli^ la respiration devint sterto« veuse èi il périt bientôt. Les poumons étaient durs, obstrués, secs^ les valvules de F aorte étaient dures %% ossifiées ;i\ y avait beaucoup d'eau à la base du crâne, dans le canal vertébral ; la dure-mère était sdcbe et rude. Il y avait sous la pie-mère de Teau sangui« BoleQte ( n'est-ce pas plutôt sous la menibrane àrach* noïde ? ) et dans les ventricules du cerveau ; les vaisféaux étaient pleins d'un sang riéir. — Morgag^ii, ikid.
Une jeune fille de six ans et demi était depuis sa naissance affectée d'une céphalée} cette douleur avait
5l4 ^^ LHYDROPISIE EN GCNinALè
particulièrement son siëge à la partie postérieiire <t» rœil gauche ; du resté , tti malade paraissait anfti gaie^ puisqu'elle courait, sautait et se livrait à divers jeux*. Cependant, huit jours avant sa mort, elle devint slupide et sa mémoire s'afTaiblit* Quatre jours avant ^ elle fut atteinte d'un accès apoplectiiquè qui fui ^uivi de la paralysie du bras gauche. La pie-mèfo était couverte de vaisseaux variqùeoK i le ventricule droit du cerveau contenait deux onces d'eau j A y avait aussi de la sérosité stagnante vers la base da cerveiin, et les poumons étaient très-adhérens aux plèvres. — Dehaen , Rat. metL
Un enfant de treize ans éprouve une douleur irH^ violente au côté gauche de la tèie, qui dure six mois^ ainsi que la fièvre quarte , dont elle était accompa^ gnée ^ enfin cette maladie fut mortelle. Le ventricule gauche du cerveau contenait une livi'e d'eau. '-^MéL des Cur, nat. ^ obs, igo.
Un homme de cinquante ans , après beaucoup de travaux fatigans , se plaint d'une douleur d&Hà pw» trihe et d'une toux. Le ventre et les pieds étaient cedématiés ; il y avait de la soif et une grande diffi^ culte de respirer ; le manger le fatiguait beaucoup y une expectoration de sang survint et cessa en peu de jours , mais une nouvelle expectoration du mèiae li« quide étant survenue, eét beoiroe périt. On trouvais bas "^ventre pleiu d^une eau jatmâirO) ^^ rate trèft% volumineuse , le foie rapetissé , de couleur pale \ |^ poumon gauche était diminué de volume , dur et co»» tenant une matiière saiiieuse et adhérente aux parties
DE L^HYDROPISIK KN ^Érrf.RAL. S 1 5
Toisînc&f le péricarde était de toutes parts adhéi eat au ccxK»^9 dont les veotrieuies -étaient vides desaug.
Un jeune . homme de vingt-buit ans ^ sujet à des douleurs d'estomac , avait éprouvé deux syncopes si fortes, qu*on awt iKÉ^int pour sa vie» Sa faiblesse était telle qu'il potivait à peine se mouvoir; il respirait avec une très-grande difficulté; enfin il périt subitement si:K mois après. La rate était deux fois plus grosse que dans Tétat nait^el et loreillette droite du rœur très-dilatée, ainsi que te ventricule droit , qui était plein de sang. Il y avait de Teau dans les ventricules du cerveau et entre ses membranes. — Valsalva.
Un enfant de six ans , qui était dans Tassoupissemeut , portait souvent les doigts au nez ; il avait de la fièvre \ son visage était tantôt rouge et tantôt pale; il paraissait quelquefois éprouver une sorte de strangulation jmr les vers^ Il rendait aussi par les selles des macères verdàtres ; il mourut (e douzième jour. On ne reconnut aucun vice dans le bas*ventre; mais le cerveau était mou et de consistance puitacée ; lesr ventriciJes étaient pleins d*eau. — Sauvages, NqsùL meth»
Un homtne d^environ- cinquante ana était depuis «inq an9 sujet à la cardialgie , sauvent accompagnée :^aphonie et de difficulté de respirer. It eut des #rtbopnées très - violentes et il mourut dans le marasme au moment eu il paraissais être en meilleur état. On s^assuRi^ par rouvertttie du corps, qu'il
5l6 DK L^HYDROPISTE EN C^NÙiàtL^
j avait un énorme squirrhe da pancréas^ que la T9V& ^tait extérieurement cartilagineuse, et que- le dinphragme faisait de tout côté , dans la cavité abdomr» nalC) une saillie considérable, qu'on. attribua avec raison à Ténorme quantité d'eau qui remplissait les deux cavités de la poitrine. Dehaev , Rat, med.
Une fille de* vingt ans éprouvak une l^ère dou» leur dans la région du foie. L'cèdématie surviot^ainsi que Vahasarque^ et la malade périt. Après la mort, on trouva un épanchement d'eau considérable dans la poitripe, le foie volumineux -et des calculs dans la Vésicule. — • Imbert, chancelier de l'Uni versité de Montpellier. Tentam. de var. cale. biL spee. 1 758, Montpellier. . .
Une femme sexagénaire était depuis plusieurs an* nées sujette à des doufeurs néphrétiques , à des cari dialgies , ainsi qu'à l'ischurie. Enfin , elle devinit hydropique ^ avec une extrême difficulté de respircF» Les douleurs de l'estomac furent très-vives et il parut une tumeur dans, la fossette épigastrique; des vomis* semens énormes survinrent ainsi que des coliques et un resserrement du ventre j la malade mourut dans les convulsions. L^épipioon était trës-voluminreux^, squirrheux et de la consistance d'un cartilage , contenant plusieurs tubercules purulens. L'eAomae était resserré et avec des marques âHnflammation et de gangrène. Le foie était squirrheux ; sa vésicule était à demi putréfiée et vide. Il y avait dans le rei/i droit une pierre d'un gros volume, et les uretères étaient obstrués par des calculs^ le bas -ventre contenait
DE L^fiVOROPlSIS EN OENÉRAL. S17
environ douze livres d^uae sérosité stagnante. -— TransaA phU. de Londres,
- Une fille âgée de trente-deux ans se plaint d*é* prouver un poids au périnée et d*uire difficulté d*uriner^ elle n'est guérie^que par l'opération de la litkotomie^ mais le huftiëme jour de Topératipa elle S9 plaint d'une douleur au côté droit de la poitrine » avec fièvre,, sans toux ni dyspnée.. Cinquante jours après et plus de temps encore, elle rend deux lombrics par la bouche et meurt en deux jours. L'ouverture du corps démontra qu'il y avait une hy« dropisie de la poitrine^ que les p^iamons étaient d'une couleur livide et le foie noirci aux extrémité' de &Q% lobes par du pus qui flottait dans la cavité' abdominale; la vésicule du fiel contenait plitsieoM pierres biliaires^ la rate était en' putréfaction ainsi que le mésentère et les reivs. -7- Bokbv, Sepuldu anat* med. ^
vUn homme âgé d*lrente-5ix ans se plaignait d'une douleur obtuse dans la région des lombes gauches , qui finit par se prolonger jusqu'aux atnes et par donner lieu à une supijNression d'urine. On soup» çonna qu'il y avait un calcul dans les reins; sept ans s'étaient écoulés dans Tusage de divars litiu^ntripliques qui ne paraissaient pas sans quelque suc* ces ; mais une'vive douleur se fit ressentir dansle côté droit et se prolongea des lombes dans l'aine cU^oite | des douleurs dans le bas -ventre survinrent avec dea TonoMsemens très-faiigans ; le pouI#, était faible et inégal, le corps tomba dans l'amaigrissement ^ les
3l8 DE l'hYDROPISIE en GENERAI..
fîeds S* œdématièrcnt y la. quantité dès urines diitii* nua , et il survint une œdématie dans la région lom^ baire, puis tuméfaction du ventre, épreintes ^ vomissemens , hoquets , affection soporeuse , délire et mort. Le bas -ventre contenait beaucoup d'eau jaunâtre^ les uretères, qui fabaient plusieurs cour» bures, étaient très-dilatés : le gauche avait un dû^ mètre de plus de quatre ponces^ les reins, .détruits par la stippuration, ressemblaient à un sac membraneux y dont le gauche avait le volume de la tète d'un enfant. U y avait à son extrémité vésicale une dur«té calleuse de la grosseur d'une noix aveline qui le bouchait' complètement ; Turetère droit était resserré à un pouce de la vessie , enflammé et'presque gangrené» — Storgk.
Une marchande quincaillière de la rue St.-Denis^ mère de plusieurs enfana, et âgée' de cinquante-cinq ans, d'une forte constitution , et qui avait depttis environ deux ans cessé d'être régtîto , éprouvait depuis huit mois des douleurs dans les lombes^ qui paraissaient quelquefois s'étendre dans les aines. Cette femme avait des nausées et quelques vomissemens; ses pied& s'œdématièrent^ et en peu de temps y une leucophlegmatie des extrémités inférieures avait été complète. 7e fus appeiéen consultation, avec M. MisêOy docteur de l'ancienne Faculté de Paris. 7e demandai si les urines étaient abondantes et de bonne qualité : on nous répondit qu'elles étaient comme dans l'étal naturel. Portant notre attention vers l'état de la matricey nous demandâmes s'il n j*avait ^ucun écoulement de
DE fHYDROHSlE ENf GENERAL. 3 19
mauvaise nature : on nous dit qu'il n'y avait que quel^ ques flueurs blanclies, mais qui n'étaient pas abou* dantes; quoique fétides. Nous témoignâmes le désir de consulter avec l'accoucheur de la malade. M. Mafchais oncle, qui fut appelé quelques jours après en consultation, nou3 apprit que le col de la ma* trice était uès-tuméfié, inégal et plein de duretés, qu'il était enfin dans uu état earcinomateux ^ ce qui BOUS détermina à ne conseiller que des remèdes ano* dyns. On remarqua^ quelques semaines après^^.que la leucopUegmatie des extrémités inférieures diminuait considérablement \ mais la mUfde ne tarda pas a mourir. On reconnut qu'il y avait dans le bassin une demi -bouteille d'eau purulente, que le. col de la matrice était presque détrui t par érosiony que SQi|Mrps ^taît dur , vokuninettx et plein de squirrhosit^. -—
< Ua vieillard, qui avait un ulcère à ta cuisse ^ est. flteint d'une doulâfêr subite à la této^ vingt-quatre heures agrès , il éprouve une apeflexie avec hé^ miplegiei et nieurt subiiement. Le cadavre ayant été ouvert, on trou va:, beaucoup d'eau dans les Tentricules du cerv.eau, les plexus choroïdes étaient trés-pàles , le septum lucidum rompu antérieurement fit toute la substance de l'hémisphère dri^îit d'une couleur noire. — Morgàgni.
... Une' femme de vingt -deux ans, non mariée^ éprouve une douleur dans la cuisse droite , à laquelle •^réunit, après vingt joui-s, une douleur de télé, avec dégoût pour les alimens et vomissemeus. La
S^O DE l'hYDROPISIE EN GENERAL.'
malade va plus mal de jour en jour; il survient de^ refroidissemens fâcheux, des tremblemens et des troubles d^esprit. Une douleur Irès-vive se déclare 1 la région iliaque droite avec une grande soif, enfia la malade meurt le vingtième jour. Il y avait dans le cerveau de Teau ^i paraissait scdée au goût. — Insu de Bologne.
M. le comtei de Buffon , notre illustre écrivain et savant naturaliste, était parvenu à Tâgé d'environ soixigate-quinze ans ^ lorsqu'il éprouva des variations dans Texcrétion des urines. Cette incommodité ne fit pas des progrès; mais un ou deux ans après , les urines devinrent troubles, avec un sédiment ma<« queux et quelquefois chargées d'iine substance sa* blonneuse et d'autres fois rougefttre ou grisâtre. Ib malade se plaignait de douleurs dans les régions lombaires et surtout dans la droite. L^excrétion des urines devint diflScile; il ressentait en les rendant des douleurs piquantes et fugaces an bout du gland f et quelquefois une sensation gravative vers le périoé et lelondeinent , surtout lorsqu'il allaiten voiture et dans quelque chemin raboteux. Deux ou trois années s'écoulèrent dans cet état; cependant son teint jaunit; il survint du trouble dans les digestions , de l'amaigrissement et de l'eedématie aux pieds et aux jambes avec une grande diminution dans l'excrétion des urines | qui étaient épaisses iCt foncées en couleur. 1M« de Bu£fon parvint ainsi à Tâge d'environ quatre-vingts ans , lorsqu'il me fit appeler. Tout me parut annoncer l'existence d'une pierre et menace d'hydropi-
DÉ l'hYÏOROPISIE EN CÉrfKRÀi.' S2ï
*îe ; maïs ayant consjfîéré le grand âge àti malade et quil était de'puié quelque temps considérablement maigri, avec un teint jaune et du dérangement dan« ses digesiîotis, je crus pouvoir l'éloîgnèr de touieidée de l'opéraiion de la taille, à laquelleil eut facilement été décide. Je lui proposai d'augmenter l'usage de ses boissons adoucissantes et diurétiques, «t je soutins ainsi mon malade, bien persuadé que la iithoto* mie n'était pas praticable. Le dévoiement se réutoil à la fièvre, qui était continue et redoublant le soir. C'est ainsi que finît ce grand homme. A l'on* ver ture du corps , ofi reconnut i**. un épanchement, dans le bas-Vèntre, d'une humeur grisàfre,' commue
purulente, dont on évalua la quantité a deux pintes -, les îhteslins et iVstomac très goofléset parsemés de points livide^; 2®. La vessie d un vdlunne quatre fois plus •grand, ou environ, qtïe dans l'état naturel 5 ses parois de l'épaisseur d'un demi - travers de doigt , d'une texture duré et comme cartilagineuse en di- 'Vers endroits ; sa surface interne comme ulcérée , 'avec des sinuosités, des cellules d'où s'écoulait une grande quantité de matière purulente dont la vessie était remplie. Il y avait en outre dans ce viscère une trentaine de pierres de la grosseur d'un gros pois et une douzaine d'autres plus petites d'une dureté exces- "sive ; quelques-unes étaient logées dans Icsxjellules • d,e la membrane muqueuse , et le reste Bottait dans sa capacité. 3°. Le rein droit* d'un volume double de
■ celui qu'il a dans l'état naturel, sa subsfaiice'ramol-
■ lie, ses cavités très-dilatées et parbemées de petits
32^ bS L*HYDKOPISlE EX CENEtUt»
graviers; Turetère du même côté aussi très-dilate^Ie rein gauche aussi volumineux que Tauire , mais sans gravier. 4^* Tous les autres visières ti*ont rien présenté qui ne fut dans Tétai nalureL -*« Pqaxa^^
RëT2> GtltARDEÀU.
Un enfant qui parcou|:^it sa deuxième année ^ans le travail de la dentition y est saisi d'une fièvre et j)ient&t d*un accès épiieptique dont il meurt en sept heures. Le crâne ayant été ouvert,, on trouva qa*il y avait de Teau sanguinolente , et surtout à la ba^e du crâne. *- MoRGAajNi, Liëutàud , III, 4^o.
Ua enfant de six mais, dans le travail de la den* ^£/io7i, est atteint dé convulsions, surtout dans les inuscles des yeux, le ventre étant H)>re. Çest ea vain qu'on lui administre des remède^ : il meurt dansunaccès convulsif extrêmement violent. La dure* mère était tiès-adhérente au crâne, et il y avait nue coUecpoa d'une matière pituîteuse , ressemblant k da pus , dans la portion de la pie-mère, près des os pier* reux de Tun et de Tauire côté. Les ventricules da cerveau étaient en outre très*pleins de sérosité. -— LiEUTAUD , III, 378. J'ai dit précédemment ( art« ix ) ^ne j'avais ouvert des enfaus morts apiès le travail très-douloureux de la de^titioq et après des convul* -sions, dans la tête desquels j aï reconnu beaucoup de sang dans les vaisseaux du cerveau, ainsi que de l'eau, plus ou moins claire, entre ses membranes •ou dans ses ventricules. J'ajouterai que j'ai rap* porté uans* mon livre sur les Maladies du foie ( art. III, page i'i6 ) des exemples d'eofaos atteinti
*^u vice 8crp{ihuleux , qui sont morts après avoir •éprouvé des douleurs violentes à la tète et des convulsions .partielles ou générales : le crâne contenak |ilus PU inpips d'eaii.
Uue femme, âgée de trente ans, accoucha |>rémalurément. Lès lochies furent eu tr^s-petite quantité^ -son ventre resta si volumineux quVlle parut encore :grosse*, il prit un nouvel accToisseip.eQt ^ une soif^ inextingpible se nianife^t^ ^vec une <;ha1em: ^rûlant^ ijHns le ba^-vefitre^ )a malade y éprouvait des dou<* )eurs apiis les repas ; pfie strang^rie et autres ^yin-* {)0mes gr-ayei sui^iurent et ceti^ femi^i^ fnourpt. Q^ découvrir, par Touvieriure du corps ^ quil existaifï Vn grand sac dpnt les parpi^ étaieiH éppiisges .ç^ adhéraï>ntau|)frijÈoine j ik Vr^xériç^^ fi\ ^t^ re^st^fn» Qja ^oyaijt les vaî.sseaux de royair^e gaucl|[e dilatés ef. l|t trompe qui contenait quelques hydatides. Ce sac, i||dépen dam ment d^une grande quantité dV^ti, reoferwait encore une tuçoei^u* glanduleuse^ grosse çommcs hi poing; elle était ulcérée et en putréfacîtîjpn { formée ^Sjaos doute par Tovaire ). L'épipjo^pri, qui ét^it rofpul|S vers jla pairtie supérieure de rahdom^Uf' contep^t ^lusi^urs corps g}andji|ileux. On trouva en putfe un yer dans Viléum ( taenia à anneaux ) qui vivait plus d(e buît aunes de long. }jà malade en ^vait déjà repdu plusieurs parties. — Meh CiO', r^at.y 1. 1 ,,i5p^
Une jeuoefilje, qui avait ,éprovyé une violente do^^ leuràl'hypochondre droit, étimt morte » 012 reconnut, a l'ouverture de son corps, qtfil y avait dans le J>a^veutre une très-gjiande quantité dis^r/^sité^ quelea
s 24 13E l'hYDRCPISIÊ EN GINÉRAL.
reins éiaîênt d'un grand volume , ei un ver tcenia dans les intestins. ^— Gas^aud , Bauhin , Theat, anat,
X. Hydropisies pat des émétiques , des purgatifs a)iolens , par des poisons et par des boissons spi^ ritueuses.
Un enfant de onze ans , après avoir mangé quelques fruits , éprouve des voniissemena e; de vives dou- "■ leurs dans le bas-ventre ( tormîna ). La fièvre et la céphalalgie s]ur\'inrent : il tombe \e neuvième jour âans un sommeil léthargique et meurt bientôt. La calotte du crâne ayant été enlevée , op reconnut qu'il y avait autour de la moelle allongée et de la moelle épinière environ trois verres d'eâu. •— ï. Cow. Peyer 5 Exercit. AnaU med. de Gland, intest.
Une femme, après avoir pris de l'ellébore blanc ^ est atteinte d'un fréquent vomissement et enfin d'horribles convuhions : elle meurt. On otivre son corps , et Ton reconnaît que l'estoniac est plein d'eau et •qiie sa face interne est corrodée , les intestins distendus par de Vaif et le thorax plein d^eau. — Peyer , ibid.
* Un homme hydrocéphale quinquagénaire, habitué à la boisson e! menacé d'une goutte sereine , éprouvait depuis quelques mois une légère cardialgie à laquelle 'Succéda une céphalalgie atroce \ il devint entièrement av^eugle et périttrois semaines après d'une attaque d'a- 'poplexïc. On s'assura, par l'ouverture du corps , qu'il y
DE l'hYDROPISIE EN GENERAL.^ 3^5
avait de l'eau entre les membranes du cerveau , ainsi que dans les ventricules de cet organe et dans le canal vertébral. — Bon et.
Un tailleur, qui buttait beaucoup de vin , est saisi d'une aphonie^ et il meurt en deux jours. It y avait beaucoup d'eau sous la pie-mère*, la surface des fobes antérieurs du cerveau était couverte d'une matière sanieuse; il y avait un peu d'eau dans les ventricules cérébraux , et le. canal vertébral en était plein. — MoRGAGNi , epist, IV.
Un homme d'environ trente, ans se plaignait presque continuellement d'éprouver de la soif; il s'habitua, pour l'étancher, à boire fréquemment de Teau fraîche , avec plusieurs gouttes d'acide surfurîque , dont il augmenta la quantité progj'essivemen t. II maigrit, une toux sèche et' fréquente survînt ; il y eut des nausées , des vomîssemens; le ventre se tuméfia, avec œdématie des extrémités inférieures. Le malade mourut ; on ouvritson corps et Ton recoDnat que Tcstomac, les intestins, les grêles surtout, étaient généralement rétrécis et enflammés. On trouva daus le bas-ventre une énorme quanti lé d'eau rougCdtre;îl ypuavaitapssî une certaine quantité dans le péiicarde et dans les ventricules du ceryeau, mais d'un« couleur moin«. foncée. —3- Mélang. des^ Cur. nat.
Un homme meurt peu de temps après un copieux repas; on craint qu'il n'ait été empoisonné; on l'ouvre et l'on trouve rcstomac et les intestios très-gonflrs d'air; ils étaient rouges et enflammés surtout dans leur ÉLce interne. 11 y avait dans le bas-voplre une grande
quantité d'une eau rougeàtre ^11 y eh avait aussi dàtit* les .cavités pectorales , dans le péricarde mêihé et? dans les ventricules du cerv^aiu, — MéL des CuK de la nat*
Divers faits prouvent que Tfaydropisie est la suite* fréquente des gastrites et des entérites; elle est aussi très* souvent réunie à rinflammation du foie et quelquefois aux inflammations des autres viscère^, abdominaux , causée» par des causés externes ou internes.
Un honuné , peu dé temps après un Voyage qUlï avait fait pour boire des eaux minérales acidulés , fut atteint d'une apoplexie dont il mourut (i). Le crâne* ayant été ouvert , on trouva beaucoup d'eau entre lecerveau e| ses enveloppes ^ ainsi que dans les vehtri^ cules» -r- RoLF^NK , K ili, 6<î.
Selon Henri de Heers^ plusieurs vieilles personnes* qui avaient bu des eaux minérales froides^ sonê mortes d'apoplexre , et Ton a trouvé dé Tèau dajl^ le crâne. — L. III, 45o«^
(i) On tronvera dans Morgaf^i ^ db Sed. et Càia* morb, ^ 9ipisi* IF'y des observations sur des apoplexies pendant et après Pa-^ >agc desfpa&miuëralc&ydoiu on ne voit encore qpe trop d*exeiDples«.
XI. Hydr&pisies par des e^ntufhns et de viçlçfites compressions ^ par le froid et le ehaud*
Une fille àè sept ans se feît une contusion grave i 1ei tèt# par kl chiote dune ceFtaîne- hauteur; eMp tombe dans une soron^ence avec 4a âé^oAi pour les alimens et des vomissemens du peu qu'elle pren4» Cependant ie bas* ventre se tuméfie et en reconnaît «ne ebstruciioR du més^entère. Cette 6\\e est atteinte d^une afieclion cœlraque. Le velitre grossit de plus^ en plus^avee âuctuation! NNinifeste» L» jeune malade est réduite au marasme el périt le quatrième moi« ée sa chute. Le bas-^ventie ayant été ouvert on re-^ connut que le mésentère étaft squîrrheux et qu'tJ était engorgé d'une matière b]ànchàti>e^ comme crétacée^ avec beaucoup d'humeur laiteuse ^ oft de vrai ehj;W qui était stagnant dans le bas-ventre»^ — > ^cadL ray^ des Sciences médv •
Une femme de soixante ans reçoit une eontusiom -à la tête f Tecchymose qui en est la suite se dissipe en dix- huit jours^ La malade n'éprouvait aueunsym^ ptôme fieheux ^ seolemeat de la faiblessiv Deux jouv»^ après y sa mémoire est vaeitTante^ et elle dit dea ekosea sans aucune liai sou. Les forces s^afiaiblisseitt de plus en plus 9 quoiqu'elle prenne beaucoup d^alimens*. Los lonctions du cerveaa se détériorent de plus en plus y et cette femme meurt ati bout de deux mois. Les^enve.-loppes eharnues de la tète étaient imbibées d'eau^etla iobstattce corticale da cerveau C4»tenait une sérosité
528 1>E l'hYPROPISIK KN ÇÉN^RAb.::
trouble, ainsi que le reste du cerveau. — r LAMOTf»
Un soldai ^ blesse à la paitîe postér^ure de.la^ tète, se plaint d'éprouver un veriige , tombe ea paralysie el meurt. Sa lêie ayant été soumise à Tautopsic, ou .reconnut que le vemrîc.ule gauche du cerveau^ét^it rempli d*une eau trèsrlimpide e^ que l'autre Tenlricule était sain. — rScvi^T^T^^rmamenU chirurgie.
Un homme de trente -cinq, ans est atteint d'un erysîpèle à la face, après une contusion à la tèle^ une de SCS parotides se gonfla et durcit. Cette tupfieur dispar rut et reparut à plusieurs reprises. L'érysipèle se dissipa subitement, et la phrénésie qui survint précéda^ un sommeil léthargique et enfin la mort. On trouva une grande quantité d*eau entre Je crâne eijes méninges. Il yen avaitun peu dans la poitrine; les pou« mons paiaissaienl légèiement enflammés. Le cœuF contenait des concrétions polypcuses, et il y avait environ quatre livres d'eau dans le bdsrvenlre. — Deiuibr,' de Tumoribus.
Un homme de trente ans, après une chute de trè§f haut, éprouve une confusion à la léle et. reste privé deses sens. Il tombe dans le délire et meurt le troisième jour de sa chute. Onne découvrit aucune fracture au cràne^el où trouva plusieurs onces d'eau entre les méninges : cependant le cerveau était dans Téta t naturel. — Ohs» de LiEUTAUD ^ Uist, anal. med. , lib. III,obs. 356.
Un jeune homme, qui avait été ln'pan<J par rapport a des accidentf graves api;èâ une chute sus iaiàte^
BB L'flXi>i\op?sip .EN .général; 5:?9
mourut , le «kodemain de l'opération. On reconnu! que la dure*mère était blanchâtre autour de Torifice formé par le trépan. Le cerveau était en putréfaction, et il y avait dans les ventricules une grande quantité d'une sérosité sanguinolente. J'ai inséré cette observation , qui m'est propre , dans V'Hist. anaU inéd. de LiEUTAUD, part. III, obs. 2.
Un homme âgé fait une chuté, il a une paralysie du côté droit, et ne parle qu'en balbutiant^ il périt le vingt-unième jour après avoir éprouvé une trèsforte difficulté de respirer. On trouva le poumon droit atteint d'ujie inflammation ; il s'écoula de dessous la dure-mère de l'eau limpide , «t il y en avait aussi dans le ventricule droit. On observa à la base du cerveau une cavité ulcérée qui contenait une* humeur érugineuse. — - Valsalva, Jib. III , i38.
Un jeune homme de quatorze ans fait une âhute de haut; une fièvre survient^ il se plaint d'une douleur à la têîe. Le malade devient stnpiJe; il parait dans l'état d'un ivrogne; il perd la parole, ses yeux sont couverts parles paupières, et il éprouve lin giincernent de dents jusqu'à sa mort. On reconnut^ par l'ouverture du corps , qu'il y avait dans le ventricule droit du cerveau une livre de sérosité. — Chif-
TLET.
Une fille de vingt ans , après une chute de trçsliaut, est saisie d'unc^<?i're avec des rfo/i/cur.? dans la région âesi lombes j elle se plaint d'une sensation gravatîve dans le bas -ventre, d'un vomissoincut violent : les évacuations alvines sont tantôt ver-
dàtrps et laniôt tioîiâtifs; euûn la maUilie feimitl des ptognès , de» faiblesses mortelles sur ^nnentf cl elle tîirnrt. Le l>9S-v<*iitre conienaii environ huit livre^i (leianfe, et les intestins étavent a dbéren 5 entreen v movrnnnnt une sub&tatice ëpaisscr^l vis^etise. -^
Un jeune homme de s<*îze ans , '^tanl chargé d'iia fardeaiiVï'nsidcr.iblo, fait une chute sut Thypochondre droit ; H éjMOiivr vne grande diffici^itë de respîr«ff el une intume.fcenoa du b«s-v«nlre. B reste longtemps dans un misicable élat j. allant d'une tyn»paniie considérable, lorsqu'on appela des- secours^ Ce makde succomba* Son corps ayant été ouvert ^ ou reconnut une grande quantité dV^au sanguino-^ lente extravasée dans le bas- ventre; &9k ne put dé* couvrir cepeWanl aucune ouverture dans les vaia»seanx sanguins; le foie éiaît d*un énorme volume et très- dur ; la vcsicule du fiel contenaû plus éequatre r nces de bile, qui était glmineuse et irèrfnoire ; la rate était grosse et avait plusde consistance que danslVtal naturel; l'estomac était très adhéi*eTil au foie. —Halle a, Disput. ad uiofb* hi^,^ x. III^. pag. 559. .
Un homme de trente-six an* , d*!m tempéramf»iit sanguin, fait une ehule de très-haut; l'épine dorsalecon\mence par se courber^et une bosse fa il peu à pe» des progrès 1 cependant les extrémités inférieures maigrissent et épiouvcRt une rétraction^ avec une très» forte douleur; les urines coulent avec peine et souk sanguinolentes y une toux fréc^ucute sumem ave© «»-
l^nttTon di^ {)tis; les éxtrémitéâ itiférîeures et le scyo<» tum se tQDiéfiéfrt *, rexpùition se supprime ; enfià la diarrhée qui lui succède devance ta mort» Les deux «avTtës de la poitriue étaient pleines d'une eau jau^ iiAtre ; les pouaki^s étaient tubercuteux et ulcérés. »^ Baàdek, Obs.medîc.
Une paysanne, nn an après avoir éprouvé aiié /brte percussion vers le pubjs, par un coiip de pied de vache , éprouva un gouflekHetit de rabdoUFi^n tel qn^elle s^e crut grosse ; mai^ cette tnalheureuse j^éritf le onzième mois de cette prételidue grossesse ^ de faiblesse et de marasme. On trouva dans le basventre trois livres d'une humeur féiide ; le volume de ta vessie était considérablement augmènl^ par nti abcès contenant beaucoup de pus, lequel était interposé entre les parois de la vessie , dont la lame interne était saine» — HelWigins , lib. I , obs.
Un vieillard fut détenu dans son lit par une fracture an fémur pendant trois mois , avec Une légère fièvre, mais opiniâtre. On le trouva sans jpouls, sans cependant paraître plus mal ; enfin il meurt peu de temps après. Le cerveau était irès-dur, quoique entouré d'eau et en contenant beaucoup dans ses ventricules. MOKGAGWI , LlETJTAUU^ , III y ^S^.
J'ai èonseiîlé la saignée à deux de mes malades ^ après Une fracture des extrémités inférieures qui paraissait bien réduite; maïs il y avait une fièvre assez forte et des signes non équivoques de pléthore. La sa!<K {^ée ne fut pas faite. Le malade étant mort , on recon-.
352 DE l'hYDROPISIE en GENÉRixJ
nut qu'il y avait de l'eau et du sang dans le cerveatfc^ Un soldat fuyard ^âgé de vingt-qualre ans , maigre^ péril de/roiV/dans les champs. Le cœur contenait un sang très-fluide; il y avait beaucoup d'eau sous la dure- mère -, les ventricules du çayyeau en étaient pleins, et la glande piluitaire contenait une mucosi' lé gélatineuse jaunâtre. — Bonet , Sepulchret, anaU Une jeune fille, après un très-grand refroidisse^ ment , éprouve de la chaleur dans tout le corps; elle est saisie d^ une Jlès^re continue ^ qui avî\it tous les jours plusieurs exacerbations. Une toux survient avec un assoupissement léthargique et un obscur-cissement de la vue. L'affection catarrhaJje parait afiecter plus particulièrement la poitrine^ la déglu'lilîon devient difficile^ et en peu d'hçures la jeune malade meurt. Le crâne ayant été ouvert, on trouva huit onces d'eau vers le corps calleux : les poumons étaient dans un.état d'inflammation et de suppurationu — BoKET, 1. Illy obs. 369.
Indépendamment des observations que nons venons de rapporter sur des bydropisies survenues après des chutes, des contusions , des cool» pressions en diverses parties du corps, il en est un grand nombre d'autres dont nous ne pcn rions, pas ^ en ayant établi une longue série a la fin démon ouvrage sur les Maladies du foie ( article xxii , p. Sg ) y auquel nous renvoyons. On y verra que de pareilles causes , soit qu'en agissant violemment sur le crâne elles aient causé une hydrocéphale • soit qu'en afTeclanl directement la poitrine et le basvenlre , elles
y aient déterminé l'hydrothorax , J'ascîte, ou enfin iqiie Tune de ces hydropfeîes soit survenue par l'effet de quelque métastase ou contre-coup qui ait porté sur des parties éloignées de celle qui avait été immédiatement atrectée, comme cela arrive très-souvent de la tête sur lé foie surtout ; on verra , dis- je , que toutes ces causes ont pu déterminer ITiydropisie. On sera de même conyaincu , si on lit les observations dont j^ai ibrmé un si long article dans l'ouvrage que je viens de iîîter, que je ne devais point entrer ici dans d'autres détails.
XII. Hjdropisies qui surviennent pendant ou après de longues maladies, et pai quelques autres causes d' éfjuisement.
Notre grand Baillou cite plusieurs exemples d'bydfopisie jsurvenue à la suite de longues maladies et dont quiilqucs'fins avec ouverture de corps ^ il ne maaque pas, selon son usage, d'étayer son opinion ^ur celle des anciens médecius-praticiens^ dont il connaissait si bien Ick» utiles remarques , particulièrement celles àJ Hippocratc^ qui dit : Hydropem succe* . dere morbis longis, — Baillou, Con^il. XXIX. Les auteurs contiennent un grand nombre d'obser^ valions particulières qui confirment celte fàcUeuse . terminaison des longues maladies.
Dans le cadavre d'un bomme qui éiaît mort d'une
- longue maladie^ et dont le bas- ventre avait prii upe
grande intumescence, on trouva une immense quau^i
554 ÎÎE LJiYPROPlSIE KN OÉNEKAt^
tité de pus ^ les poumoD$ de Tun et Tautre côté on étaient pleins^ mais il n^y avait aucune altéraiioa remarquable dans les viscères mêmes du bas-ventre» quoiqu'ils fussent inondib de pus. — PjLj)Li^Ea«
On pourrait rapporter à la suit^ de cette fausse ascite un grand nombre de faits rçlatife a^K épaoçlier mens d'eau et de pus dans le bas-venu^, qui ont eu lieu après des fièvres lentes , suite des inflammations obscures^ aniourd'hui appelées fatentes^'^^ Voyez LiEtJTAUD, HisU anal, med, , lib. I , p^g. 4^9>
Une vieille femme caiJiectique et sujette à des dé^ Jaillances mouiiit tout d'un coup. Le péricarde «tait plein d'une eau sanieuse \ sa face interne oârait plusieurs marques d'érosion, ainsi que la face externe du cœur. — Liectàud , Ilist* aiiat. med. , lib» il, 683-
Un homme d'un moyeii âge éprouve de la difficulté de respirer, des anxiétés et Une toux sèche^ des lipothymips fréquentes sans cause manifeste sur- Tiénnent; le malade tombe enfin dans ie marasme et meurt: Indcpeitdamment d'une quantité d'eau qu^on trouva dans les cavités de la poitrine, Ton vit que le péricarde en contenait une très-grande quantité. — LiEUTAtjn , ibid. , 648.
Madame la marquise de Janson^ d'une constita* lion faible , délicate , pblegmatiqué , vivant de trèspeu dMimens, était cependant parvenue à un âge avancé, quoique dans une extrême débilité, lorsqu'elle «'aperçut qu'elle avait les pieds et le b^s
tflÇ L^nYDROPISlî: 1RTS GENÉflAT., 535
ides jumbes un peu enflés. Elle consulta M, Ma^ rigaéy sou médecin , qui lui conseilla des diurétiques réuois à quelques toniques , mais sans succès. A Fœdématie succéda la leucophlegmatie, et à celle ci va commencement d'ascite. Appelé en consultation , |e conseillai de réunir aux diurétiques dont elle usait| tels que la décoction des, cinq racines apéiiives, avec la terre foliée de tartre et Toxymel sçilliiique , Tusage des sucs de cerfeuil, de cresson de fontaine , de beccabunga , avec addition d'une once ^ sur quatre de ces sucs, de vin de Madère sciltiiiquc pour une dose. Ce remède parut produire quelque heureux effet en augmentant le cours des urin.es ; mais ce ne fut que pour peu de jours. L'ascite se confirma \ des piqûres aux malléoles furent Don^euiementintip* tiles, mais de plus amenèrent la grangrène, qui fil Jiientôt périr la malade. Je ne doute pas qu'il ne ià\\\e rapporter cette hydropisie à la débilité et au {>eu d'action des organes çt de la circulation princi« paiement*
Un potier de terre de la rue Mazarine, âgé d^ plus de soixante ans, d'une constitution délicate, d'ua tempérament lymphatique^ éprouvait des faiblesses fréquentes et perdait peu à peu non-seMleinent son appétence pour les alimen^ , mais encore ses forces digestives. Le chirurgien Fahas lui prescrivit àQs anli-scorbutiques , de meilleurs alimens et de bon vin, surtout de s'éloigti«r de sa boutique^ qui é<aîc humide et dans l'un des quartiers de Paris qui , d'après le rapport de Tenon ^ était alors le plus malsain.
S36 ift l'hydropisiE ex GÉNïkAîy.
La maladie cependant fait des progrès; une leucophlegm.atie complète sVtablît, des faiblesses et même des syncopés surviennent avec de la diflSculté de respirer. Je vis ce malade au moment où il cessa de vivre. Je comprends cetle observation parkni les liydropisies par faiblesse 5 ces hydropîsîes se manifestent tantôt après des maladies qu'on croyait heureusement terminées et qui ne ' Fêtaient pas , tantôt pour avoir habité des lieux marécageux , pour avoir mené une vie trop sédentaire , par rèjBfet de Tàge sur les organes de la circulation ,' ce qui fait que beaucoup de vieillards ont les extrémités (œdémateuses ou même qu'ils meurent liydropiques, quelquefois après avoir long-temps vécu d^hs cette espèce de cachexie contre laquelle les anti-scorbutiques peuvent être utilement prescrits. Aussi quel mal ne fait-on pas à ces vieillards lorsqu'on abuse des bandes trop serrées, des bas de peau trop étroits (i)î En effet, ces bandages , s'ils sont nécessaires, doivent être seulement contentijs et non compressifs, car alors ils augmentent la cause du mal, et souvent déterminent les eaux à s'épancher dans les cavités du corps.
Une femme , attachée à la maison de l'ambassadeur d'Autriche, d'une forte constitution, ayant un gros
(1) J^en ai obserre plusieurs fois de très-fâclieux effets. Je crains beaucoup que 5. A. H, le pripce de Coude tk* ùit été la victime d*nac aussi faueste me'ihode , contre laquelle je me suis bicu recrié lorsque j^ai clé appelé pour lui donner des soins«
DE L HYDROPISIE El?r GENERAL» 557
ventre,. comme si elle eut été atteinte d^une pliysco-* nîe, d'ailleurs pas très-grasse, parvint jusqu'à Tâge de soixante-dix à douze ans dans une bonne santé; mais k cette époque ello éprouva une faiblesse dans ses digestions , qui la força de diminuer la quantité de ses alimens et de n'user que de ceux qu'elle di* gérait le mieux. Elle niaigrit considérablement; des insomnies survinrent avec de la chaleur à la tète 4 une fébricule nocturne s'établit. Divers remèdes lu* rént inutilement prescrits par M. Ernon , médecin de l'ambassadeur d'Autriche. Nonobstant leur usage, uneœdémàtie des pieds survint le soir, le visage se bouffit le matin , une leucophlcgmatie succéda , les urines diminuèrent , la respiration, qui jus'Tu'ici avait été facile, devint pénible, le bas «ventre prit une nou« velle intumescence 5 enfin on crut y découvrir une fluctuation, qui, en peu de temps, ne laissa aucun doute sur son existence. Des diurétiques et des purgatifs divers furent prescrits sans succès , les urines étant toujours rares , rouges et sédimen« teuses. Des incisions aux jambes, dans la région des malléoles , furent faites et fournirent une abondante quantité d'eau , mais sans aucun avantage ; il se manifesta des faiblesses , des syncopes même et la maladq mourut. On reconnut qu'il y avait de l'eau dans le tissu cellulaire du tronc et des extrémités; il y en avait aussi dans la tèie, dans la moelle épîniére , dans les cavités pectorales , dans celle du basventre, ainsi que dans les organes qui y étaient contenus, mais géoéralement en très-petite quantité. Il
338 DE l'hYDROPISIE Ere G^NERAt^.
paraissait y avoir uae imbibition générale aquetise ^^ avec relâchement et infiltration des solides.