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Or, comme malgré les violences de ce langage, malgré l'intimidation religieuse, malgré les menaces de châtiments adressées à ceux qui persisteraient à rester attachés à la foi politique du chef du Gouvernement de Sa Majesté, plus des deux tiers de la population catholique du Canada, se rangèrent sous la bannière de l’honorable M. Laurier, il s'ensuit que la paix et l'harmonie sont troublées, que la situation est devenue tendue et difficile et que des milliers d'âmes de catholiques sont contristées d’être ainsi violemment rejetées de l'Eglise par leurs pasteurs. Le clergé, au lieu de désarmer, persiste dans ses efforts, étouffe la libre discussion de certaines questions d'ordre public, interdit la lecture du journal politique « L'Electeur » l’un des organes du Gouvernement de Sa Majesté, dans la province de Québec, en fait un autodafé en place publique, dans le diocèse de Chicoutimi baillonne d’autres journaux politiques par des menaces, exige de la Congrégation de la Sainte Inquisition Romaine la condamnation d’un livre de l’ historien L, O, David, « veritas odium parit », ete.
Mais je m'arrête, car je ne sais plus si l'on peut tenir, aujourd'hui, dans la province de Québec, le même langage que j'ai teuu à Rome, sans m'exposer personnellement, ainsi que votre jourual, à des censures ecclésiastiques.
Ce qu’on doit penser du « Pape Rouge »
le Cardinal Ledochowski.
Q.— À qui avez-vous fait des repésentations, à Rome? Comment avez-vous procédé ?
R. — D'abord, à la Congrégation de la Propagande, mais je coustatai dès mon arrivée que le siége du Cardinal Préfet de cette Congrégation, dont nous relevons comme simple pays de mission,
avait été fait avec succès par les cinq évêques qui se succédèrent dans là Ville Eternelle, depuis les élections générales du 28 juin Jusqu'à mon arrivée, le 12 octobre, J'eus l'honneur d'être reçu en audience par le Cardinal Préfet, huit ou dix fois, mais le « Pape Rouge » comme on appelle à Rome le puissant Président de cette
gation embrassant tous les pay., en dehors de l'Europe, avait
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tellement ajouté foi aux représentations des évêques de la province ecclésiastique de Québec et du Manitoba, que je ne fus pas peu surpris d'entendre, lors de ma première audience, le cardinal Ledochowski me dire avec un grand sérieux: « Pourquoi ce M. Laurier que vous représentez comme catholique refuse-t-il d'ohéir à « l'ordre de la Reine », sommandant de rétablir immédiatement les écoles séparées dans le Manitoba telles qu'elles existaient avant 1890 « quand un bon protestant comme M. Tupper « se déclare prêt à le faire si on lui confie de nouveau le pouvoir » (textuel).
Son Eminence le cardinal Ledochowski est âgé de 76 ans. Ancien archevêque üe Posen, le Cardinal Préfet est célèbre par ses démêlés avec Bismarck qui, lors des lois du « Kulturkampt », le fit tout bonnement emprisonner pendant deux ans. Ce souvenir, très glorieux, est souvent invoqué par le cardinal intransiceant, Son Eminence sera certaimement désappointée si M. Laurier ne fait pas bientot emprisonner les six évêques qui ont juré sa ruine politique. Il est vrai que je représentai à Son Eminence que Bismarck persécutait les catholiques allemands et jes punissaient dans la personne (le leur archevêque, tandis qu’en Canada ce sont les évêques qui combattent M. Laurier, pour le punir d'entraîner les catholiques à sa suite,
Le cardinal Ledochowski s’est identifié avec la cause des écoles du Manitoba depuis 1898,
Mgr Gravel, évêque de Nicolet, nous a appris dans la correspondance que Sa Grandeur publia, il y à deux ans, qu'elle avait réussi à engager en 1894, le cardinal Ledochowski à écrire à Son Eminence le cardinal Vaughan priant l'archevêque de Westminster d'employer son influence auprès des Lords du comité judiciaire du Conseil Privé, afin de les induire à rendre un Jugement favorable à la minorité catholique de Manitoba,
Le 29 janvier 1805, les Lords du Conseil Privé rendirent enfin, après l'adinirable plaidoirie de l'honorable Edward Blake, ce fameux jugement que les fortes têtes de l'Eglise et de l'Etat interprètent si différemment, Néanmoins le cardinal est intimement convaincu que C'est grace à son intervention que‘ la Reine a donné l'ordre * de rétablir immédiatement les écoles séparées telles qu'elles existaient avant 1800,
Q.— 5. E. le Cardinal Préfet croit-il toujours à l'efficacité de son intervention et ses idées sont-elles restées les mêmes, après vous avoir entendu ?
R. — Ni les conclusions de M. Ewart, ni la magistrale consultation de l'honorable M. Edward Blake, les deux avocats au dossier de la minorité catholique, devant le Conseil Privé, ni le texte même du Jugement, n’ont pu le faire changer d'idée = Son Eminence le cardinal Ledochowski, est agé de 76 ans - d'autant plus que la Propagande, nous à assuré Mor Ciasca, son secrétaire général, a été informée par les évêques de Québec que M. Laurier était un franc-maçon de l'espèce la plus dangereuse et que c'était œuvre méritoire de le combattre par tous les moyens que l'Eglise a à sa disposition (textuel).
Q. — Vous n'avez done pas réussi devant la Congrégation de la Propagande?
R. — Le cardinal Ledochowski m'avoua franchement après deux grands mois d’entrevues, de mémoires et de débats, qu'il se croyait obligé de s'en rapporter à la sagesse et à la prudence des évêques du Canada, quant à la partie religieuse de la question, vu qu'ils étaient sur les lieux pour se renseigner, mais que la question étant ‘ d'ordre politique autant que d'ordre religieux ”, Son Eminence me conseilla instamment de porter la cause devant le tribunal Souverain du Saint-Père représenté par Son Eminence le cardinal Rampolla, ministre secrétaire d'Etat de Sa Suinteté, Le cardinal Ledochowski promit même de nous aider devant ce nouveau tribunal
M. Drolet s’accrédite lui même et s'impose au Cardinal Rampolla.
Q. — Comment avez-vous été reçu par le cardinal Rampolla t
R,— En tant qu'ancien zouave Pontifical, faisant en conséquence partie de la famille Pontificale, je n'ai qu'à me louer de l'accueil que m'a fait le puissant ministre de Sa Saintété, mais en tant que délégué d'un groupe, n'ayant aucune qualité oflicielle, ce n'est pas sans difficulté que j'ai réussi à “ im'accréditer moi-même ”, La Secrétairerie d'Etat du Vatican est peut-ôtre la chancellerie la plus à cheval sur l'étiquette, de toutes les chancelleries européennes, [1
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faut montrer patte blanche et être muni de lettres de créance bien en règle, avant d’être admis à traiter officiellement d’affaires politiques avec le cardinal Secrétaire d'Etat. Il n’en est pas de même devant les autres Congrégations Romaines qui s'occupent plus particulièrement de questions religieuses, de doctrine ou de discipline. Enfin, j'ai pleinement réussi à transporter ma ‘“ cause ” de la Propagande à la Secrétairerie d'Etat, et à produire mes factums, mes mémoires, qui sont maintenant soumis à une Commission de Cardinaux nommés par le Saint-Père lui même. Le cardinal Ledochowski et plus tard le cardinal Rampolla, m'avaient offert de me faire recevoir en audience privée par le Saint-Père pour exposer directement à S.S. les griefs du groupe de catholiques que je représentais. J'acceptai cette offre d'audience, mais remettant à plus tard ce grand honneur, voulant d’abord convaincre ‘ Leurs Eminences elles-mêmes ”, afin qu'elles appuyassent ma démarche auprès du Pape. Je craignais en rencontrant Léon XII! ce grand Pape de 87 ans, sans préparation, sans appui, de n'avoir pas le temps, dans une audience d’une demiheure, d'exposer à $.S. ma cause, toute ‘“ ma cause ”. de dissiper la mauvaise impression que je n'aurais pas manqué de faire, “ a priori ”, en portant des accusations contre l’épiscopat et le clergé Canadien, au nom d'un parti politique, banni, conspué, calomnié et dénoncé à l'avance à Rome, comme le parti de la révolte, des mauvais principes, de la franc-maçonnerie, quoi!
Les plaintes du groupe inconnu.
Q. — Pouvez-vous nous dire en quoi consistent les plaintes que vous avez portées et contre qui elles sont dirigées?
R. — Le groupe d'hommes publics que je représentais se plaint particulièrement de l'ingérence indue de six Evêques, des violences, de l'intimidation religieuse, des menaces de châtiments futurs de plus de deux cents curés, qui non seulement déclarent que c'était péché mortel de voter pour un candidat appartenant au parti libéral, mais refusèrent l'absolution à leurs paroissiens qui déclaraient ne pouvoir en conscience « regretter » leurs votes et refusaient de s'engager à voter pour un candidat conservateur aux élections futures.
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Les curés des diocèses de Chicoutimi, de Québec, des Trois-Rivières, de Nicolet et de Rimouski, se sont particulièrement distingués, par leur violence. Les uns refusant l'absolution à leurs paroissiens, refusant ensuite la sainte Communion à ces paroïssiens absous par des prêtres habitant les paroisses voisines, en déclarant, par exemple, comme Mer. Bossé, curé de Caplan, que l'absolution donnée par un prêtre partisan de la politique de M. Laurier était nulle et qu'il fallait recommencer sa confession: d’autres ubolissant les confréries du Tiers Ordre de St-François dans leurs paroisses, atin de punir leurs paroissiens libéraux; d'autres refusant de célébrer les messes demandées par les libéraux: d'autres, comme le curé de St-Luzare (Bellechasse), menaçant d’arracher les extraits de baptéme des régistres de l'Etat civil des libéraux renégats qui avaient voté pour cet infame Laurier (sic); d'autres, comme le curé des Eboulements, déclarant que leurs paroissiens, partisans de M.Chs. Angers, qui s'approcheraient de la Sainte Table sans regretter leurs votes en faveur de ce cribleur d'évêques, commettraient des sacrilèges: d'autres, comme le curé de St-Pierre de l'Ile d'Orléans, invoquant les châtiments de Dieu sur sa paroisse; d'autres disant que Monsieur Laurier était protestant, vendu aux Juifs: d'autres, comme le curé Dufresne, de St-Joseph de PAlma, accusant M. Laurier de ne pas faire baptiser ses enfants, ete.
Le Cardinal Jacobini s’indigne.
Q.— Comment ces plaintes ont-elles été reçues à Rome?
R. — Je n'oublierai jamais la sainte indignation qui s'empara de So Eminence le cardinal Jacobin lorsque je lui fis connaître, avec preuves à l'appui, quelques uns des actes de certains membres du clergé canadien, « Les malheureux! s'écria le pieux et savant cardinal, mais ils ont done oublié que Notre Seioneur Jésus-Christ a versé tout son sang sur la croix pour racheter une seule de ces ümes! » (textuel),
Et, cependant, la population de la province de Québec est col tainement la plus religieuse de à terre, Qui a vu la procession du Saint-Sacrement dans les rues de Québec, de Montréal, où dans
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n'importe quelle paroisse de la province, le jour de la Fôte-Dieu, peut faire le tour du globe et jamais, nulle part, il ne trouvera autant de foi, autant de piété que dans nos religieuses populations canadiennes-françaises. Et c'est cette population que l'on veut attacher au char du bon protestant Tupper, en dénigrant, en calomniant M. Laurier, en répandant, à Rome, dans les Congrégations, jusque dans l’antichambre du Pape, au Vatican, que M. Laurier est francmaçon,
Le franc-maçon Laurier, selon M. Drolet.
Q. — Comment, on a dit, à Rome, que M. Laurier était franemaçon ?
R. — Oui. Vous savez que larme favorite de certaines personnes est la calomnie, Parmi les calomnies, il y en à deux, très employées, qui ne ratent jamais leur effet : on insinue à l'oreille, sous le sceau: du plus grand secret, que Monsieur un tel a des mœurs inavou: bles, où qu'il est frane-macon. On ajoute: « Surtout, ne dites pas que e’est moi, ne mentionnez pas mon nom, si vous croyez utile, dans Pintérêt des âmes, d'en faire part à vos amis ». ete, Et voilà; ce n'est pas plus malin que cela; huit jours après tout Rome le sait. C'est ainsi que l'un des trois évêques qui étaient à Rome au mois de novembre dernier, « eru faire acte de bon chrétien, en confant à tous ceux qu'il put approcher, que « le Canada était bien affligé, d'avoir à sa tôte un homme aussi méprisable, aussi dancereux que ME Laurier, qui n'avait de catholique que le nom, mais qui était un franc-maçon de l'espèce la plus redoutable pour l'Église », ete, Vous n'ignorez pas qu'à Rome, on tue un homme sûrement, en l'aceusant d'appartenir à ja lranc-maçonnerie, Or, un jour, cet évêque ayant obtenu du Saint-Pore une audience de congé, attendait dans
Pantichambre l'honneur d'être appelé par le Camérier secret de service, pour être admis en présence de Léon XIIL Un autre prélat lat alors introduit dans cette antichamnbre, un archevêèque qui m'honore de son amitié, Mur N.... sachant que ce prélat, qui sera fait cardinal au prochain consistoire de Pâques, assure-t-on, est un grand admirateur de M, Laurier, se fit présenter à cet archevêque et s'em-
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eu, pressa de lui dire: « Monseigneur, je sais combien vous portez Ta d'interêt au Canada; mais vous iynorez, sans doute, que nous avons 18 le malheur d'avoir, en ce moment, pour chef du Gouvernement, tit- un nommé Laurier qui est un mauvais catholique, un libéral de la int pire espèce et affilié à la franc-maçonnerie la plus dangereuse », 6 (Textuel). Le discours de l'évêque canadien fut interrompu par le 16e Camérier secret, Cet évêque, dont c'était le tour d'audience, courut
se jeter aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ. Une heure après, l'archevêque, encore sous le coup de l'indignation, vint me rendre visite à l'hôtel du Quirinal, et me raconta avec quelles armes les adversaires de la politique de M. Laurier cherchaient à le ruiner ve auprès des autorités Pontificules.
Hi M. Leurier fournit des armes à sou envoyé » non accrédité.
Q. — M. Laurier connaît-il ces faits ?
AS R.— Oui, Après en avoir obtenu l'autorisation de cet archele, vêque, j'écrivis à Fhon, M. Laurier, Je l'invitais à prendre les meà; sures nécessaires, afin de se protéger contre la déioyauté de cos le procédés et de ces attaques, propres à préjuger forcement contre son si Gouvernement, des prélats romains, même des cardinaux. À Q. — Savez-vous comment M. Laurier rencontra 80: acue eh sateur 4 ie R. — M, Laurier me répondit: voici sa lettre ; elle est marquée ui « personnelle », comme vous voyez, mais, dans les circonstances, je Le, considere qu'elle appartient à l'histoire et je prends sur moi de ell vous la communiquer, afin que le Canada, Rome, ses admirateurs 16 comme ses détracteurs, apprennent à connaitre tout ce qu'il y a ns de grandeur d'âme, de foi, d'humilité chrétienne, de charité, dans ii le caractère de Wilfrid Laurier, C'est la réponse la plus formelle al à Mgr, Laflèche, qui, le 5 juin 1896, disait à Ste-Anne: « Laurier De n'est ni catholique, ni chrétien en principe; Laurier est un libéral uit de l'école de France et d'Italie, allié aux sociétés rationalistes:; id c'est un renégat ot voter pour un candidat qui le supporte est une n-
faute grave »,
Quoique M. Laurier ait déclaré dans tous ses discours, depuis son entrée dans la vie publique, qu'il répudiait les principes des écoles libérales de France et 4’ Italie, quoiqu'il ait défendu le bu? d'indemnité des Jésuites, au Parlement fédéral, quoiqu'il n'ait jamais perdu une occasion, dans les assemblées composées de protestants anglais, d'afirmer hautement sa foi catholique, on persiste en certains lieux, à lui fermer la porte de l'Eglise, comme si l’on craionait qu'il n'y tint trop de place.
Voici sa lettre, dont je vous permets de prendre copie, pour l'édification des compatriotes de M. Laurier:
« Personnelle,
« Ottawa, 15 décemire 1°06.
« Mon cher Drolet,
«J'ai reçu tes deux dernières lettres, — Merci,
«Le reglement que nous avons obtenu du gouvernement du Manitoba satisfait tous les hommes sensés du Canada, mais le clergé de la province de Québec ne nous pardonne pas ce qu'il appelle son échec de l'été dernier. Il veut à tout prix prendre sa revanche et à moins qu: le Saint-Siège n'intervienne à temps, nous sommes menacés d'une guerre religieuse dont les conséquences m'effraient moi-même. Nous ne pouvons cependant pas reculer: certains membres du clergé sont aveugles, car si leur manière de voir devait prévaloir, nous n'aurions pas seulement une guerre relivieuse, parmi nous, mais des milliers et des milliers d'excellents catholiques seraient portés à tenir la religion responsables des excès et des fautes de ses ministres. Il faut à tout prix éviter cela. X... me disait hier: « Si Drolet pouvait arriver jusqu'au Pape et crier à « Léon XII, comme le cardinal Lavigerte lui cria un jour: “ Saint- « Père, on vous trompe ”, et ayant ainsi capté lattention du Souverain Pontife, si Drolet pouvait lui exposer la situation politique « du Canada, nous savons que Léon X[IIE ne serait pas lent à la comprendre et nous croyons aussi qu'il y aurait bien vite mis
« ordre »
«J'ai lu avec chagrin les propos que Mgr N.. tient sur mon compte, jusque duns le palais du Vatican, J'en reste étonné, bien
que je m'attende à tonte espèce d'attaques. Cependant, je n'aurais jamais cru qu’il y avait tant de fiel dans le cœur d'un certain monde. Mon cher Drolet, tu me connais depuis bientôt quarante ans; tu sais que je n'ai jamais fait parade de mes convictions religieuses, mais qu'elles existent; je mo rends compte aujourd'hui, combien elles ont d'empire sur moi, quand je constate qu'elles ne sont pas ébranlées par les attaques de ceux qui ont pourtant la mission de prêcher la charité chrétienne.
« Quoiqu'il en soit, « il faut marcher droit son chemin ». C’est ta devise d’ancien zouave pontifical, c'est la mienne aujourd'hui. IT faut marcher droit son chemin. Je vois clairement et nettement le but à atteindre. Je ne sais pas cependant si nous pourrons atteindre ce but, mais je suis toutefois plein de courage et d’espérance.
« Chose singulière, ces violences, cette ignorance des choses de notre pays, cette guerre à laquelle nous allons être exposés, loin de m'éloigner de l'Eglise, m'en rapprochent.
«Je sens combien la religion est supérieure à tout ce qui se fait souvent au nom de la religion.
« Bien à toi,