‹ Observations sur la Pologne et les PolonaisChapitre 4 sur 11 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

PRECIS DE l'histoire DE LA POLOGNE,

jusqu'en l8f2.

D'après l'opinion généralement reçue , on doit faire remonter le commencement de l'Histoire de Pologne au sixième siècle de l'ère çhrétienpe. .— Lech, premier duc, ^e transporta, avec iine colonie de Slaves, sur les bords de la Yistule , et bâtit en $5o la ville de Gnesne.

Il me paraît inutile de faire l'énumératioa de ses successeurs dans les trois premiers siècles de l'histoire de Pologne , et de m'arréter sur des faits aussi peu intéressapsy qu'inçer|;ains.

Je me bornerai à faire mention de Cracus, qui , à ce qu'on prétend , fonda la ville de Cracoyie vers Taû 700 de Fèpe chrétienne , et à observer que depuis 55o jusqu'à 84^ 9 le gouvernement 9 qui avait été, d'abord entre les mains d'un duc, passa trois fois entre celles de douze palatins. — Chaque fois que la nation était fatiguée des troubles de l'anarchie et des giieft*es $iîrUies,.ë^Ue avait irecèuri» à«i pouvoir sotiVét^aiHi d'tiii ^ëùf^chef;

' Ëâ 84ti , Uh i^imple chóyén de la Ville de Ktuswitza Ibt choisi' iduc ; il se noiùmàit PtOst, èV devint chef d*drie dynastie qui' g^u^i^na la* Pologùe pendant cinq cetttë ans.

Forcé de renoncer à la* culture ae'iès chàïtaps et à la silihplictté dé iés habitùldes peur remplir lès Vèeuit de éià liiûoû , il s^acqtlitta glokieusemênt des ôbligatioDS qu'on lui avait imposes. Ses succeSseurls établi^ rent une discipline militaire qui avait été'

iusqu'alors- raécôiiâUe ; reprirent aux Hon»

gSQis^ aiix Wéravest et aux Brasmeps lesi provîntes ' qu'ils avaient' entahies; sereQ'ferolèretnf ^^dans) kis anciennes lii»ite$ 4e. la Polognif, «t ad^ptèren^l le principe i de ne pab les étendre par de nouvelles .coii<[uete84

MiécislaSy son guatrièmè desoeindant ?ét successeur , embrassa la religion chrétienne ^6^96$^ 9i 'et; son exemple fut suivi d'tfne g;rande partie • âe la nation. ; ..;'*'

Son êk BolëslaS) stanwmfnélClmobryi (i) lu$v^fccéda, et )ackei?^riO(^v^Q>df»J)a éonterr sîdn desPelohais. -^ L-empèi'euf' Othón Di, èpàppé'. du dâbatriMrillaaaft de ^ce pràtce^^eheì^t^ cha à. : lé coiinastre persbnnellement , lui donna (]plour)é{)oiise;> sa' mèisei[Ilixa yA\ïi fit prendre; le titré de roi > et e^cempita de tout tribut . envers ' rempiré les pstfs situés: au-5

^i) Ce qui veut' all'è -en langue &lave valeutei^v, \

( 10) delà de l'Oder, dont Miécislas fit la couquête y après en avoir chassé les MargraveS:

allemands. — Ce fut depuis cette époque que les écrivains alleinands tombèrent dans une erreur en soutenant que la Pologne fut jadis tributaire , et aucun d'eux ne dé-; signe l'époque de la conquête des provinces polonaises.

Boleslas conquit une partie de la Russie , en subjugant les ducs de Kiiovie , et une portion de la Saxe. Il étendit le territoire de la Pologne jusqu'au confluent de l'Elbe et de la Sala ; il devint le maître de la Bohême , mais il ne retint pour lui que la Moravie, les deux Lusaces et la Misnie. — La Prusse, jusqu'alors idolâtre, fut. convertie, et incorporée à la Pologne, qui n'eut d'autres limites du côté du nord que la men Baltique. La Prusse , par conséquent , ne fit pas partie des pays de l'Allemagne, et même

( ii ) sa langue primitive ti'eut aucun rapport avec la langue allemande.

Miécislas II f son fils, lui succéda to lo^S, mais n'ayant aucune des qualités de son prédécesseur, il perdit une partie des conquêtes qui avaient étendu les limites de la Pologne isous le règne de Bc^eslas , et se fit halir de la nation.

Rixa, régente du royaume pendant la minorité de son fils Casimir ^ aigrit encore davantage les Polonais par sa conduite , et fut forcée de prendre la fuite avec le jeune Casimir, qu'elle plaça dans le monastère de Gluny, en France (i). —Les Polonais, livrés à Tanarchie^ se trouvèrent obligés de le rappeler 'y Casimir restitua le bon ordre . qtii avait existé sous Boleslas , et mérita le titre de regénérateur de la Pologne.

(i) Les derniers historiens polonais révoquent en doute que Casimir se soit fait moine.

$on fiU Boleslas II kii succéda en 1 058.

— Si d'un côté il deviiU la* tertfeur de» Hod-

,gvoi$ et àès Russes ^r. ses exploits tâili*

iaÂreSr il sôuîUa de Fautre scm règne par

•uae oobdoibte scandalèiuse et ;diéfwa¥ée , ^dont

le fiineste' éxeriiple se commnniipiaràtuife

.^ande partiekkila'nation; dt îlimtle sdeàii

à ses crimes en assassinant:, sur les! marchés

fde Taiitei ^ . Stanislas Szcfeépanoylrakl, évé^ue

deCracôYÎê (caàonâsé quelque temps iapnr&)t

«qui^avâîtoeui le qourage[ 4e liii irepit>ohèr

'«ft eixcës.' <^ Boleslas , péursuf viideê ceniords

nie sé oonscieoice^ et ;iroùknll écbaprpcC''a;ùk

foadbes» de ) iR^me - e^ au)^ menaces-' du pëii-

^ifieàSmvdA lâ> 'Bologne, pouri passer 'eh

^Hpngtie; on croit qu'il finit ses joui^s danis

Tobscurîté d'un monastère, où il véfcùt inconnu. . { f '\ .i \i'r:V. > • ■;-;. .

Son frère Wladislas. n'osant prendre le titre de roi, $ç contenta de celui de duc» -v

Ce prince, qaimourul: en i lòa, jeta- les pre-' mières semences de la désunion et desi guerres ibtérteàres qui^ pendant deuicc^ts ans, désolèrent son royaume, en partageant ses États coEitre ses deux fils. >

' Boleslas III , qui lui succéda, se rendit redoutable à' ses jennemis, et quaraiite^-sept victoires qu'il remporta attestent sa bravôuM personnelle et ses taJiens militaires. .

Il introduisit IsT religion chrétienne dans la Poméranie, en y envoyant Téyéque Othon de Bamberg, confesseur de ta reine soii ^K>use; et comme les Pbméraniens se montrèrent dociles ^ accepter la vraie foi, Boleslas diminua la charge de leurs contributions;

: Boleslas III . mourut- en 1 1 89 , après avoir partagé ses états entre quatre de ses fils, qui se disputèrent tour-à-tour Théritage paternel. Le cinquième et lé plus jeune , Casimir, qui avait été oublié dans le partage,

monta sur le trône en 1 177 , et mérita le surnom d^ juste: Il se distingua particulièrement par la protection qu'il accorda à la classe agricole.

Je passe sous silence les princes qui lui succédèrent, et qui se disputèrent mutuellement le trône , en faisant de la Pologne le théâtre des guerres et de l'anarchie, pour reprendre le fildes événemens à l'année i3o6,t époque où Wladislas , surnommé Lokiétek ( i ), fut rappelé, après avoir été chassé du trône, pour prendre les rênes du gouvernement. Ce prince , douze ans plus tard , à l'exemple de Przemyslas, couronné en 12195 à Gnesne^ se fit sacrer roi à Cracovie , et rendit définitive-, ment à la Pologne le titre de royaume , que

(1) Ce nom lui fut donne si cause de sa taille, quï était très petite. Lokiétek derive de Lokiéc {^xnie) , qui veut dire un homme qui n'a cpi'une aune de taille.

l'anathème du pape lui avait fait perdre depuis Boleslas II.

Casimir II[, surnommé le Grand, succéda à son père Wladislas en 1 33 1 . La protection particulière qu'il accordait à la classe des agriculteurs lui mérita le titre de Roides Paysans, C'est lui qui fut le législateur de la Pologne , qui posa les premiers fondemens de la liberté nationale , qui se désista volontairement de prérogatives despotiques. C'est à lui , et en partie depuis Caisimir-leJuste , que l'on doit faire remonter la constitution républicaine de la Pologne. — C'est de ce temps que l'on établit les diètes, les diètines et laforme de leur convocation , et que l'on détermina les époques de la réunion de ces assemblées , les droits des députés, la division électorale , etc. - Il protégea les lettres; il fonda l'académie de Cracovie ; encouragea l'industrie et le commerce.

-^Casimir mourut en 1370. Ce £at te dernier de la dynastie des Piast.

N'ayant point d'enfans, il proposa pour successeur à la couronné son neireti Louis, fils, de Charles Robert , roi de Hongrie , que la nation polonaise n'appela poUc occu])er 1^ trône , qu'après lui avoir fait signer un apt^^ qui tendaijfc à (Jin^niier la puissai^pe $pi|veraine 4es rpis de Pologne, età augm^ur Ijer les droits^ et l^s priyilégc;$ de la noblesse. . Hedvige., seconde 611e. de Louis , succéda à son père, et cimenta la première union entre le royaume de Pologne et le duché de Lithuanie, en épousant Jagellon, qui s'enga-

gea d'incorporer au royaume la Lithuanie , la Samogitie et les provinces russes longtemps disputées entre la Lithuanie et la Pologne. — Il promit aussi d'embrasser la religion chrétienne , et de faire abandonner le paganisme à ses sujets»

Wladislas succéda à Son père en 1434» et fut tué à la bataille de Warna, dix ans plus tard. ^ Soù frère Casimir, qui le remplaça , termina hëuretisement uiié guerre de douze ans contre les clievaliers teutoniqûes , en assurant aux Polonais, par lé traité de Thorn , là possession du duché de Poméranie , des districts de Cûlm, de Dantzig, de Marienbourg, Elbing, et de toute là Prusse royale.

L'ordine teutonique ne conserva que la Prusse ducale, qu'il déclara devoir être vassale dé la Pologne.

Jean Albert, un des fils de Casimir, lui succéda, et mourut en j5oi (i). Alexandre, son frère , donna à la Lithuanie de nouvelles

(i) Il avait eu pour précepteur Buonaccorsî, connu tkns rhistoire sous le nom de Callimachi. Jean Albert en avait fait son premier ministre à son avènement au trdne.

lois , dont ^existence ne fut pas de longue durée.. . ,

Après la mort d'Alexandre , en 1 5o6 j son frère Sigismond I", appelé au trône, par le choix^ unanime de la diète , occupa un rang distingué entre les souverains de l'Europe par la, noblesse de son caractère y ses talens , et par la protection qu'il accordait aux sciences et aux arts. . .

Sigismond Auguste succéda à son père en 1 548 , fit la guerre avec succès contre la Russie, conquit la Livonie, et mourut en 1572, regretté de la nation. .Ay<sc lui s'éteint

la race des Jagelloos.

Ce fut lui qui, en iSôg, à la diète de Lublin, consomma définitivement l'union de la Lithuanie à la Pologne. — Il fut convenu que désormais les Polonais et les Lithuaniens ne feraient qu'un même peuple, soumis à un seul roi ; que ce roi serait toujours élu en Po-

logue^ mais que la Lithuanie enverrait des représentans îl la diète; les deux nations réunies sous son sceptre ne deraient plus avoir désormais qu'un même principe de gouvernement, qu'une même monnaie; toutefois, chacune conservait son ministère propre, ses tribunaux , et son système judiciaire.

^ Après un interrègne de neuf mois) la nation polonaise appela au trohe le duc d'Anjou,' Henri de Valois, frère de Charles IX; et ce prince accépita la couronne en signant et jurant d'observer les poeta convento qu'on lui présenta, et qui, en limitant encore davantage le pouvoir des rois, étendaient les privilèges de la noblesse. Henri ne régna que cinq mois, et sacrifia en fuyant de Varsovie le trône de Pologne, pour celui de France qu'il oteupà après la mort de Charles IX.

Etienne Batory, prince de Transylvanie, l'emporta sur son rival , l'empereur Maximi-

( 20 ) lien. Il fut déclaré roi de Pologne, après avoif épousé Anne, fiUe de Si^ismond Auguste^ et remplit bien glorieuaement les vœux de la nation. Yainqueiir de ses ennemis, il travailla à établir des lois cages, à introduire une bonne discipline militaire, à protégé ìH sciences, et à ikire fleurir Tagriculture. Après sa mort,Sigismond, fils de Jean, roideSuède, et l'archiduc Maximilien se disputèrent le trôiiede Pologne, i^ deux.protêndans en vinrent aux mains, et les talens militaires de Zamoyski, célèbre comme guerrier et homme d'Etat en Pologne ^ décidèrent la viot toire en faveur de Sigismoùd , après avoir fait Maximilien prisonnier de guerre.

.^ Sigismond III était à peine Srur le trône d^ Pologne , qu'il reçut la nouvelle de la moivt du roi de Suède son père. Il partit de suite pour réclamer le$ droits de succession: mais les Suédois ayant embrassé le protestantisme,

(2i ) refu&èreal; de le reconnaître pour roi , à cause de son penchant pour les jésuites. Eu s'obstinant à teivendiquer ses droits, et en refusant d'accepter les propositions que Ôùs^ laVte Adolphe lui avait failes, il eti fut puni par la perte de l-Ëstonie et d'une partie de la, livonie. Un événement remarquable signala le règne de Sigismond en 1608. — C'est qu'à la suite des troubles qui ravageaient le pays moscovite, Wladislas, ûls dé Sigistnond, fut appelé par les habitans de Moscou pour y ètte placé sur le trône; mais les exigences des jésuiteat qui entouraient le monarque , et qui s'efforçaient à imposer aux Russes la Mh^ ditioii de recophaître le pouvoir du p^pe , firieiil échouer ce projet. G^est à cette époque que Michel Komanoff monta sur Ig trône, eini 361 3. Il est le el^ef de la dynastie russe aetuelte» . Ce même Wl^dislas succéda à aon p|fé en i63ti. rrrr Los suGcès qu'îl v^mpoFtà s;àr lés

Russies lui valurent la restitution des duché» de Smolensk et de.Czernichow.Il vainquit les Turcs , et Jia Suède.qui avait perdu^Gustave Adolphe faux .diamps de Lutzen, offrit à la Pologne une trêve de vingt- six ans. — On promit même de s'arranger pour la Livonie.

-— Sous . ce rc^ne , les cosaques . qu'Etienne Batory avait su. attacher à la Pologne, révoltés des mauvais traitemens qu'ils éprouvèrent de jappait des Pcdonais,. s'allièrent avec le kan des Tartares, et dévastèrent leur pays.

Jean Casimir succéda à son frère en i648- De jésuite devenu cardinal , et de cardinal devenu roi, il ne, se décida. à prendre les. armes qu'après y avoir. été contraint par la noblesse. Il défit le^ Tartares . et les Cosaques , et le» força à signer un traité;, mais les hostilités recomn^encèrent peu de temps après. . Sous ce règiid, qui{ut aussi long que. malheureux, s'introduisit le funeste abus du liherum veto^

qui donnait la faculté à ah' membre de la

diète de rompre les délibérations de l'assem-

blée par sa seule et individuelle ôppoi^ition.

Ce fut un nonce d'Q?</iz en Lithuanie, Sy-

cinski, qui, en i652, donna le premier exemple de cette résistance personnelle , au moment où Tennemi était aux portes de la capitale.

Charles Gustave, roi de SiièdeVd'iin côté , les Russes , les Cosaques et les Tartarès d'un autre , ravageaient et pillaient les provinces delà Pologne. On prétend que c'est en i658 qu'on avait déjà forme le premier projet d'un partage de là Pologne qui devait être effec-

tué par l'Autriche , l'électeur de Brandebourg

et la Suède. La mésintelligence qui s'établit entire les cours de Vienne et de Stockholm rendit nul ce projet. Le traité d'Oliva conclu en 1660 sauvala Pologne à cette époquo^nais lui fit perdre beaucoup de son influence po-

litique ; car la Prusse ducale cessa de relever de la république de Pologne , et peu de temps après, l'électeur de Brandebourg créa le royaume de Prusse, qui depuis acquit tant d'étendue et de puissance , sous le règne d^ Frédéric II. — Une portion de la Livonie fuÇ abandonnée à la Suède, et le roi de Pologne se trouva obligé de renoncer à ses droits sur la Suède et la Finlande.

Mais ces événemens, qui balancèrent long« temps encore le dénouement de la politique de cette époque, pouvaient devenir favorables à la Pologne, puisque les Russes se joignirent de bonne foi à elle ; on leur promit de nommer des sénateu^rs et d'autres employés choisis parmi leurs compatriotes, comme cela avait eu lieu en Lithuanie, sous 1q règne de Sigismond Augqste. — De cette ma-r nière , il devait y avoir trois pays : ceux de la Pologne, de la Lithuanie et de la Ilussie,

formant un grand ensemble. Mais 9 comme d'après le traité de Hadziacz, on garantit la religion grecque aux Russes , les jésuites y furent contraires, et firent échouer les e»pérapces des Polopais en rompant le traité) alors les Cosaques se détachèrent de la Po- Ipgne,

Jean Casimir abdiqua en 1668. 4- Il est remarquabjie que, quelques années aupara-^ vaut, il ait prédit les cal^^mités qui étaient ré* servée^ à sa patrie,, et qui s'effectuèrent sous le règne de Stanislas-Auguste Poniatowski. (f )

. (f) Cost A 1% diòfe rde i6&i /qp'il prononça ces pair rôles remarquables : n UtinAm sim bhxa rates! me-* « tuendmn vobis esse, hjb resfwblica in ^isioqcm gcn-* f Umh ^be9U MqsjCiis et Russi tentidbuiìt magaitia « ducatum Lîthuaniae avellere ad ifMsos.usqueAaVios « PugietWavewdiptDS elvixDOftad Vistuiam :flnfTÌttin, • Ëlector Brandenburgicus Qctupabit «uimum mxani

— En quittant le trône il se retira dads un couvent en France, et mourut quatre ans après son abdication. . ^

Michel Koribut Wisniowiécki ne régna que quatre ans. Voyant son pays ravagé par les Tartares, lès Cosaques et les Turcs, il signa avec la Porte un traité ignominieux eu lui cédant la forteresse de Kamiëniec, ainsi que FUkipaline et laPodoUe, et en.s'obligeant en outre de payer un tribut annuel au nom de la République. Ce pacte , présenté à la diète pour être sanctionné, y fut rejeté; et Jean

« circa majorem Foloniam aliosque sibi proximos limi- «tanëos Palatinatus, certabitqae de potioritate circa « utramque Prussiani. Domus quoque Austriaca cogitati tîones siias circa Cracoviam sibique proxime yicinos « Palatinatus intendet. »

^ Voyez discùrsus politicus de causis et remediis ma* lorum Poloniae. Page 69;

Sohiedd^ chwgé du commaïuieneat de rar-* mée, marcha à rennemi sans perdre detQmsY remporta une Tictoire complète , et acquit de. nouveaux titres à la gloire, ainsi qu'à la reconnaissance de ses compatriotes. — ' C'est lui que la nation choisit pour succéder à Michel Wisniowiécki. •— Il régna Tingt-trôîs ans, et une des époques les plus remarquables de. son règne fiit la: délivrance de la ville de Vienne , qui était assiégée par lesr Turcs. — Geux^^ci' avaient déjà envahi l'Autricbe. — Tékély, à la tête d6S Hongrois révoltés «^'Secondait les infidèles; l'empereur Leopolda avec sa famille, avait été obligé de fuir de sa capitale; et,. dans cette position désespérée, il s'adressa, en i683, à Sobieski^ en Iqi demandant de. venir k son secours à la tête des braves Polonais. —La défaite des Turcs fut complète; la ville de Vienne fut délivrée, çl Sobieski, eu servant la chré-

tienne Qt ua priace yokin , cueillit de nou* ve^lix lauriers.

Iji'iiiterrògne, qui commença en 1697, ^P^^^ la iport d^ Jean Sohieski , filt signalé par les plus grands désordres , et l'appât de parvenir au jtrone de Pologne réveilla l'ambition dq phisîeurs prétendans. -r- L'électeur dé Sa?ie, Frédéric^ Aùgustpj l'emporta, et, dés sOn avènement au trône, il conclut un traité avec la Po|:'te Ottomane, d'après lequel la forteresse de Kamienieo, et plusieurs places envahies en Ukraine et ^n Podolie furent restituées à la Pologne. -^ Mais soq alliance ^yec le. tzar Pierre, surnommé depuis /ir Grand y lui coûta momentanément le trône de Pologne; car Charles XII pénétra jusqu'à Varsovie, y prononça la déchéance de Frédéric -r Auguste , et fit élire roi de Pologne 8tl3inislas Leszczynski. Ce règne ne fiit pas de longue durée; car, après \à défaite de

Charles XII à Pultawa, Augu&t« reprit lei rênes du gouveraeniei^t. Mais après sa moi^t^ en 1733, Stanislas ) (jui était devenu Letutpère du roi de France Louis XY» m presenta encore, secondé par les Français, ppur re<^ monter sur le trôné. Ses partisans ne purent Ijtitter cotitre . trois armées puissantes des Saxons, Russes et impériatix, i^ui veikaient ap* puyer Télection d'Auguste III, appelé pour saqcéder à son père. — Le noble Sts^nislas ^ fugitif pour la seconde fob y obtint, par la paix qiïi termina cette faialheureuae gtierre^ la possession du duché de Bar et de Lor<* raine ^ ou il finit ses jours , chéri et respecté de fifes nouveaux sujets.

Pendant les seize premières années du règne d'Auguste III, la tranquillité ne fut point troublée en Pologne. — En 1766, Frédéric H, roi de Prusse, s'empara de la Saxe. Auguste III , obligé d'avoir recours à

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