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taille de © française fut laissée le 17, le lendemain de la bataille de Fleurus.
et demi que Napoléon donna l'ordre de sienne qui était en retraite depuis la veille, dix heures du Soir. La bataille de Fleurus , Sagnec par l’armée francaise, n’amena pas de grands résultats, et dès le lendemain matin (17), les Prussieus furent renforcés par 50,000 hommes de troupes fraiches { le corps du général Bulow). Les instructions verbales € nées au comte de Grouchy, par Napoléon lui-même , étaient de Suivre les prussiens, de les attaquer , et de ne les point perdre de
vue ; lorsqu'il quitta Napoléon, il croyait l’armée prussienne dans la direction de Namu
r; bientôt il apprit qu’elle s'était retirée vers Gembloux : il marcha sur cette ville, où les troupes du 4ème. corps n’arrivèrent qu’à dix heures du soir. Ce ne fut que le lendemain 18, à dix heures du matin, que le corps de droite, fort seulement de 3e + 090 hommes et poursuivant l’armée prussienne de 95,000 qui avait dix-huit heures de marche d’avance, atteignit l’arrière-garde Prussienne : elle fut successivement attaquée et repoussée Jusqu'à Wawres. Cependant le 17 au soir, dans la nuit et la matinée du 18, le comte Grouchy avait envoyé plusieurs officiers à Napoléon, pour lui rendre compte de sa position et de ses mouvemens ; ils parvinrent tous au quartier-général, Le 18, vers midi ; la Canonade de Waterloo fut entendue à Paile droite ; le comte Grouchy put s'étonner de n’avoi: pas reeu de nouvelles ins
tructions ; mais il avait l’ordre positif d’attaquer les Prussie 1S, et Crut devoir continuer
Sts MOUvVemENs , Sans s'occuper d’une canonade à quaire lieues sur Sa gauche, qui pouvait n’être, d’après sa direction dont il s’assura lui-même , que l'effet d’un engagement partiel à l’entrée de la forêt de Soignes. D'ailleurs pouvait-il sitôt avoir oublié qu’il avait été témoin la veille des reproches que Napo- Ion avait faits au Mal. Ney , pour s'être arrêté et avoir envoyé des troupes à Frasnes , au bruit de la canonade de Fleurus VA lieu de marcher sur les Quatre-Bras, comme le port instructions ; cet exemple et son devoir
s’en tenir à Ja stricte exécution des ordre
Le comte de Grouchy attribue FPaterloo à l’inaction où l’avine
Ce ne fut qu'à midi poursuivre Parmée prus-
aient ses lui prescrivaient de S qu'il avait reeu.
Be der MR MIS MSIU
Il est vrai que le 18 , VERS LES SEPT HEURES DU SOIR, Îe comte de Grouchy reçut une dépêche du major general, datee du champ de bataille à UNE HEURE ET bEMIE. (Cette lettre approuve tous les mouvemens de l'aile droite ; elle annonce même la bataille gagnée sur la ligne de Waterloo, et seulement dans un post-scriptum , elle enjoint au comte Grouchy de manœuvrer sur Saint Lambert, où se montre la tète dela colonne du général Bulow. Le comte Grouchy, fait toutes les dispositions pour se conformer à cet ordre important ; mais qui était arr beaucoup trop tard pour qu’il pût être exécute de manière à avoir quelque influence sur le sort de la bataille de Waterloo , qui est à quatre lieues en ligne directe du Mont-Saint-Jean. L’ennemi était maître de la communication directe sur fa rive gauche de la Dyle, dont il défendait vivement le passage. Ce ne fut qu’a la nuit que nos troupes leffectuerent ; et en supposant même qu’on ne leur eût pas appos e de résistance, elles ne pouvaient arriver à Waterloo, qu'à onzZE HEURES du soir, et dès-lors le sort de la bataille était decide depuis long-tems.
Non content de prouver qu’il a execute litteralement ses ordres le comte Grouchy, démontre ensuite, que le général Gourehid a.été induit en erreur en avançant que le 17 au soir, et dans ia nuit du 18, des ordres lui avaient été envoyées de marcher sur Saint Lambert. I regarde comme impossible que le 17, Napoléon , qui ignorait et les mouvemens des Prussiens et ceux des Anglais, pût prévoir qu’il leur livrerait bataille à Waterloo.
Une note du colonel Grouchy, qui s’est charge de publier Pouvrage de son père, fait voir jusqu’a levidence , lerreur du genéral Gourgaud. Lei ee istre d’ordres du major-genéral où, il puise les seules instructions données à son pèrele 17 et dans la journée du 18, est un documentirrefragable. I ne s’y trouve qu’une seule lettre, et cette lettre-là même n’est pas parvenue ; elle est datée du champ de bataille à dix heures du matin, et prescrivait positivement de marcher sur Watvres, mais non sur Saint-Lambert, comme le general Gourgaud et d’autres écrivains l’ont avance.
Nous partageons entièrement l’opinion de M. le comte Grou-
chy, Lorcqu à il déclare qu’il ne croit pas qu’un général doive se