‹ Observations sur la relation de la campagne de 1815, publie?e par le ge?ne?ral Gourgaud; et re?futation de quelques-unes des assertions d'autres e?crits relatifs a? la bataille de WaterlooChapitre 6 sur 17 · CURE D · texte numérisé non relu

CURE D

ses charges de cavalerie et la fermeté des troupes firent bientôt césser la presse momentanée dans laquelle on se trouvait. L’ennemi fut repousse et nous lui enlevâmes plusieurs piéces de canons. Arrivé à Namur , j’appris que les Alliés avaient passé Ja Sambre la veille, et je resolus de me replier par Dinant, sur Givet. Mais il était indispensable de tenir Namur, pendant la journée afin d’avoir le tems de faire passer aux blessés, aux équipages , et à l’artillerie , le defilé long , et étroit, qui s’étend de cette ville à Dinant. Je chargeai le Gal. Vendame d’occuper Namur jusques à Îa nuit et il s’y maintint avec succès malgré les attaques récidivées des Prussiens auxquels on ne laissa ni un blessé, ni un caisson, ni un trophée militaire ; et qui essuicrent de telles pertes dans leurs attaques, qu’ils n’essayérent pas de nous poursuivre, au-de-là de finant.

Dans un ouvrage plus complet, sur la campagne de 1815, pour l’achévement duquel , d’indispensables matériaux me manquent encore aux Etats-Unis, je donnerai les détails de ma retraite sur Paris , connue, au reste, par ses résultats. Il suffit de dire ici, que les espérances d’un ennemi nombreux et avant moi, sur mes communications directes avec la capitale , furent déjouées : les troupes sous mes ordres, ainsi que les débris de l’armée de Napoleon que je ralliai à mon corps à Soissons, furent ramenés , intactes , ét inespéres à Paris, et la prémière pensée du Ministre de la Guerre, en envoyant l’annoncer par le Colonel Hervo , son aide-de-camp , au corps législatif, fut de lui faire demander de décréter que j’avais bien merite de la patrie. (*)

Après avoir mis à même de juger par le narré qu’on vient de parcourir, et les observations qui le précèdent, si le Gal. i = b)

Gourgaud est autorise à m’imputer celles des causes de la perte de la bataille de Waterloo qu’il essaie de rcjeter sur moi, 1 |

peut-être devrais-je d’autant moins m’occuper de quelques écrits publiés en Europe et aux Etats-Unis, et dans lesquels on

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