SOCIÉTÉ BOTANIQUE UE FRANCE
sur elles en rosée dans des circonstances opposées et fort défavorables à cetle même transpiration. Or, du 14 au 18 septembre 1857, la couche de rosée que j’ai trouvée, le matin, sur mes deux Reines-Marguerites s’esl élevée jusqu’au maximum de 7 grammes pour le n° 1, de 6s',8 pour le n» 2. Le simple rapprochement de ces chiffres me semble dispenser de tout commentaire.
3° hortensia . — Pour ne pas trop prolonger cette note, je rapporterai très succinctement quelques-unes des observations que j’ai faites sur deux jeunes Hortensias qui portaient chacun 14 feuilles, le 4 septembre, au moment où ils ont été mis en expérience, et qui avaient été choisis aussi semblables que possible l’un à l’autre.
l.e n° 1 a été placé sous une grande vitre horizontale pendant les nuits du 6-7, du 9-10. De bon matin, le lendemain, il ne présentait pas de rosée appréciable et il avait perdu 2 K ',2 dans le premier cas (2227« r ,8 à 2225 sr ,6), l Sr ,2 dans le second (2209 sr ,8 a 2'208 6r ,6). Pendant la nuit du 20-21 il a été placé à découvert et, ne portant pas de rosée le matin, il a accusé une déperdition de 1 er ,4 (2168 sr ,8 à 2167 s ',4). Pendant cette même nuit, le n° 2, laissé également à découvert, au milieu du jardin, a perdu 1 B ‘,8 du poids qu’il avait à huit heures du soir (2132 sr ,4 à 2130 s ',6)
Je ne puis passer sous silence un fait remarquable observé pendant la nuit du 4-5 septembre. La pluie a été abondante et à peu près continue; l’IIortensia n° 2, placé en plein air, a été garanti par une simple vitre suspendue horizontalement au-dessus de lui ; cependant, au milieu de cette atmosphère chargée d’humidité, il n’a pas laissé de transpirer, et le matin, à six heures, j'ai constaté qu’il avait perdu l Br ,2 (2269 e ',6 à 2268 s \4).
La faiblesse de la trauspiration de mes deux Hortensias, pendant la nuit, est d’autant plus remarquable que la déperdition pendant le jour est très considérable pour cette espèce, comme on le sait. Ainsi, par un jour couvert, le 12 septembre, le n° 1 a perdu 30 sr ,4 entre huit heures et demie du matin et sept heures et demie du soir; ainsi encore le 7 du même mois, le *° 2, étant resté exposé à un soleil presque continu de huit heures du matin jusqu ù une heure et demie, a perdu 44 sr ,4, par transpiration, dans cet espace de cinq heures et demie, tandis que la déperdition a été de 37 e ' ,6 pour le n° 1 qui avait été placé au même lieu, pendant le même temps, derrière un écran formé de deux gazes superposées.
Transpiration pendant les nuits où il y a en de la rosée
Les nombreuses observations de Haies, de Guettard, de Sénebier, etc., en un mot, de tous les physiologistes qui ont fait des recherches expérimentales sur la trauspiration des plantes, ayant prouvé que ce phénomène subit a un très haut degré les influences physiques ou externes, il est facile de prévoir que la faible déperdition qu'il détermine dans les plantes pen-