‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 81 sur 121 · PE · texte numérisé non relu

PE

ES

EE

Ed

En

(176) groupés. El ajoute qu'ils n'appartiennent pas aux nerfs et qu’on ne peut en conséquence les considérer comme des ganglions.

Les dernières expériences de Pacini constatent que ces corpuscules se rencontrent à l’état normal chez l’adulte, et même dans le fœtus. On les rencontre d’après lui, non seulement aux doigts des pieds et des mains, mais aux plexus sacralis, nervus cruralis et à quelques nerfs de la peau du bras et de l’avant-bras, de même qu’au plexus épigastrieus et aux nerfs, qui de là se rendent aux plexus voisins. Isolés ou agglomérés, ces corpuscules tiennent toujours aux nerfs et en sont plus ou moins éloignés ; leur grosseur varie suivant l’âge, leur volume semble plus considérable dans les tempéraments nerveux. Quant à leur nombre, il est difficile de le préciser, ne pouvant tous les détacher. Il paraît cependant assez considérable, puisque dans une seule main on a pu en compter de 60 à 200.

Les docteurs Pacini, Henle et Kœælliker, constatèrent que ces corpuscules étaient composés d’un grand nombre de capsules emboîtées les unes dans les autres. Ils les considèrent comme formés de couches concentriques, ainsi qu’on le remarque dans les ognons. Ils en ont retiré de six à sept emboîtées les unes dans les autres ; chacune de ces capsules se trouve séparée l’une de l'autre

( 497.9 ar une petite quantité de liquide transparent. Ce liquide est plus dense que l’eau, jaunâtre, semblable à celui d’une dissolution de sucre ; à l'extrémité de chaque capsule est un ligament grisâtre unissant les capsules les unes aux autres.

Considérant la structure de différents animaux, Pacini reconnut des points d’analogie entre ces capsules et l’organe de la torpille. Il établit cependant cette différence que, dans l'organe électrique de la torpille, les deux pôles sont situés en dehors, tandis que dans ce nouvel organe de l’homme un pôle est situé en dehors et que l’autre s’adapte au système nerveux. Îl leur reconnaît donc une étroite connexion avec le système nerveux.

Cette découverte me paraît des plus importantes, puisqu'elle prouve aujourd’hui que, de même que certains poissons , l’homme et quelques animaux mammifères jouissent également d'appareils électriques. Ces appareils prouvent le rôle immense que joue l’électricité dans l’organisme, dont les mains , les pieds et l’épigastre sont le siége. Les expériences de Humbold constatent que l'aiguille aimantée du glavanomètre peut être déviée dans un sens et dans l’autre, lorsque la force de la volonté de celui qui opère est assez grande pour projeter son fluide nerveux. Celles de Smée vont plus loin encore, et prouvent qu'on peut toujours, au moyen de l’électromètre, constater la présence de ce fluide

Lt |

A di À

1 fl

sin |

11 Le | |

EE ont

sie À Dr «pee —

Page 1