‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 82 sur 121 · TR · texte numérisé non relu

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dans les muscles en action, et qu'il est même émis par la peau de la main. Reichembach, dans son profond ouvrage sur le magnétisme vital, assure qu’il aimante ou désaimante à volonté un fer à cheval en acier non aimanté, en faisant sur celui-ci des passes magnétiques avec un fer aimanté. L’aimantation se produisait en faisant les passes du centre vers les extrémités du fer à cheval, tandis que les passes inverses le désaimanteraient

Béchard, ayant mis en communication avec un nerf coupé l'aiguille aimantée, la vit éprouver une déviation déterminée par l'attraction réciproque des deux fluides. Enfin, Prévot, savant physicien de Genève, est parvenu à aimanter des aiguilles de fer doux, en les plaçant près des nerfs et perpendiculairement à leur direction. L'aimantation a eu lieu au moment où, irritant la moelle épinière de l’animal, on déterminait une contraction musculaire; ce fait particulier a mené Prévot à conclure qu’il y avaitidentité entre les fluides nerveux et électriques.

Thouvenel , le comte de Tristan, ainsi que moi, avons reconnu sur l’homme et les instruments organo-électriques ‘une modalité polaire particulière aux individus minéroscopes et hydroscopes. Chez ces individus, cette polarité semble portée à un degré supérieur à celui des autres hommes. Cela est exact, surtout en ce qui concerne la rotation

(179) des baguettes, d'autant plus que cette dernière propriété ne se rencontre pas chez tous les minéroscopes et hydroscopes qui éprouvent seulement des altérations organiques.

Lorsque Matteucci tient à la main la grenouille galvanoscopique , il observe qu'aussitot que le nerf de celle-ci est mis en communication avec le sol, il se produit des contractions , et qu'il s’en produit également lorsqu'il touche avec le nerf de cette grenouille les muscles d’une grenouille, ou de tout autre animal qui communique avec le sol. IH observe également que dans chacun de ces cas le courant propre circule à travers l’expérimentateur, le sol le corps touché et la grenouille. Ne pourrait-on pas conclure de là que, dans ces expériences , l’ex-

trême sensibilité de la grenouille galvanoscopique

peut souvent être singulièrement modifiée par la nature des fluides organo-électriques de celui qui la tient.

L'auteur précité dit : « Nous ignorons encore la cause de la contraction musculaire ; » mais il lui reconnaît la particularité d’agir, même à une grande distance du muscle, sur le nerf dont il reçoit les ramifications ; l'intégralité du filament nerveux, depuis le point où l'excitation a eu lieu jusqu’au muscle lui-même, lui semble indispensable. Il reconnaît que cette transmission se fait avec une telle rapidité, que l’on doit la comparer à celle

( 180 } de l'électricité, de la lumière, ou du calorique rayonnant, se propageant à travers les divers mi-

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enfin, dans les lois de la contraction d’un musele,

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il trouve une analogie frappante avec les lois de

l'électricité. Il regarde que les mêmes lois président à la décharge des poissons électriques et à la contraction musculaire. Quant aux circonstances

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générales de ces phénomènes, il ajoute que les micrographes modernes admettent que la fibre

musculaire serait composée d’un très grand nombre de cellules ou globules disposés en piles, structure qui aurait une grande analogie avec celle de l'organe électrique des poissons. De Larive admet également dans l’organisme une suite d’appareils voltaïiques simples, qui produisent de la chaleur partout où il y a sang artériel pour fournir de l’oxigène ; 1l y a reconnu deux substances de différentes natures et des filaments qui les réunissent ; il en conclut qu'il y aura production de chaleur dans tout le corps, partout où il y aura des artères et

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des nerfs.

D'autres anatomistes ont pensé que la moelle épinière, le cerveau ou le cervelet, étant composés

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