‹ Observations sur le projet de loi relatif à l'emprunt de 25 millions et à la prorogation de la surtaxe des boissons à l'octroi de Paris, jusqu'en mil huit cent cinquante-neufChapitre 10 sur 11 · CONTBE LA SURTAXE DES BOISSONS, A PARIS · texte numérisé non relu

CONTBE LA SURTAXE DES BOISSONS, A PARIS

à des consommations importantes ne paient rien à Paris.

Pendant que les vins paient une taxe au trésoi’ etunetaxe à la ville, il yades articles qui ne paient ni à la ville ni au trésor. Ne serait-il pas plus juste de prélever, sur ces articles, aujourd’hui favorisés, la somme nécessaire h l’amortissement de l’emprun t ? Ne serait-il pas juste de profiter de cette circonstance pour opérer une révision générale du tarif, pour imposer ce qui ne paie rien et pour dégrever ce qui paie trop? Ne serait-il pas juste, par exemple, de taxer le gibier, qui ne paie pas, et de dégrever la viande, qui paie beaucoup ? Si cet argument est fondé sur la raison, comment les conséquences nécessaires qui en découlent ne deviendraient-ellespas, pour l’administration municipale, une règle rigoureuse et sacrée?

Si cet argument est fondé en tout temps, ne l’est-il pas aujourd’hui plus que jamais? La misère est grande, à Paris, dans cette année de douleur et de larmes. D’après les chiffres fournis par l’administration municipale et reproduits dans les feuilles publiques, près de la moitié des habitans de Paris sont secourus au moyen des bons de pain. Dans rarrondissemeiil le plus riche, dans celui où SC trouvent h la fois deux palais, trois ministères

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