EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 1. Oignon entier de Lilium Thomsonianum Lindi. (L. roseum Wall.) possédant intactes ses deux tuniques brunes externes, 4 et 2. Il se prolonge supérieurement en un long col a a constitué par les restes plus ou moins désorganisés du limbe des feuilles dont les tuniques brunes sont la base. Cet oignon (envoyé par M. Krelage) avait été arraché au mois d’octobre, avant d’avoir commencé à montrer ses feuilles.
Fig. 2. Oignon adulie, envoyé par M. Leichtlin, à la fin de janvier 14871, dans lequel on a enlevé les deux tuniques externes, brunes et scarieuses, pour mettre à découvert les parties plus internes.— 7,7, racines ordinaires ou dirigées de haut en bas, dont les plus récentes, provenant de la végétation actuelle, se trouvent à la périphérie, et ont même traversé en partie la base des écailles nourricières pour se faire jour au dehors; — »’,r”, deux faisceaux de racines qui étaient nées à l’aisselle des tuniques brunes, et qui se dirigeaient sous celles-ci de bas en haut pour se recourber ensuite vers le bas, après avoir dépassé le haut de la bulbe; — a, a, a”, a’, a”, cinq écailles nourricières visibles de ce côté de l'oignon; — ce, c’, c”’, c’”’, feuilles tubulées appartenant chacune à un caïeu épiphylle ; —/1, f?,/3,f4,f5,f6,f7, 8, les huit feuilles du faisceau central, qui toutes, sauf la plus jeune (/8), ont dù être tronquées à une faible hauteur à cause des dimensions de la planche; /6 était fendue en deux lanières qui, sur la figure, pourraient faire croire à tort à l'existence d’une feuille de plus.
Fig. 3. Une écaille nourricière auriculée, vue par sa face interne, montrant en place les caïeux encore fort petits auxquels elle a donné naissance, et dont le médian € s’est développé en une longue feuille verte tubuleuse.
Fig. 4. Portion moyenne de la même écaille, assez grossie pour montrer que les caïeux y sont tous, saufle médian c, au nombre de deux sur chaque nervure; le sillon longitudinal qu'ils occupent est parcouru dans sa portion inférieure par une forte nervure proéminente, tandis que sa portion supérieure se dilate en une sorte de niche,
Fig. 5. Coupe transversale d’une portion d’écaille nourricière bulbillifère passant par deux nervures. On voit que l’une de celles-ci a est cernée par deux fissures latérales de manière à tenir à l’écaille presque uniquement en arrière; au contraire, l’autre nervure a’ est à peu près entièrement adhérente sur ses côtés et en arrière à cette même écaille, Dans l’une et l’autre, le faisceau vasculaire central est entouré immédiatement d’une zone de tissu délicat et un peu translucide, et celle-ci, à son tour, est renfermée dans une sorte de gaîne opaque, ferme et jaunâtre, assez foncée,
Fig. 6. Un jeune oignon au moment où la sortie d’une feuille a signale le commencement de sa seconde végétation, C’est le 30 octobre 4871 que ceci avait lieu, Ce jeune ARTICLE N° 5.
oignon provenait d’un caïeu qui de bonne heure avait allougé son enveloppe en feuille tubuleuse; aussi sa tunique brune, continue sur toute la périphérie, à partir de la partie renflée b’, se prolonge-t-elle en un col bb déchiré et plus ou moins désorganisé supérieurement; ce col provient d’une partie de la feuille tubuleuse.
Fig. 7. Le même, dans lequel on a enlevé la moitié supérieure de la tunique brune pour montrer les écailles charnues qu’elle recouvrait, 4, 2, 3.
Fig. 8. Le même, sur lequel on a complétement enlevé la tunique brune et coupé à moitié l’écaille nourricière la plus externe, pour montrer l'épaisseur de celle-ci et ses côtes externes, ainsi que les deux autres écailles 2, 3, qui entourent la base de la feuille a. Une quatrième écaille, de moitié environ plus courte que 3, existait placée selon la continuation de l’ordre spiral ; elle n’est pas visible sur la figure 8. Cette première feuille verte a en enveloppait une seconde enroulée comme elle en tube; sous cette seconde, il s’en trouvait une troisième longue seulement de 02,008, dont la base entourait le sommet de l'axe. Il y avait donc trois feuilles vertes produites à cette seconde période végétative.
Fig. 4. Coupe longitudinale de la base d’une écaille, pour montrer de profil deux caieux en place ct la nervure sur laquelle ils ont été produits, superficielle dans sa partie inférieure », s’enfonçant dans la profondeur du tissu de l’écaille par sa partie supérieure *’, au-dessus du niveau où les deux caïeux sont attachés. La portion inférieure et féconde de cette nervure offre un faisceau vasculaire central entouré d’une gaine de tissu assez ferme ct opaque, qui manque au-dessus de l’attache des deux caieux.
Fig. 2. Base du faisceau de feuilles du même oignon reposant sur l’axe fondamental ; il a été mis à nu par l’enlèvement des écailles nourricières.
Fig. 3. Base de la feuille la plus interne (8°) du même faisceau, vue de face et grossie pour montrer les nouvelles écailles nourricières c, d, e, f, qui se sont déjà produites au centre de la bulbe.
Fig. 4. Un caïeu entier jeune, vu par son côté supérieur ou interne, pour montrer son ouverture terminale se prolongeant en une fente courte sur ce côté.
Fig. 5. Coupe longitudinale du même pour faire voir sa cavité basilaire prolongée supérieurement en tube étroit, ainsi que les petites écailles qui se sont déjà produites dans son intérieur.
Fig. 6. Coupe transversale du même menée à travers sa portion supérieure tubulée pour montrer sa côte et nervure médiane c placée au côté inférieur ou externe, et l'épaisseur considérable de la substance qui circonscrit son petit tube central à contour elliptique.
Fig. 7. Coupe transversale du même menée plus haut, au bas de sa fente terminale, un peu plus fortement grossie. ù
Fig. 8. À, coupe longitudinale d'un caïeu notablement plus jeune que celui qui a fourni le sujet des figures 4 et 5; — B, son bourgeon central vu par son dos, ou du
côté a(fig. 8, A); — fig. C, le même, vu du côté opposé pour montrer la concavité de son écaille la plus grande, et la deuxième écaille, plus petite, qui entre en partie dans cette concavité,
Fig. 9. A, partie inférieure d’un caïeu analogue à c, fig. 3, pl. 45, avec le commencement du long tube formé par sa feuille-enveloppe. Son renflement basilaire est peu considérable.— B, son bourgeon central entier, vu de profil; — C, le même, vu par dessus pour montrer la situation distique des écailles /, f”, f”;— D, portion interne de ce bourgeon, vue de profil, après l’enlèvement des deux grandes écailles 7, /”.
Fig. 10. Coupe transversale de la feuille tubulée du même, menée au-dessus de sa portion renflée ou inférieure ; on voit qu’elle est comprimée par les côtés et-qu’elle a sa côte médiane au côté inférieur externe ou dorsal.
Fig. 11. Une écaille d’un oignon plus avancé que les précédents (reçu le 7 mars 1872) avec tous les caïeux qu'il a produits, sauf un qui était tombé. Le plus développé est comme suspendu au bout de la nervure correspondante qu’il a arrachée à mesure que son grossissement graduel le soulevait. Il en a été de même pour 4’.
Fig. 12. Coupe transversale grossie du gros caïeu a, menée à travers sa portion reuflée.
Fig. 13. Coupe transversale du caïeu b, fig. 11, qui ne montre encore que trois écaille charnues sous son enveloppe continue et fortement côtelée à l'extérieur.
Fig. 14. Base du faisceau de longues feuilles vertes d’un oignon en pleine végétation, au commencement du mois de mars 1872. Le renflement basilaire y est plus pro: noncé que dans le faisceau de l'oignon représenté sur la figure 2, pl. 45.
Fig. 15. Partie inférieure de la feuille la plus interne de ce faisceau, vue de côté pour montrer sa concavité basilaire à et la portion enroulée a qui surmonte celle-ci, ainsi que les jeunes écailles nourricières c, d, de nouvelle génération, qui sont en partie logées dans cette concavité et en partie saillantes.
Fig. 4. Un très-gros oignon dans lequel avait été pratiquée l’ablation de tous les caïeux épiphylles (examiné et dessiné le 24 mai 4872). — f, f!, f", f, fiv, fv, fu, sont la portion inférieure de sept feuilles vertes, qui était passée, pour chacune d’elles, à l'état de tunique incomplète scarieuse, brune et multinervée ; — f””, fiv, fv, fn, désignent les restes flétris d’une partie du limbe; toute trace de celui-ci a disparu en laissant une cicatrice au sommet des tuniques externes f, f’, f!!; —. a, restes desséchés d’une fleur solitaire qui s’est produite sur un pédoncule axillaire ; — b, b!,sommet des deux écailles nourricières les plus externes.
Fig. 2. Bourgeon central du même oignon, vu tout entier par le haut.
Fig. 3. Pédoncule surmonté de la capsule encore jeune qui avait succédé à la fleur solitaire dont on voit les restes desséchés coiffant cette capsule en a, fig. 4. Ce
pédoncule était né à l'aisselle dé l’une des écailles nourricières les plus extérieures. — b, bractée,
Fig. 4. Coupe transversale de cette jeune capsule.
Fig. 5. L'un des ovules contenus dans cette capsule, représenté en place, ARTICLE N° 5. £
Fig. 6. Bas d’une tige qui avait fleuri et qui portait des capsules adultes. On n’a laissé en place que la base des tuniques scarieuses {, des écailles nourricières 6,6, et des feuilles normales /, f, pour montrer la situation des unes et des autres (observé et dessiné le 15 juin 1872).— a a’ est la partie inférieure d’une branche latérale qui n'avait pas fructifié et qui, à sa base, dans sa portion a/, était restée soudée à la tigemère ; r, racines ordinaires descendantes ; r/, racines ascendantes.
Fig. 7, Capsule adulte en place, avec la bractée b à l’aisselle de laquelle était venue la fleur qui l’a produite.
Fig. 8. Coupe longitudinale de la moitié supérieure de cette capsule pour montrer la profondeur de son ombilic terminal, sa cavité axile et l’arrangement de ses nombreuses graines.
Fig. 9. Coupe transversale de la même capsule.
Fig. 140. Une graine : en A, entière et vue par dessus; en B, vue par la section transversale qui a été menée vers le milieu de sa longueur, afin d'en montrer la faible épaisseur.
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