EN SUIN ET SUILLET
Papilio var. Feisthamelii, Dup. — Il remplace Podalirius et ne diffère point du Feisthamelii de Barcelonne, qui avait servi de type à Duponchel. Cet auteur, en publiant le Feis-
thamelii, en avait fait une espèce distincte de Podalirius, mais plus tard, lorsqu'il fit paraître son catalogue méthodique, il réunit les deux espèces en une seule. Cette opinion, que M. le docteur Boisduval avait déjà émise en 1836, dans le Speciès général, fat combatiue, on se le rappelle (voir Annales Soc. eni., 1848), par le général Levaillant, ce qui douna lieu, en 1849 et en 1850, à d'excellentes observations de la part de MM. Boyer de Fonscolombe et Lucas, qui ne partageaient pas l'avis de M. Levaillant. Il n’est pas douteux pour moi, aujourd'hui, que Podalirius et Feisthamelii doivent être réunis, car j'ai élevé au Vernet Feisthamelii, et les premiers états de celui-ci sont identiques à ceux de Podalirius.
Le Papilio Machaon ne m’a oifert aucune modification.
Thais var. Medesicasie, Hub. — J'en pris un seul exemplaire le 3 juillet, sur une montagne aride, à quelques minutes du Vernet, du côté de Sahorre. Quatre ou cinq jours plus tard j’eus l’idée d’y aller chercher la chenille, et je l'y trouvai en abondance. Cette localité, irès méridionale, est la seule où j'ai rencontré l’Aristolochia pisiolochia qui nourrit exclusivement la chenille de Medesicasie.
Parnassius Apollo, Lin. — Il est commun dans les montagnes et descend presque jusqu’au Vernet. On le voit voler depuis le commencement de juin jusqu’en août. J'ai rencontré des femelles très remarquables par leur teinte obscure, et j'en ai recueilli une chez laquelle le rouge des taches est remplacé par un jaune orangé vif. J'ai pris plusieurs fois la chenilie sur des Sedum d’espèces très différentes. Cette chenille, bien connue du reste, est vorace et croit rapidement.
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Parnassius Mnemosyne, Lin. — Je l'ai vue voler en assez bon nombre vers la mi-juin, en me rendant à Pla-Guillem, sur une montagne couverte de Rhododendrums alors en pleine floraison. La Mnemosyne des Pyrénées Orientales est plus grande et plus caractérisée que celle des Alpes. La femelle, comme celle d’Apollo, a quelquefois une teinte très rembrunie. J'ai remarqué que la poche cornée dont le développement est si grand chez Mnemosyne %, manquait assez souvent. Cet organe, dont l'usage n’a pu être bien déterminé jusqu'à ce jour, disparaîtrait-il après l’accouplement ou après la ponte ?
Pieris Callidice, Esp. — Plateaux élevés du mont Canigou. j
Pieris Daplidice, Lin. — Commune dans la vallée du Vernet.
Anthocharis Tagis, Esp. ( Bellezina, Boisd.) — M, Guénée, qui a passé quelque temps au Vernet pendant que j'y étais, prit encore, à la fin de juin, un individu ® dans le ravin qui est au bas de la montagne du bois de la ville.
Anthocharis Euphero, Lin. — Il vole pendant tout l’été et est assez commun. La chenille dure également fort longtemps : elle vit par petits groupes sur la Biscutella dydima. Je l'ai élevée en grand nombre, et j'ai pu observer un fait rare chez les chenilles de Diurnes, et produit sans doute par l’état de captivité; c’est qu’elle est très carnassière et dévore avec avidité les chenilles de sa propre espèce. Celles qui se fixaient pour subir leur métamorphose et même les chrysalides récemment formées, devenaient fré-
quemment la proie des autres captives, bien qu'une nourriture fraiche et abondante ne leur manquât jamais.
Leucophasia var. Diniensis, Boisd. — Entièrement semblable à la Diniensis des Basses-Alpes, mais moins fréquente que le type sinapis. Chez Diniensis la tache apicale est toujours nettement arrêtée en forme de lunule et coupée par les nervures qui s’y détachent en blanc. Lorsque les premiers états de nos Leucophasia méridionales seront mieux connus, je ne serais pas surpris qu’on fût conduit à ériger en espèce la variété Diniensis. Ce type a également sa variété Erysimi.
Rhodocera Cleopaira, Lin. — Assez commune en juillet, dans plusieurs localités, mais difficile à prendre. On voit aussi voler Rhamni, qui est beaucoup plus rare.
Thecla acaciæ, Fab. — N'est pas très répandu. Il faut le chercher dans les endroits où il y a des buissons de prunelliers autour desquels on le voit voltiger.
Thecla æsculi, Hub. — Fort commun.
Thecla var. Cerri, Hub. — Le type est magnifique et vivement coloré; il remplace Lynceus.
Thecla spini, Fab. — Commun.
Thecla Evippus, Ilig. — Commun dans le ravin de Saint- Martin. Les femelles volent moins que les mâles et se tiennent souvent posées sur les frènes, abondanis en cet endroit, qui nourrissent la chenille.
Polyommaius virgaureæ, Lin.—Commun.On prend quelquefois des mâles qui ont au sommet des ailes supérieures
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trois petits points noirs comme l’Ottomanus. La femelle ne m'a pas paru varier.
Polyommatus chryseis, Fab. — Prairies de Montlouis, en juillet.
Polyommatus Gordius, Lin. — En juin et juiliet, sur toutes les montagnes arides. — Assez commun.
Lycæna Hylas, Fab. — Assez rare.
Lycæna Eumedon, Esp. — Localités alpines.
Lycœna Escheri, Hub. — Le type est moins beau que celui de la Lozère.
Lycœæna Icarius, Esp. — Rare peut-être parce que l’épo= que était passée. II doit paraître dans les premiers jours de juin.
Lycœna Dorylas, Hub. — N'est pas fréquent.
Lycœna Arion, Lin. — Le type est magnifique et de très grande taille. J’ai pris trois femelles chez lesquelles les points ocellés du dessous sont beaucoup plus gros que d'habitade et oblongs au lieu d’être arrondis. M. Herrich- Schaëffer a figuré cette jolie aberration.
Nemeobius Lucina, Lin.— Localités un peu élevées. Limenitis Camilla, Fab.
Argynnis Aglaja, Lin. — J'en ai élevé plusieurs. La chenille n'est pas très rare à Saint-Martin-du-Canigou, sous les vivla.
Argynnis Adippe, Fab. — Cette Argynne est moins répandue que la précédente. Je l'ai élevée également. La 3e Série, TOME Vi 9
chenille a les mêmes mœurs que celle d’Aglaja, habite les mêmes localités et se cache également sous les plantes basses.
Melitœa Merope, Deprun. — Dans mon deuxième mémoire sur les Lépidoptères des Basses-Alpes, publié tome 1v, série 3, de nos Annales, je disais, en parlant de Merope, qu’elle me paraissait n’être qu’une variété d’Artemis, et j'en donnais la raison. Les nouvelles observations que j'ai pu faire cette année-cisur la Merope sont venues confirmer mon opinion. Le 23 juin, en faisant une ascension au Pla-Guillem, je trouvai snr un plateau très élevé, encore couvert de neige, une nombreuse famille de chenilles de Mélitées vivant sur une petite plante qui croissait dans les endroits où la neige venait de fondre et que je n’ai vue qu’en cette place (1). Je rapportai au Vernet une cinquantaine de ces chenilles que je réussis à élever presque toutes et qui, au bout de douze à quinze jours, me donnèrent des Merope. J'ai préparé plusieurs de ces chenilles et je les ai montrées à la Société dans la séance du 26 août dernier; elles ne diffèrent de celles d’Artemis, comme on a pu s’en convaincre, que par une taille plus petite et sont pour le reste entièrement semblables. Quant à l’insecte parfait, les individus que j'ai obtenus sont plus colorés tant en dessus qu'en dessous, que ceux du Valais et des Basses-Alpes ; mais il est facile de se rendre compte de cette différence de coloration, puisque l'éclosion à eu lieu au Vernet, où la température est très méridionale.
(1) Gette plante a été reconnue par M. le docteur Boisduval, à qui j'en ai remis quelques pieds desséchés, pour être la Primula viscosa.
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Melitæa Phœbe, Fab.— Commune en juin et juillet. Elle présente parfois de jolies variations.
Melitæa Didyma, Fab. — Très commune partout. J’en ai élevé beaucoup, ce qui m'a procuré d'intéressantes aberrations, notamment des exemplaires correspondant exactement à la Melitæa fascelis d'Esper.
Melitœa Diciynna, Esp. — Rare.
Melitœæa Deione, Hub. — Le type est très beau. Quelques femelles atteignent la taille de Phœbe. Deione précède Athalia et est plus rare que cette dernière; elle se montre de préférence dans les localités les plus chaudes. J'en ai élevé plusieurs. La chenille est différente de celle d’AÀthalia, mais se rapproche plutôt de la chenille de Didyma. Je l’ai trouvée constamment sur une linaire qui est, je crois, la Monspeliensis.
Melitæa var. Pyronia, Hub. — Pris un bel exemplaire le 11 juillet, dans le ravin de Saint-Martin.
Vanessa Antiopa, Lin. — La chenille est fort abondante sur les saules et peupliers, au bord des torrents.
Arge Lachesis, Hub. — C'est le plus commun de tous les Diurnes aux environs du Vernet. On le voit voler partout en abondance pendant les mois de juin et juillet. J'ai élevé la chenille; elle a beaucoup de ressemblance avec celle de Galathea ; la chrysalide également. Celle-ci, comme la chrysalide de Galathea, est ornée, sur le devant de la tête, de deux proéminences noires, arrondies, qui servent sans doute à protéger les stigmates , et qui, vues à la loupe, sont profondément concaves et simulent assez bien des oreilles. Le Lachesis des Pyrénées-Orientales offre deux types distincts :
l'un est d'un blanc pur, et l’autre d’un blanc jaunâtre; et ces deux types sont bien différents de celui de Montpellier. Un fait digne de remarque, c’est que Galaihea manque complétement. Lachesis remplace à lui seul tous les autres Arge.
Erebia Cassiope, Fab.— Assez rare. Les points ocellés sont très gros.
Erebia Stygne, Ochs. — Très commun ; le mâle varie peu ; mais il n’en est pas de même de la femelle.
Erebia Evias, God. — Assez commun en juin. On commence déjà à le voir voler immédiatement au dessus de Castell.
Erebia Dromus, Fab. — Le type est fort différent de ceux des Basses-Alpes, de l'Auvergne, de la Savoie, etc. Il est fortement ocellé, marqué de grandes taches fauves chaudement colorées. Les femelles surtout sont remarquables.
Saiyrus Actœa, Esp.— Commun à Saint-Martin du Canigou, en juillet. C’est, je crois, le type podarce.
Satyrus var. Alcyone, Hub. — Très commun. Remplace Hermione, dont il me paraît bien distinct, car Hermione affectionne les bois , tandis que Alcyone habite les rochers. Alcyone est en outre constamment plus petit qu'Hermione, Lin.
Satyrus Briseis, Lin.— Commun vers la fin de juillet.
Satyrus Eudora, Fab.
Satyrus Janira, Ochs.—Le Janira m'a offert un type assez remarquable. Le mâle de ce type est petit, de la taille d’'Eu-
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dora; les ailes supérieures sont ornées d’une large tache fauve qui partant du point ocellé s'étend quelquefois jusqu’au milieu du disque, comme chez le satyre Nurag. La var. Hispulla, Esp. est, au contraire, de très grande taille et vivement colorée.
Satyrus Pasiphae, Esp. — Beaucoup moins commun qu'aux environs de Montpellier. Je ne l’ai vu que sur la route du Vernet à Cornélia, où il voltige autour des buissons de ronces. :
Satyrus var. Adrasta, Ochs. — Montlouis.
Satyrus var. Meone, Hub. — Bois du Vernet et autres endroits humides et ombragés.
Satyrus Iphis, Hub.— Prairies élevées de Montlouis, de la Cabanasse. N'est pas, à beaucoup près, aussi abondant que dans les Basses-Alpes, aux environs de Barcelonnette et de Larche.
Satyrus Dorus, Esp.
Syricthus alveus, Hub.
Syricthus carthami, Ochs. — Assez rare.
Syricthus serratulæ, Ramb.— Mont Canigou, en juillet. Syricthus Sao, Hub.
Thyris fenestrina, Fab. — Sur les fleurs, vers la mijuillet.
Sesia philanthiformis, Lasp. — Elle se pose sur les fleurs de la Lavandula stæchas; assez rare.
Sesia chrysidiformis, Esp. — Deux exemplaires seulement.
Ptcrogon ænotheræ, Fab. — J'ai trouvé la chenille sur l'Epilobium angustifolium, au bord du torrent du Vernet. Elle est parvenue à toute sa grosseur dans la seconde quinzaine de juillet.
Deilephila euphorbiæ, Lin. — La chenille est très différente de celles qu’on rencontre aux environs de Paris, et vit de préférence sur l'Euphorbia characias. Quant à Finsecte parfait, il ne diffère du type ordinaire que par une taille beaucoup plus grande qui atteint quelquefois celle du Niccœæa.
Zygœna Surpedon, Hub. — Commune vers le milieu du mois de juillet. Le type est très beau, grand, bien coloré, et l'anneau rouge est fort large. Cependant, j'ai trouvé trois individus complétement privés de cet anneau. J'ai pris aussi, au nombre de plusieurs exemplaires, une variété bien intéressante chez laquelle la bordure des ailes inférieures à envahi toute l'aile, comme cela se voit parfois chez lavandulæ, Fab., et medicaginis, Hub., de sorte qu’on n’aperçoit plus que quelques atomes de rouge. Cette variété de Sarpedon est, au type ordinaire, ce que la zygène stæchadis, Boisd., de Barcelone, est à la Rhadamanthus, d’où je serais très porté à croire que la stœchadis de M. Boisduval n’est qu'une modification locale de Rhadamanthus. Les Sarpedon que j'ai recueillies sont semblables à celles d'Espagne.
Zygæna Charon, Boisd.— Cette zygène n’est pas rare en juillet, aux environs du Vernet. Elle est la seule de son groupe. Du moins, je n'ai jamais rencontré filipendulæ, Transalpina, trifolii, loniceræ, ni hippocrepidis, Alpina, Minos, etc. La Charon semble avoir pris la place de toutes
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ces espèces. On trouve de temps en temps des individus à six taches comme chez filipendulæ , mais le caractère principal qui distingue Charon des espèces voisines, c’est-à-dire l'exiguité de la troisième tache placée le plus près de la côte, ne fait jamais défaut. Cette tache est même quelquefois si petite qu’on a de la peine à l’apercevoir. La chenille, qui n’était pas encore connue, ressemble beaucoup à celle de la Zygœna filipendulæ. Elle a, comme cette dernière, six rangées de points noirs, dont deux dorsales et quatre latérales; cependant, les points de la sous-dorsale sont plus petits et plus arrondis. Elle vit sur les lotus. La coque est allongée comme celle de filipendulæ, mais plus jaune, plus rugueuse et presque autant sillonnée que le cocon d'Hippocrepidis.
Zygæna var. Falcaiæ, Hub. — (Ephialtes à taches basilaires et anneau rouges). Rare; je ne l'ai prise que deux fois.
Zygœna hilaris, Ochs. — Très commune vers le 20 juillet dans un grand nombre de localités. Le type est magnifique et présente quelques variations. Il n’est pas rare de rencontrer des femelles de la taille d'onobrychis. La chenille découverte par feu Donzel en 1849, et décrite par lui dans une notice qu'il publia deux années plus tard, vit en effet sur les ononis. Je l'ai trouvée souvent en juin. Elle diffère beaucoup de la chenilie de fausta. Il est inutile que j'en donne la description, puisque Donzel l’a déjà fait.
Procris var. Micans, Frey. — (Modification de statices ou peut-être bien espèce distincte).
Procris Geryon, Hub.
Procris globulariæ, Esp.
Procris infausta, Lin. — La chenille dévore les buissons d’épines. Moins répandue cependant qu’à Montpellier.
Heterogynis penella, Hub. — Cette Heterogynis, dans laquelle M. de Graslin s'était trop hâté de voir une espèce nouvelle quand il la publia dans nos Annales sous un nom différent de celui qu'elle portait depuis si longtemps, est extrémement commune partout où il y a des genêts. La chenille vit en juin, sur le Spartium scoparium, les Genista purgans, sagittalis, etc. Le papillon dure lontemps : on le voit voler pendant les mois de juin et de juillet. La chenille, le cocon, l’insecte parfait se rencontrent en même temps et ne diffèrent en rien de ceux des Basses-Alpes, de la Bourgogne, etc.
Emydia cribrum, Lin. — J'en ai élevé plusieurs, el j'ai obtenu des individus qui forment bien le passage de l'Emydia candida, Ochs. avec l'Emydia Rippertii, Boisd., d'où l’on pourrait conclure que le Rippertii qui habite les sommets élevés n’est, comme candida lui-même, qu’une modification climatérique du type cribrum.
Lithosia griseola, Hub. — La chenille est commune au Vernet, sur les murs, le soir, surtout si on la chasse par un temps humide.
Lithosia complana, Lin. — Commune.
Lithosia complanula, Boisd.
Lithosia caniola, Hub. — La chenille, sur les rochers. — Assez rare.
Lithosia unita, Hub. — Je ne décrirai pas la jolie che-
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nille de cette Lithosie, bien qu’elle soit peu connue en France, parce que Hubner en a donné une bonne figure que l’on peut consulter. Je dirai seulement qu'elle est commune en juin, aux environs de Saint Martin, sur les rochers contre lesquels elle se tient appliquée pendant le jour. Partout ailleurs elle m'a paru rare. Le papillon éclôt en juillet.
Lithosia Luteola, Hub. — Beaucoup plus rare que dans les Basses-Alpes. Je n’ai pu en découvrir la chenille.
Lithosia vitellina Tr. — On la voit voltiger en juillet, dans les herbes sèches, un peu partout, mais communément nulle part.
Setina irrorea, Hub. — La chenille n’est pas très rare dans les endroits arides; elle se nourrit de lichens. L’'insecte parfait est commun en juillet. Le type est beau, bien coloré.
Naclia punciata, Fab. — Assez rare.
Nudaria mundana, Lin. — Bien moins commune que dans les montagnes de l'Auvergne.
Nudaria murina, Esp. — Beaucoup plus fréquente que la précédente. Elle entre, le soir, dans les maisons.
Nemeophila plantaginis, Lin. — Assez rare.
Chelonia fasciata, Esp. — La chenille, en juin, sous les pierres ; le papillon, en juillet, contre les rochers. — Assez rare.
Chelonia casta, Fab. — La chenille, à la fin de juillet, dans les localités très arides; sous les pierres. — Rare.
Chelonia hemigena, Grasl. — Cette espèce intéressante fut découverte en 1847, dans les Pyrénées-Orientales , aux environs du Vernet, par M. de Graslin, qui la publia dans les Annales. Pendant tout le mois de juillet, je cherchai la chenille avec ardeur, sans pouvoir la trouver, aux environs du Vernet, mais enfin je fus assez heureux pour la rencontrer du côté de Montlouis. Cette chenille m'a paru rare. Elle est, en outre, fort difficile à chasser, car, vivant polyphage sur quelques plantes basses, et se cachant avec soin sous les pierres ou les détritus, rien ne trahit sa présence. De plus, elle ne se prend guère qu'isolément. En captivité, elle s'accommode très bien du plantain lancéolé.
Orgya aurolimbata, de Villiers. — Ce charmant Bombycide fut découvert en 1833, dans le département de l’Ariége, par feu de Villiers. Dix-sept années plus tard, M. de Graslin en fit connaître la chenille qu'il avait prise, en 1847, aux environs de Montlouis, où, dit-il, elle lui a paru rare. Je n'ai pas trouvé cette chenille à Montlouis, et je ne suis pas surpris qu’elle y soit rare, car elle m'a semblé affectionner une zone beaucoup moins élevée et beaucoup plus méridionale. En effet, c'est à Saint-Martin, tout près du Vernet, que je l'ai rencontrée. Là, elle est commune et vit indistinctement sur les différentes espèces de genêts, bien que cependant elle préfère le purgans, J'ai pu vérifier moimême les excellents et minutieux détails que M. de Graslin donne sur l’accouplement de cette espèce : je n’ai rien à y ajouter, si ce n'est qu’il m'a également été impossible de faire féconder des femelles quand je les avais retirées de leurs cocons, qu'elles ne quittent jamais après l’éclosion. Le mâle d’aurolimbata vole le matin, à l’ardeur du soleil, avec
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une rapidité telle, qu’il est bien difficile de le saisir, si on n’emploie pas le secours des femelles, que la finesse de son odorat lui fait découvrir de très loin, el avec lesquelles il est facile de l'attirer. J'eus un curieux exemple de l’action produite sur Îles mâles par les émanations des femelles, un jour que j'avais déposé sur un rocher une petite boite de carton qui m'avait servi à transporter des femelles pour les faire féconder. Cette boite était demeurée ouverte, ef, quoique vide, quelques mâles ne tardèrent pas à venir voltiger à l’entour. Ils entrèrent dans la boite, s’y posèrent et se laissèrent piquer sur place sans difficulté, eux ordinairement si vifs. Les œufs d’aurolimbata déposés par les femelles dans les cocons qui servent de tombeau à la mère, trouvent dans ces cocons un abri contre les rigueurs de l'hiver; ces œufs n’éclosent qu'au printemps suivant.
Bombyx castrensis, Lin. — J'en ai encore trouvé des chenilles à une très grande élévation ; elles vivaient sur des cistes. Les papillons qu'elles m'ont donnés ne m'ont offert rien de particulier.
Typhonia lugubris, Ochs. — Localités très élevées; Pla- Guillem; rare.
Psyche febretta, Fonscol. — On voit les larves de la febretta promener leurs énormes fourreaux pendant le mois de juillet, sur les rochers et le long des sentiers les plus arides. Le papillon n’éclôt qu’à la fin d'août. — Assez rare.
Psyche bicolorella, Boisd., ind. meth. — il n’exislait encore qu'un seul exemplaire & de cette Psyche, en fort mauvais état, dans la collection de M. le docteur Boisduval. Aussi, la description et la figure que M. Bruand en a don-
nées dans sa monographie des Psychides, d’après cet exemplaire défectueux, ne sont-elles pas irréprochables, de l’aveu même de M. Bruand. La figure surtout laisse, en effet, beaucoup à désirer. Chez les individus bien frais, la frange des quatre ailes est d’un brun très obscur qui tranche nettement avec la couleur des ailes; la base des ailes, tant en dessus qu’en dessous, est fortement roussâtre, et cette teinte rousse s'étend quelquefois jusqu'au milieu de l'aile; le corps est généralement plus long et dépasse de beaucoup les ailes inférieures ; les faisceaux de poils noirs de la partie anale, chez les individus en parfait état, sont beaucoup plus longs, plus fournis ; les antennes sont moins allongées, plus épaisses, et ressemblent à celles d'Angustella, Herr-Schæff. Enfin, les palpes sont très développés et terminés presque carrément. Cette Psyche intéressante m'a paru assez commune à la hauteur de 15 à 1,800 mètres. Je l'ai prise en juillet, sur la route du Pla-Guillem, puis au Pla-Cadi. Le mâle vole de huit à dix heures du matin, quand il fait du soleil, et ne s’écarte guère des touffes du Genista purgans, que je suppose devoir nourrir la chenille. Il eût été intéressant de connaître le fourreau, mais toutes mes recherches pour le découvrir ont été infructueuses. Je ne dois pas oublier de noter ici un fait assez curieux. J'ai été puissamment aidé dans la chasse de la Psyche bicolorella par un Diptère du genre Dasypogon, le Dasypogon ruficornis (1). Ce Diptère était abondant au Pla-Cadi; j'en voyais voler fréquemment autour de moi, et je fus extrêmement surpris quand je m'aperçus que presque toujours chacun de ces insectes
(1) Cet insecte a été déterminé par mon excellent collègue et ami, M. Bigot.
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tenait dans ses mandibules une Psyche bicolorella qu'il avait été prendre je ne sais où et qu'il allait poser sur quelque pierre isolée pour en faire sa pâture. Je tirai parti, comme on le pense bien, de cette importante découverte. Mes intelligents pourvoyeurs m'apportaient des Psyche prises très proprement, encore vivantes, et qui n'auraient pas tardé à s'envoler si je leur en avais laissé le temps.
Psyche tabanella, Bruand. — Bien avant la publication de la monographie des Psychides de M. Bruand, je possédais dans ma collection cette Psyche. Je l'avais reçue de M. de Graslin, étiquetée : tabanella, nom de collection, je crois, que M. Bruand a conservé. Le fourreau de tabanella est commun dans les montagnes des environs du Vernet: on le rencontre sur un grand nombre de végétaux, et particulièrement sur les Genista. Lorsque la larve fixe son fourreau pour se transformer , elle le recouvre entièrement de soie. Il m'a été impossible de la surprendre pendant qu’elle se livrait à ce travail qui s'opère très rapidement, et ordinairement la nuit. L’éclosion de tabanella réussit fort mal. Une soixantaine de fourreaux ne m'ont donné que cinq ou six papillons.
J'ai recueilli quelques autres Psyche qu'il ne m'a pas encore été possible de déterminer. Je citerai, notamment, deux fourreaux qui ont quelque ressemblance avec celui de tabanella, mais qui sont plus forts et un peu plus allongés ; ils ne m'ont rien produit jusqu’à ce jour. Je suppose qu'ils doivent appartenir à la Psyche atra, de Freyer. (Graslinella, Boisd.)
Bryophila perla, Wien., Verz. — Le type des Pyrénées- Orientales est celui que M. Guénée désigne dans le species,
sous le nom de var. A. Ce type est constant : il est d’un tiers plus grand que la perla ordinaire; le dessin est bien mieux écrit; les ailes inférieures sont noirâtres, etc. Cette variété pourrait bien constituer une espèce.
Bryophila ravula, Hub. — On trouve l’insecte parfait, en juillet, sur les murs des maisons.
Calocasia chamæsyces, Guén. — La chenille vit par familles nombreuses, en juillet, sur l’'Euphorbia characias. La route qui conduit à Sahorre est une excellente localité pour cette espèce.
Miana, var. Fasciuncula, Haw.— (Apamea rubeuncula, Donz.). Je l'ai vue voler en grand nombre, au-dessus des prairies, le soir, dans la localité même indiquée par Donzel, c'est-à-dire à La Cabanasse.
Caradrina selini, Boisd. — Cette Noctuelle, découverte dans le Valais par Anderegg, et toujours demeurée fort rare, est nouvelle pour la faune française. Je l'ai prise en juin.
Agrotis agricola, Boisd. — Assez commune pendant le mois de juillet, dans les localités élevées. Elie vole le jour. J'ai découvert la chenille, qui n’a pas encore été publiée, sous les pierres et quelquefois sous les bouses de vache desséchées. Elle a quelque ressemblance avec la chenille de Polyodon.
Agrotis corticea, Wien. Verz.
Agrotis cinerea, Wien. Verz.
Agrotis renigera, Hub. (Polia dumosa, Donzel.) — Cette rare espèce, fort peu connue en France, et que Donzel avait crue nouvelle, appartient par ses mœurs au groupe des Agrotis plutôt qu’à celui des Polia. Elle est très vive, vole le
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jour, et aime beaucoup à s'appliquer contre les rochers. J'en pris trois beaux exemplaires dans ces conditions, le 14 juillet, près du village de Fonpadrose.
Tœniocampa rubricosa, Roës. — La chenille n'est pas rare en juillet, sous un grand nombre de plantes basses.
Dasycampa rubiginea, Wien. Verz. — J'ai pris plusieurs fois la chenille au Vernet.
Ilarus ochroleuca, Wien., Verz. — Assez rare. — Elle butine dans le jour comme les Heliothis.
Polia chi, Lin. — La chenille, assez commune en juillet, dans la vallée du Vernet.
Polia platinea, Tr. — Je l’ai élevée. La chenille non encore publiée a quelque rapport avec les chenilles d'Agrotis. Elle se cache le jour, sous les plantes basses.
Polia, var. Xanthomista, Hub. ( Nigrocincta). — Obtenue de chenilles vivant sur les genêts.
Polia, var. Meridionalis, Boisd. (flavocincta.) — Obtenue également de chenille. — Elle est assez commune.
Valeria jaspidea, Vill. — J'ai pris la chenille, encore jeune, en juin, sur le Prunus spinosa. — Je n’ai pu l’élever.
Hadena Solieri, Boisd. — J'ai obtenu d’éclosion cette Noctuelle dont la chenille n’a point été publiée jusqu'ici. La chenille se rapproche un peu de celle de Genistæ : elle est d’un brun roux uniforme, sans dessin bien apparent. La vasculaire est un peu plus obscure ainsi que les côtés. Chaque anneau porte quatre points bruns cerclés de jaune et disposés en forme de trapèze, mais peu visibles; une
plaque cornée sur le premier anneau; tête grosse, d'un vert jaunâtre et chagrinée de brun. — Trouvée sous les genêts en juillet.
Calocampa exoleta, Lin. — La belle chenille de cette Noctuelle est moins rare dans les Pyrénées-Orientales qu'aux environs de Paris.
Cucullia caninæ, Ramb. — La chenille vit en famille sur la Scrophularia canina, en juillet, mais elle est beaucoup moins abondante que dans le département de la Lozère, où je la pris si communément en 1851.
Cucullia asteris, Wien., Verz. — La localité pour la chenille est St-Martin du Canigou, en juillet.
Cucullia santolinæ, Ramb. — La chenille vit par petits groupes sur une Artemisia qui croît en abondance dans les Pyrénées-Orientales, et dont j'ignore le nom. Elle paraît pendant tout le mois de juin et une partie de juillet. Elle m'a paru assez délicate à élever. Souvent elle est ichneumonée.
Omia cymbalariæ, Hub. — Cette petite Noctuelle a les mœurs de la myrtilli. On la voit voltiger rapidement, pendant le jour, dans les prairies naturelles des montagnes.
Leptosia polÿgramma, Boisd. — Rare. — Les individus des Pyrénées sont plus pâles que ceux des Basses-Alpes.
Plusia moneta, Fab, — La chenille de cette brillante Noctuelle est assez commune en juillet sur les aconits, dans les lieux élevés, notamment au Canigou et à La Cabanase. Si on ne veut pas se donner la peine d’élever les chenilles, on
Lépidoptères des Pyrénées-Orientales. 155
peut chasser les cocons On les trouve fixés sous les feuilles dela plante. Le papillon éclot au bout d’une dixaine de jours. Ophiusa Algira, Lin. — Assez commune.
Phorodesma smaragdariu, Esp. — Rare.
Hemithea coronillaria, Hub. — Commune; elle remplace Cythisaria. Les individus que j'ai recueillis sont un peu plus pâles que ceux figurés par Hubner.
Scodiona perspersaria, Dup. — Quand je vis éclore dans mes boîtes le premier exemplaire, je crus d’abord à une espèce nouvelle; mais, plus tard, ayant obtenu un plus grand nombre d'individus, je pensai que ces Géomètres étaient une jolie modification locale de la Perspersaria de Duponchel qui, d’après M. Boisduval, n’a aucun rapport avec la Perspersata de Treitschke. Chez les Perspersaria, Dup., provenant du Vernet, les quatre lignes transverses, au lieu d’être seulement ndiquées par des taches, sont très nettement écrites; la teinte grise générale est plus gaie, et les atomes jaunâtres sont beaucoup plus nombreux, surtout chez la femelle. La chenille vit sur plusieurs espèces de genêts (1).
Aspilates sanguinaria, Ramb.— Elle tient lieu de là Purpuraria, mais elle est moins répandue. Le type est un peu plus petit qu’en Espagne.—Espècc nouvelle pour la France.
Aspilates gilvaria, Wien-Verz. — J'ai trouvé assez com-
(1) Depuis la rédaction de ce mémoire, a paru le volume x du Species général, dans lequel M. Guénée rapporte la Géomètre dont il est ici question à la Fidonia miniosaria de Duponchel. Je n’hésite pas à me ranger à l'avis d'un Entomologiste aussi compétent; mais je pense que la Perspersaria, de Duponchel, et la Miniosaria, du même auteur, doivent être réunies.
3e Série, TOME VI. 10
munément la chenille en juillet sur la Biscutella dydima, dont elle mange de préférence la fleur et la graine. Duponchel assigne pour nourriture à cette chenille l’Achillea millefolium, sans doute d’après Hubner, qui l’a représentée sur cette plante.
Fidonia tæniolaria, Hub. — La chenille de cette Géomètre n’est pas très rare, pendant tout le mois de juillet, sur les genêts, principalement sur le Spartium scoparium. Elle s'élève aisément.
Nyssia Alpinaria? Bork. — J’ai trouvé, également en juillet, sur le Genista purgans, au nombre d’une douzaine seulement, des chenilles dont je n’ai pas encore obtenu les papillons, mais qui m'ont paru se rapporter à la chenille de l’Alpinaria figurée par Hubner sur une tige de Millefeuille.
Boarmia lividaria, Hub. — Un seul exemplaire 4, près de Castell.
Tephrosia ambiquaria, Dup. — On la trouve sur les rochers. — Rare.
Elophos obfuscaria, Hub. — Beaucoup moins commune que dans les Basses-Alpes.
Gnophos pullaria? Hub. — J'ai obtenu d’éclosion une belle Gnophos ® , que je crois devoir rapporter à la Pullaria, quoiqu'elle soit beaucoup plus obscure Peut-être est-ce une espèce nouvelle ?
Gnophos variegata, Dup. — Commune en juillet au Vernet.
Eubolia mœænmaria, Wien-Verz. — J'en ai pris communément la chenille, en juillet, sur le genêt à balais.
Anaïtis prœæformaria, Hub. — Elle n'est pas très rare dans les prairies un peu élevées, fin juillet.
Lépidoptères des Pyrénées-Orientales. 147
Larentia bilinearia, Lin. — On trouve au Vernet un type
qui se rapproche, par la couleur, de la Bistrigaria de Corse,
mais il est plus rare que le type ordinaire qu’on y prend également.
Larentia molluginaria, Hub. — Assez commune dans les forêts de pins, en juin, mais difficile à prendre.
Chesias spartiaria, Fab. — La chenille n’est pas rare sur le Spartium scoparium.
Cidaria Genearia, Feisthamel. — Un seul exemplaire %, identique du reste à ceux que j'avais pris dans les Basses- Alpes en 1856.
Cidaria silacecria, Wien.-Verz. — Rare. Elle se tient dans les rochers.
Cidaria tophacearia, Wien.-Verz.
Melanippe turbaria, Tr. — Juin; bois de pins. Assez commune.
Melanthia procellaria, Wien.-Verz.
Zerene pantaria, Lin. — Je ne l'ai vue que dans une seule localité, où elle était abondante. C'était au ravin Saint- Martin, au-dessus de Castell, dans le voisinage des frênes qui nourissent sa chenille.
Acidalia contiquaria, Hub. — Rare. — Je l'ai obtenue d'éclosion.
Acidalia camparia, Herr.-Schæf. — M. Ledérer, à qui j'ai soumis cette Géomètre, pense que c’est bien la Camparia. Elle entre souvent, le soir, dans les chambres. Tous les exemplaires que j'ai pris sont d’une teinte plus jaunâtre que l'individu faisant partie de la collection de
148 BELLIER.— Lépid. des Pyr.-Or.
M. Léderer et provenant de Smyrne, et dont M. Herrich- Schæffer a donné la figure pl. 76. Cette espèce est nouvelle pourla faune Française.
Acidalia moniliaria, Hub. — N'est pas très répandue. On ne la rencontre qu’isolément.
Acidalia rufaria, Hub.— Très commune partout.
Acidalia interjectaria, Boisd. — Commune partout, en juillet.
Acidalia Perochrearia, Fisch.— Prairies élevées de Mont- Jouis vers la fin de juillet. — Nouvelle pour la faune Française.
Acidalia mutataria, Tr. — Très commune en juin et juillet. ‘ Odezxia chærophyllaria, Lin. — On prend dans la montagne un type bien différent de tous ceux que je connais. Les ailes sont saupoudrées de nombreux atomes jaunâtres qui donnent à cette variété un aspect singulier.
Chalybe pyraustella, Dup. — J'ai pris un individu et manqué un second aux environs de Saint-Martin-du-Canigou. Je n’ai vu cette espèce nulle autre part. Duponchel dit que cette jolie Tinéïde a été trouvée autour de Montpellier, et que lui-même l’a prise en Italie. Il ajoute que Pallas qui, le premier, a fait connaître cette espèce, l'avait rencontrée près du Volga.
Je terminerai ce mémoire en donnant des listes de quelques Coléoptères et Orthoptères recueillis dans mes excursions. MM. Fairmaire, Reiche et L. Brisout de Barneville, dont l’obligeance est si connue de tous, ont bien voulu se charger de nommer ces insectes.
DE LA ù
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE