‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 14 sur 117 · tome · texte numérisé non relu

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jincommodées d’ulcères, de flux de venî ilre et d’autres maladies putrides, y fuse isent pendant plus" de trois mois de suite, let quoique pendant la plus grande partie - jde ce temps il fît extrêmement chaud , •Iccpendant cette fièvre ne parut pas (I).

, INous pouvons par conséquent poser pour ' jrègleque plus on laisse entrer d’air frais e dans les hôpitaux, et moins il y a de I danger d’y causer cette maladie contagieuse.

Un autre point qu’on doit observer dans un camp fixe, c’est de disperser de s icôté et d’autre les hôpitaux des régiments, li jet de ne les point placer les uns près des e autres dans le même village. Par la même lilraison, si l’hôpital -général est obligé id’admettre à la fois un grand nombre de malades (ce qui arrive toujours lorsque l'armée se met en marche après un long campement) , il est à propos de les disperser dans deux ou trois villages, plutôt !|ue de les tenir renfermés dans un seul, ]uoique l’économie de l’hôpital et la commodité de ceux qui doivent en pren- 1- lire soin exigent le contraire. On ne peut d amais compenser le manque d’air pur et .salubre par le régime et par les remèdes. De sorte qu’il est de la dernière nécessité que les malades qVon peut corainodément transporter dans des chariots suivent partout leurs régiments respectifs.

11 est à propos d'ajouter la distinction îuivante. Au commencement d’une campagne, lorsque les maladies inflammatoires dominent, on doit laisser derrière ceux qui en sont attaqués, d’autant plus lue leur situation ne permet pas le changement de place, et que cette maladie l’est pas alors contagieuse. Mais pour ceux qui tombent malades depuis la fin le l’été jusqu’au déclin de l’automne, comme ces maladies sont d’une espèce lutride, qu’elles permettent le mouvenenl , et que communément elles gué- ■issent en changeant d’air, on doit, par cette raison , les faire plutôt suivre l’ar- ^tjnée et les disperser, que de les rassemàj)ler dans un hôpital-général, qui pro- ;.|)agcra l’infection. — Comme les hôpi- Esiaux k la suite de chaque régiment sont lie la dernière conséquence, il est nécesliaire de les fournir de couvertures , et Ile remèdes tirés des magasins publics, jet de donner aux malades des gardes et j es autres choses dont ils peuvent avoir besoin. On doit non-seulement conserver ,ces hôpitaux pendant qu’on est en cam-

(1) Voyez Part, i, chap. vu.

Pringîe^

pagne , mais encore dans les quartiers d’hiver; parce qu’il se trouvera toujours k la fin d’une campagne plus de malades que les médecins et ceux qui travaillent sous eux n’en peuvent soigner. Dans la campagne de 1743 , on laissa dans l’hôpital- général près de trois mille malades ; et en 1747, lorsque les troupes entrèrent en quartiers d’hiver, le^ listes des malades montaient à quatre mille. Dans le cours de la guerre précédente , un médecin était quelquefois chargé de sept cents malades en même temps ; dans ce cas-lk , quoiqu’on puisse dire que l’hôpital ait un médecin, il n’en peut tirer que bien peu d’utilité. Mais quand même on emploierait autant de médecins qu’il serait nécessaire , et que le reste serait k proportion, cependant la multitude , en corrompant l’air, rendrait presque toutes leurs peines infructueuses. C’est ce qu’on peut aisément concevoir par ce qui arriva en effet. Car, sans compter la mortalité plus que pestilentielle qui régna dans les hôpitaux de la première campagne, et prenant un. terme moyen pour le reste, l’air fut toujours conamimémenl si malsain, et rendit tous les soins si infructueux, que, suivant un calcul modéré, de dix personnes qu’on admettait k l’hôpital, il y en avait toujours une qui mourait. Outre l’avantage d’un air meilleur, avantage que procurent les hôpitaux k la suite de chaque régiment, U s’y en rencontre encore un autre; c’est que les chirurgiens connaissent mieux le tempérament, la disposition de leurs malades, et toutes les circonstances de leurs maladies. Comme on doit toujours avoir recours au médecin dans les cas difficiles, et qu’il est obligé de faire régulièrement ses visites, on ne peut faire d’objectioh contre cette méthode de traiter les malades, dans laquelle j’ai toujours remarqué beaucoup plus d'avantage que dans celle d’un grand hôpital général. Pour mettre les chirurgiens en état d’avoir plus de soin des malades de leurs régiments , il serait nécessaire de donner à chacun un aide de plus en temps de guerre, parce qu’il arrive souvent que les malades sont en trop grand nombre pour que deux personnes seulement puissent en prendre soin. D’ailleurs , dans les saisons maladives , l’un de ces aides, et quelquefois tous les deux, peuvent tomber malades en même temps. — Examinons maintenant les hôpitaux généraux. Il y en a de deux espèces : l’hôpivolant , qui suit toujours le camp à

6bse Ovations

une distance convenable, et Tliôpital fixe qui reste dans la même place. On doit sérieusement recommander à ceux qui ont rinspcclion de ces deux hôpitaux, de faire en sorte que les salles soient grandes et bien aérées ; ils doivent faire attention que la chaleur ne manque pas en été, etqu’en hiver on puisse se la procurer au moyen du feu. Il est aussi beaucoup J>lus avantageux de placer les hôpifauvgéiiéraux dans les villes que dans les villages, parce que, sans compter mille autres commodités, on peut se procurer des salles plus grandes. — A l’égard de la disposition des hôpitaux, pour conserver la pureté de l’air, la meilleure règle est d’admettre dans chaque salle si peu de malades qu’une personne qui ne connaît pas le danger du mauvais air croirait qu’elle en pourrait contenir le double ou le triple. Si les plafonds se trouvent bas , on fera fort bien de mettre autre part une partie des malades , et d’ouvrir jusqu’aux toits l’étage supérieur. Uneexpérience constante démontre qu’en peu de jours l’air est renfermé. Ce qui rend encore plus difiieile de remédier à cet inconvénient , c’est l’impossibilité de convaincre les gardes elles malades euxmêmes de la nécessité d’ouvrir en aucun temps les portes ou les fenêtres pour avoir de l’air. J’ai toujours remarqué quo les salles dont on ne pouvait exclure l’air extérieur parce que les fenêtres étaient brisées, se trouvaient les plus saines. — Il est probable, par conséquent, que lorsque les cheminées manquent, le meilleur préservatif serait de se servir des ventilateurs du docteur Haies , et pour l’usage des hôpitaux on en pourrait construire de petits qu’il serait aisé de transporter partout. Nous pourrions, par leur moyen , renouveler l’air dans toutes les salles , et les convalescents s’exerceraient à les mettre en jeu. Comme ces ventilateurs doivent être d’une dimension fort petite pour qu’on puisse les voiturcr aisément , on peut aussi s’en servir sur les vaisseaux de transport (1).

(1) Le célèbre inventeur de celle machine, que j'ai consulté en celte occasion, a eu la bonté de m’envoyer les avis suivanis; mais on ne s’est jamais servi de sa méthode.

« Réjlexions sur les moyens de tirer le mauvais, air des chambres des malades dans les hôpitaux des armées, soit en ville, soit dans les maisons particulières.

» On ne doit pas pomper le mauvais

Dans les hôpitaux d’hiver, on doit échauffer les salles avec des cheminées ,

» air de ces chambres par de petits venti- «laleurs mobiles, placés dans les pas- » sages qui se rencontrent entre les cham- »bres; car le mauvais air qu’on lire, re- » tourne bientôt, de ces passages ou cor- » ridors, dans les chambres des malades ; » de sorte que le moyen le plus vraisem-

• blable pour y réussir, est d’avoir une «planche ferrée, d’une manière solide, » avec des vis à la partie supérieure de «la fenêtre en dehors, et non clouée à «cause du bruit. Cette planche doit être > percée en rond, de manière que ce trou «soit propre à recevoir un tuyau d’une » longueur suffisante pour atteindre de la «fenêtre à un petit ventilateur qui est à «terre. Le mauvais air de toutes les «chambres se lire à travers ce tuyau, «l’air frais entre par la porte. On doit » recommencer tous les jours aussi sou- » vent qu’on le jugera à propos.

» Il est nécessaire que le trou de la » planche attachée au haut de la fenêtre.

* et celui qui est au côté du ventilateur/ » soient ronds pour recevoir les orifice.* » des tuyaux qui y correspondent. Ai » moyen de quoi le même tuyau peut ser » vir pour des fenêtres de différente hau «leur, en les plaçant plus ou moins obli « quement : savoir X, l’extrémité du côf< «de la fenêtre; Z, celle qui est attachér « au ventilateur.

» On peut faire des tuyaux de diffi; «rente longueur, qui se joindront l’un «l’autre, et qui serviront aux fenêtn » plus élevées. Gomme ces tuyaux do «vent être de planches de sapin fo » minces, d’environ cinq pouces de largd !■ » il n’est pas nécessaire de les clouer er i «semble dans la forme d’un tuyau, ju «qu’à ce qu’on en ait besoin; elles peii . «vent, par cette raison, occuper moi) «de place.

«On peut se contenter d’un très-pet «ventilateur, de cinq pieds de longe «viron, et de vingt pouces de largeur «de profondeur, tel que celui que j’ «décrit dans mon ventilateur, figu » sixième. «

et jamais avec des poêles. Car, quoique ces derniers puissent entretenir ces salles iplus chaudement et à beaucoup moins de lirais , cependant , comme ils n’attirent point l’air, ils ne sont propres qu’à augmenter sa qualité putride; au lieu que le feu que l’on fait dans les cheminées agit comme un ventilateur perpétuel. — Si l’on se sert de ventilateurs, les autres Iprécautions seront moins nécessaires ; mais si l’on ne s’en sert pas, il faut avoir irecours à d’autres moyens pour purifier l’air. Les plus communs sont de brûler ide l’encens , du bois ou des baies de ge- Inièvre , ou quelque autre végétal résiineux anti'Septique. On recommande sou- Ivent en cette occasion l’odeur du vinaiigre, et peut-être répond-elle mieux au jbut qu’on se propose; mais comme elle ne ise répandpasaussi commodément que les , autres choses qu'on brûle, on n’en a pas fait répreuve jusqu’à présent. Il y a des ;auteurs qui font aussi mention du soufre iet de la poudre à canon , et il est trèsprobable que ces matières sont aussi fort utiles, à cause de leurs vapeurs acides, j § IV. Comment on peut pre'\^enir les \maladies causées par un mauvais rê- ^ frime. — On doit observer qu’il n’y a jpoint d’ordres assez forts pour empêcher I jles soldats de manger et de boire ce qui ileur plaît, quand ils peuvent l’acheter.

( iG’est par cette raison une règle fondamentale, et presque la seule nécessaire, |d’obliger les soldats de manger en comjmun. On sera assuré par là qu’ils em- \ Iploieront la meilleure partie de leur paie len nourriture saine, parce qu’heureuseruent c’pst le goût du plus grand nombre. A l’égard du choix , il suffit de s’en rap- Iporter à leur goût et à leur expérience, lians examiner trop scrupuleusement la aature des aliments particuliers, qui n’iniconimodent pas tant , même les personji (lies les plus délicates, par leur espèce , ir[ue par l’excès qu'on en fait. Le plus ;i,.iîrand obstacle à ces repas communs vient jj.de ce que la plupart des soldats ont des (femmes et des enfants qu’ils doivent enîîitretenir sur leur paie. Dans de pareilles ■ circonstances , ce n’est pas la mauvaise ji nourriture, mais le manquement de toute pMtîourrilure , qui peut mettre en danger iMHa santé du soldat. Le repas commun étant une fois établi, il ne reste plus que P* d’avoir soin que le pain ne manque point, 'si que les marchés soient tellement réglés, que les marchands trouvent de l’encou- ,ragement à venir au camp, et que les chambrées aient de bonnes provisions à

un prix modéré, et en particulier les herbages, qui, pendant les chaleurs, doivent faire une grande partie de la nourriliire. La paie (J) des soldats en Angleterre est plus forte que celle des troupes des puissances étrangères,maisilsnesont pasaussi économes; de sorte qu’après avoir payé leur part du repas commun , on n’a pas sujet de craindre qu’il leur reste de quoi s’incommoder par des excès. On a fait voir un peu plus haut (2) jusqu’à quel point les liqueurs fortes, prises modérément, peuvent être utiles.

Comme les chaleurs de l’été, en disposant les humeurs à la corruption, tendent à produire des maladies pendant l’automne, il serait à désirer qu’on réglât dans cette saison la nourriture de manière qu’elle corrigeât un peu cette disposition. Les Romains considéraient le vinaigre (3) comme une des plus indispensables provisions d’une armée; et celte conduite mérite notre attention.

Or, soit qu’ils s’en servissent pour assaisonner leurs aliments , ou qu’ils en bussent mêlé avec de l’eau lorsqu’ils avaient chaud et qu’ils se sentaient quelque disposition à la fièvre, cela devait faire un très-bon effet pour corriger pendant l’été la trop grande tendance du sang à la putréfaction. Le petit-lait fait avec le vinaigre, déjà connu dans les hôpitaux, est un excellent rafraîchissant. dans les fièvres inflammatoires , et il se trouvait du goût des malades. Mais la plus sûre méthode pour faire prendre un acide aux soldats serait de mêler du vinaigre ou tout autre acide avec autant de liqueur qu’un homme en peut prendre raisonnablement , et de lui faire boire cette mixtion pour lui servir de préservatif contre les maladies, surtout quand on envoie pendant la mauvaise saison des détachements en Zélande et dans les parties les plus marécageuses du Brabant et de la Flandre.

(1) La cavalerie a par jour deux shillings six sous, qui font près de trois livres de notre monnaie; les dragons un shilling neuf sous, qui font près de deux livres deux sous, et l’infanterie huit sous qui font près de seize sous de notre monnaie.

(2) Part, ir, chap. ii, §4.

(3) Hieme ligmorum etpabuli, œstafe aquarum vilanda est diflicultas. Frumenti vero , vini , aceti, nec non etiam salis Omni Icmpore vitanda nécessitas.

(Yeget., De re milil., lib.iii, cap. m.)

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On a quelquefois défendu le porc dans les camps, parce qu’on le regarde comme malsain. Sanctorius observe qu’il arrête la transpiration ; et, comme il se corrompt plus tôt que le bœuf et le mouton , on peut présumer qu’il fournit une nourriture moins convenable que l’un ou l'autre, lorsqu’il y a du danger du côté de la putréfaction. On croit aussi qu’on saigne communément trop peu la viande dans les camps, ce qui la rend très-sujette à se corrompre, et coucourt, avec d’autres causes, à engendrer des maladies putrides. — En rétablissant les repas communs, on pourrait faire quelques réglements par rapport à la déduction nécessaire pour les liqueurs, soit en les retenant sur la paie, ou d’une autre manière. Celte méthode est déjà en usage dans la marine , et sans doute , par les mêmes raisons, qu’elle conviendrait fort ici, puisque dans les vaisseaux les hommes se trouvent aussi sujets aux maladies qui proviennent d’un air humide et corrompu. — A l'égard des of&ciers, ils sont exposés dans les camps ou dans les quartiers humides aux mêmes maladies de la saison et du climat, quoiqu’ils le soient beaucoup moins que le commun des soldats. La principale règle qu’ils doivent observer dans les temps malsains est de manger avec modération et d’éviter toute répléUon et indigestion (1). Le vin est nécessaire , mais l’excès en tout devient dangereux, particulièrement en ce tempslà. Je finirai par celte maxime prudente de Celse , pour se garantir des maladies qui proviennent d’un air humide et corrompu : Tum vitare oportet faligalioiiem^ crudilatem,frigus, calorem ^ Hbiduicm (2).

§ V. Comment il faut prévenir les maladies qui proviennent de défauts dans V exercice. — Les plus grandes fatigues qu’un soldat ait à soutenir sont les longues marches, surtout dans les temps chauds ou dans les temps pluvieux. Lorsque le service l’exige, on doit les endurer ; mais elles ne seront pas suivies par tant de maladies, si l’on prend soin de se pourvoir de bonnes provisions et d’une grande abondance de paille sèche. Dans d’autres temps, lorsqu’on ne sera pas si pressé, on peut ordonner de petites mar-

(1) Si qua intemperantia subest, tutior est in potione quam in asca. (Gelsus, De med., lib. i, cap. n.)

(2) Lib. h cap. x.

ches avant la chaleur du jour, cl faire faire halle aux troupes de Icmpsen temps. Une pareille conduite, bien loin de les fatiguer, contribue infiniment à les conserver en santé. Comme l’inaction occasionne toujours plus de maladies que la fatigue, il est indipensable, lorsqu’on se trouve dans uii camp fixe, de faire des réglements convenables au sujet de l’exercice; et cela d’autant plus que nos soldats, lorsqu’on les abandonne à euxmêmes, sont naturellement indolents. - L’exercice que doivent prendre les troupes peut se considérer sous trois points différents : le premier a rapport à leur devoir, le second regarde les commodités de la vie, et le troisième leurs divertissements.

Le premier point consistant dans ce qu’on appelle proprement l’exercice militaire, en même temps qu’il rend le soldat expert et habile dans son métier , il lui sert de moyens pour se conserver en santé (1). Il est plus avantageux de réitérer souvent cet exercice de bon matin, avant que le soleil ait acquis un certain degré de chaleur, que de le faire rarement et d’être plus long-temps à chaque fois; car un camp ne pouvant fournir beaucoup de commodités pour le rafraîchissement, on doit éviter toute fatigue inutile. — A l’égard du second article, on peut leur faire couper des branches d’arbres pour ombrager leurs tentes, leuii faire faire des tranchées tout autour de leurs tentes, afin de laisser un écoulement à Teau, aérer la paille , nettoyei leurs habits et leurs fournitures, et aider à la cuisine. 11 doit y avoir des or-^ dres précis à ce sujet, et ce ne peut êtn un exercice désagréable pendant um partie du jour. — Enfin, par rapport au.’ divertissements , on ne peut les y obli ger ; mais on doit se contenter de les en courager. Les officiers le peuvent fain par leur exemple, ou par de légères ré compenses envers ceux qui excellent dan quelque jeu qu’on jugera propre à ré pondre au but qu’on se propose. Il y ;

(1) Rei milîtaris perili, plus quotî diana armorum exercitia, ad sanitatec militum putaverunt prodesse, quam me dicos.... ex quo intelligitur quanto sli diosius armorum artem docendus sit seno per exercitus, cum ei laboris consuetud et in castris sanitatem , et in conflict possit præstare victoriam. (Veget., De r milit»; lib. JiJ; cap, u.)

quelques précautions à prendre sur cet article des divertissements. Le peuple parmi nous est excessif en tout; il ne connaît aucun milieu entre Tamour du [repos et les exercices les plus violents. iQuelque nécessaire que puisse être le mouvement aux troupes dans un camp fixe, on doit, d’un aütre côté, prendre garde de les fatiguer trop, principalement jdans les chaleurs et dans les saisons malsaines, et surtout de les exposer à porter ileurs habits mouillés, ce qui est la cause lia plus fréquente des maladies des camps,

; comme nous l’avons prouvé assez ample-

iment.

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