MÉMOIRE
Expériejices qui dtniOHlre.nl qu'on ne doit point appeler les substances puirides , Alcalines ; que ni les sels alcalis volatils ^ ni les fixes^ ne tendent naturellement à produire la putre’f action dans le corps humain , étant d’eux -mêmes anti- septiques ; que deux anti-septiques combinés peuvent en produire un troisième plus faible que chacun d'eux. Expériences servant à comparer les vertus de quelques sels neutres pour résister à la putréfaction. Des qualités antiseptiques de la myrrhe.^ du camphre^ de la serpentaire , des fleurs de camomille et du quinquina.
Quoiqu’on ait regardé les recherches pour découvrir la manière dont les corps se dissolvent par la putréfaclion et les moyens de l’accélérer ou de la prévenir commecurieusesetutiles(2), nous voyons
(1) Lu le 28 juin 1750, et imprimé avec quelques changements. -
(2) Milord Bacon appelle les causes qui accélèrent la putréfaction, un sujet d’une recherche très-universelle; il diU'pareil- Icment qu’il est d’une grande utilité
cependant qu’on a fait très-peu d’expe'riences à ce sujet, et l’on ne doit pas s’en étonner, puisque ces opérations sont si dangereuses. Mais, comme la quantité prodigieuse de maladies putrides que j’ai traitées dans les hôpitaux de l’armée m’ont engagé à faire des expériences et des remarques sur ce sujet, je prends la liberté de présenter à la société ce que j’ai trouvé d’opposé aux sentiments communs, aussi bien quequelques faits dont, autant que je l’ai pu savoir, personne n’a parlé auparavant. — Ayant remarqué que, suivant l’opinion reçue, les corps deviennent par la putréfaction très-alcalins, j’ai failles expériences suivantes pour connaître jusqu’à quel point cela pouvait être vrai.