‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 29 sur 117 · EXPERIENCE PREMIERE · texte numérisé non relu

EXPERIENCE PREMIERE

La sérosité du sang humain étant putréfiée fit d’abord, avec une di.ssolution de sublimé-corrosif, un mélange trouble, et se précipita ensuite. C’est une épreuve pour connaître un alcali ; mais qui

d’examiner les moyens de prévenir ou de retarder la putréfaction, ce qui fait une partie considérable de la médecine et de la çbiriirgie. (Nat. llist., cent, iv.)

TRAITE

doit à peine avoir lieu ici , puisqu’on a fait la même chose avec de l’urine récente d’une personne en santé, qu’on n’a jamais regardée comme alcalftie. La même sérosité ne donna point une couleur verte au sirop de violette, et ne fit aucune effervescence lorsqu’on versa dessus de l’esprit de vitriol. J’ai réitéré deux fois cette expérience sur des portions de sérosité différente , toutes deux très-putrides , et une fois sur de l’eau dans laquelle on avait laissé infuser pendant quelque temps de la viande corrompue.

Tout ce que je pus remarquer , c’est qu’ayant donné auparavant au sirop une couleur rougeâtre , par le moyen d’un acide , cette couleur devint plus faible , ce qui au fond n’arriva peut-être que par ce qu’elle avait été délayée : mais elle ne fut point détruite par les humeurs putrides. A l’égard de l’effervescence, ayant versé quelques gouttes d’esprit de vitriol sur ces liqueurs, avant qu’elles fussent délayées avec de l’eau et après qu’elles l’eurent été , le mélange fut tranquille , il parut seulement quelques bulles d’air en agitant le verre. Après tout , quoiqu’il se rencontrât quelques marques d’un alcali caché dans la sérosité putride , elles étaient si faibles, qu’une quantité d'eau égale à celle des liqueurs putrides, c’est-à-dire environ deux onces , sur laquelle on aurait seulement verse une goutte d’esprit de corne de cerf, étant mise à la même épreuve, paraissait plus alcaline que Tune ou l’autre de celles dont nous venons de parler (Ij.

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