‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 33 sur 117 · EXPERIENCE VI · texte numérisé non relu

EXPERIENCE VI

A l’égard des vertus comparées de c( sels sur la viande, j’ai éprouvé qu’un demi-once de jus de limon saoulée d’u scrupule de sel d’absinthe , résistait à 1» putréfaction presque autant que quim grains de nitre ; mais, lorsqu’on fit l’e sai avec du fiel de bœuf, deux gros de ( mélange furent plus anli-septiques qu’i scrupule de ce même sel. De plus, nitre, comparé avec les sels neutres sec poids pour poids , se trouva plus ant septique, et préserva mieux la viami qu’aucun de ceux que j’avais éprouve Le sel ammoniac cru est celui qui a proeba davantage du nitre, et même le surpassa dans l’expérience avec fiel de bœuf. Ceux qui viennent ensute sont le sel diurétique, la dissolulii des sels de tartre vitriolé, qui paraisse avoir à peu près les mêmes qualités an septiques.

EXPÉRIENCE vil.

J’ai jusqu’ici examiné les sels neuli communs qui, quoiqu'ils résistent d’u manière très- efficace à la putréfaclio sont cependant inférieurs à quelqu substances résineuses, et mêmoàquques plantes que j’ai éprouvées. La m ■ rhe , dans un menstruc aqueux, s’I trouvée au moins douze fois plusarseptique que le sel marin. Deux grains î camphre mêlés avec de l’eau consvent mieux la viande que soixante gras de sel marin; et je suis persuadé qini l’on pouvait empêcher le camphre 3 s’évaporer ou de s’aUacber aux paroise la fiole, un demi-grain, ou peut-ie même une moindre quantité, aurait sfi. Une infusion de quelques grainse serpentaire de Virginie en poudre spassa douze fois le même poids de :1 marin. Les fleurs de camomille apj'r client beaucoup de cette vertu extradiiiaire. Le quinquina est aussi ai-

l’ptique , el si je ne lui ai point trouve 3tte vertu aussi forte que dans les deux ernières subsfances dont je viens de arler, je ne l’impute qu’au défaut de issolulion de ses parties balsamiques que : ne pouvais extraire dans l’eau. — Les ifusions des végétaux qui possèdent itte vertu balsamique sont préférables, ti ce qu’élant communément exempts 'acrimonie, on peut les prendre en plus ,rande quantité que les esprits, les acides, ;s alcalis et même les sels neutres. Et, jmme dans la grande variété de subançes anli-sejîtiques , il peut s’y renjnfirer quelques autres qualités utiles,

1 serait fort à propos de revoir dans cette ue quelque partie de la matière médide. — Outre la vertu extraordinaire e conserver les corps, j ’ai découvert dans |uelques-unes de ces substances la proriété de corriger la putréfaction apres u’elle est commencée. Mais je présentai une autre fois ces expériences à la Dciété royale, avec une table de difféjints degrés d’efficacité des sels compaiis entre eux, et quelques remarques à sujet.

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