EXPÉRIENCE XVI
Mon dernier essai fut avec la sérosité du sang humain, qui se conserva, au moyen d’une décoction de quinquina et d’une infusion de serpentaire , avec non moins d’efficacité que la chair. Mais le safran et le camphre parurent en cette occasion environ le quart moins antiseptiques qu’auparavant, soit que leur vertu conservatrice ne soit pas assez puissante lorsqu’il s’agit de cette humeur, ou que, comme je le soupçonne, ils n’aient pas été assez bien mêlés. Le nitre agit à peu près avec toute sa force, étant environ quatre fois plus efficace que le sel marin. Il engendra un peu d’air, mais beaucoup moins qu’il ne le fit avec le fiel. Nous pouvons conclure de ces essais
(1) Ce peut être, autant que je l’ai pu remarquer, la raison pour laquelle le nitre ne saurait s’accorder avec l’estornac et les intestins, dans les cas où la bile est pélridc*
et des expériences précédentes , que tout ce qui préserve la chair de la putréfaction est universellement anti-seplique , quoique ce ne soit pas toujours avec une force égale.