‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 49 sur 117 · MÉMOIRE IV · texte numérisé non relu

MÉMOIRE IV

Suite des expériences sur les substances septiques. Conjectures sur les causes du de'clin des maladies putrides.

De la différence entre les effets des testacées et ceux de Veau de chaux.

De la vertu que les substances putrides animales ont d'exciter une fermentation vineuse dans les végétaux, et de quel usage est la salive dans cetle opération, avec une application de ces expériences à la théorie de la digestion.

Le sentiment commun est que le sel résiste à la putréfaction proportionnelle-

(1) Beccber cst,autantqiic je le puis savoir, le seul auteur qui donne à entendre la qualité dissolvante du sel marin, et sa nature corrosive et putréfiante, quand on en fait un trop grand usage dans les aliments. « Et si carnes quoque et pisces sale condiantur, et longo fempore a puiredine defendantur, lamen in statu suo mulantur, ob admislum salcm, cujus acrimonia morlificaniur ac corrosiva fiunt... Ilæc est ratio, quod soleamiis in quoticliano usu salem edere, ut nempe crassiora digerantur et resolvantur ; sed cum nimium eo ulimur, necessario salis acrimonia mixli animalis compagem solvil et corrumpif, imo hoc in passu, si bumiditas superveniat in borrendam puiredinem dueit. » ( Pbysic. Subterran., lib. I, sect. V, cap. i, n° 54.)

Celle qualité putréfiante du sel a été suffisamment confirmée par quelques expériences faites depuis sur la lumière que répand la mer, et qui provient de la putréfaction. (Transaef . pbilof. , vol. lix, pag. 466.) Celle note a été ajoutée en 1770. On doit observer qu’on a fait toutes les expériences ci-dessus avec du sel blanc ou bouilli, dont on se sert en Angleterre pour les usages ordinaires.

(2) Lu le 23 avril 1751.

ncrit à sa quantité. Trouvant cette opilion si bien établie , je ne crus point w celte raison devoir m’en rapporter à nés premières épreuves ; mais je réité-' p;ii souvent les expériences que nous îivons vues ci-dessus. Elles réussirent de nême qu’auparavant , et j’ai toujours renarquc que deux gros de bœuf frais avec lu sel marin, depuis cinq jusqu’à vingt i;rains et deux onces d’eau, se putréiaient plus tôt que la même quantité de dandc avec de l’eau seule.

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