‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 52 sur 117 · EXPÉRIENCE XXXI · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XXXI

Après avoir vu les effets de la salive ,’aîche pour entretenir et pour modérer i fermentation, il me restait à connaîre ses qualités quand elle est putride. In ayant rassemblé à ce dessein une uantité suffisante, je la gardai environ rois jours au fourneau de lampe (2).

fl) Lu le 20 juin 1751.

(2) Ce fourneau était tiède^ ou environ U centième degré de thermomètre de ’ahrenheit ; et l’on doit toujours entendre u’on a fait usage de ce même degré de lialeur dans les autres expériences, à loins qu’on n’avertisse du contraire. Le octeur Alston ne faisant point attention cette note, qui se trouve dans toutes les ditions de cet ouvrage, contredit, dans I première dissertation sur la chaux ive, le résultat de mes expériences, d’arès une qu’il avait faite lui-même à uuq

J'en pris la quantité accoutumée, que j’ajoutai aux mélanges ordinaires de pain, de viande et d’eau ; ce qui nonseulement accéléra la fermentation, mais la rendit encore plus violente, et engendra beaucoup plus d’air qu’il n’y en eût eu sans la salive. La corruption de la viande fut plus forte qu’à l’ordinaire ; mais l’acide, engendré par la fermentation , la corrigea ; de sorte que , vers le temps où elle cessa de fermenter, le contenu de la fiole avait une odeur et im goût acides, sans aucun reste de putréfaction. — Cette expérience sert encore à rendre plus probable que les substances animales ont la force d’exciter, proportionnellement à leur degré de corruption, une fermentation dans les farineux ordinaires.

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