‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 78 sur 117 · DU PRONOSTIC. J · texte numérisé non relu

DU PRONOSTIC. J

Il est nécessaire, pour mieux entendre ‘

ce chapitre et quelques-uns des suivants, f

(s) Voyez la suite de cette lettre dans f le ch. V.

{t) Voyez part. iii.

(^^) Voyez ces remèdes dans le chapitre Y,

»Ü gCORBÜT

de faire une distinction qui mérite d’être considérée attentivement. Cette maladie peut être accidentelle ou constitutionnelle ; artificielle ( s’il est permis de se i servir de ce terme), ou naturelle dM I malade. Par exemple, le scorbut est ar- I lificiel ou accidentel chez la plupart des ! mariniers, et chez toutes les personnes ! bien constituées, qui ont contracté celte maladie sur mer ou sur la terre , par les 1 causes externes sensibles dont nous avons fait mention {a). — D’un autre côté, on remarque que plusieurs personnes qui habitent les terres sont sujettes à devej nir scorbutiques pour des causes très- I légères, à raison d’une certaine disposi- I tion de leur corps : dans ce cas, on doit I regarder la maladie comme conslitulionnelle ou naturelle au malade; cepenj dant, de quelque manière que le scorbut i soit contracté , il est toujours le même ,

' et demande la même méthode curative ;

' ainsi je n’aurai plus sujet de parler de j celte distinction ; mais je dois avertir I le lecteur que plusieurs de ces pronos- I tics conviennent principalement au scorbut artificiel.

Ceux qui ont été affaiblis par des I maladies précédentes , telles que des fiè- ' vres ou des flux , ou par de longs traitements, comme la salivation, sont les plus i sujets à celte maladie : les fièvres intermittentes y disposent la constitution ' d’une manière particulière. — Ceux qui autrefois ont été attaqués du scorbut y sont beaucoup plus sujets que les autres,

I les circonstances étant les mêmes. — Les i différentes saisons affectent différemment les scorbutiques , leurs symptômes deviennent plus fâcheux sur la terre, lorsque les pluies et les froids commencent à régner vers l’équinoxe de l’automne.

Les hivers froids et humides rendent la maladie extrêmement mauvaise ; mais lorsque cette froidure et cette humidité disparaissent avec l’hiver, et font place k un temps sec et chaud, les symptômes scorbutiques deviennent beaucoup plus doux. — Lorsque la maladie est commençante , et même quoique les gencives soient assez considérablement affectées , on peut guérir parfaitement le scorbut sans le secours des végétaux récents , pourvu que le malade soit en état de faire un exercice convenable : on en a plusieurs exemples ; mais lorsque le malade est obligé de ne point faire d’exercice , ou de se tenir dans son lit à cause

(a) Part. Il, ch. I,

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