‹ Observations sur les maladies des armées dans les camps et dans les garnisonsChapitre 83 sur 117 · IRAI«É · texte numérisé non relu

IRAI«É

les vésicatoires sur les membres douloureux : le succès n’’en fut pas beureux.

Ils produisirent une disposition gangréneuse chez un malade , que le quinquina et les plus forts antiseptiques n’arrêtèrent qu’avec peine. En un mot, tous les malades en éprouvèrent une augmentation de leurs douleurs , plutôt qu’aucun soulagement : les épi thèmes suivants furent trouvés extrêmement anodins.

Pv. Sp. ex hordeo elicit.

Aceti acerrimi , ana lib. 1.

Spirit. Terebenth. senlilib.

Sal. Tarlari^ semiunc.

Mis ce.

Ou bien :

Prenez parties égales d’eau-de-vie, de bière et de vinaigre, ajoutez-y une suf-fisanle quantité de camphre et de savon, — Ce dernier était plus adoucissant. On appliquait sur les parties douloureuses et couvertes de taches l’un ou l’autre de ces épilhêmes : on ne négligeait point non plus les gencives. Les malades y ressentaient des douleurs si vives, qu'ils ne cessaient de nous demander du soulagement par des cris importuns. Je ne trouvai alors rien de mieux que de les frotter plusieurs fois par jour avec le suc de tabac et la teinture de myrrhe et d’aloës. La dissolution d’alun et la décoction d’écorce de chêne leur ren-.

daient leur fermeté ordinaire. — Au bout de quinze jours , et quelquefois plus tôt , les symptômes commençaient à diminuer, les taches devenaient brnnes : dans l’espace d’un mois, tous les symptômes disparaissaient , et il ne restait plus qu’une faiblesse. Les bains de la mer , et les aromatiques amers, avec le mars , emportaient bientôt le reste de la maladie. J’eus le bonheur de ne pas perdre un seul homme.

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