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vm : 16.1)
d'une façon tantôt purement machinale, tantôt plus ou moins volontaire, mais toujours facilement, sans aucun effort et sans fatigue.
Attention motrice. M"® C. trouve cette attitude mentale gênante, fatigante, pas nature le. Avant le signal, elle a toujours des sensations kinesthésiques bien accusées (crispation de la main, contraction dans Tavantbras et le bras, parfois tension douloureuse jusque dans la nuque); elle avait en outre, dans les premières séances, une image vi^uelle vague de sa main et du manipulateur, mais cette image a peu à peu complètement disparu, ne laissant que les sensations kinesthésiques qui semblent en revanche avoir gagné en intensité et en extension avec le temps. A Tarrivée du signal, le son lui parait plus faible, moins net, que dans Tattention sensorielle, et le mouvement du doigt moins instantané et plus lent, mais toujours volontaire.
Réactions tactiles. [Un coup du marteau de Verdin sur la peau de Tavant-bras droit; réaction tantôt avec l'index droit, tantôt avec le gauche, suivant les séries; dans ce second cas il y a ralentissement des deux espèces de réaction, mais le ralentissement de la motrice (portée de 122 a à 156) est plus marqué que celui de la sensorielle (qui passe de 102 à 124), en sorte que la différence S— M s'élève aussi (de — 20 à — 32). Dans le tableau Vil, il n'a pas été tenu compte de cette distinction et toutes les séries tactiles sont réunies.] — Dans les deux genres d'attention, il semble à M"® C. que le choc cutané fait directement partir l'index sans intervention des centres, comme s'il y avait un courant allant tout droit du point touché à l'index du même côté lorsque c'est celui-ci qui réagit, ou sautant à l'index de l'autre main à travers l'espace sans passer par le corps; cette distance spatiale ne lui est toutefois pas présente sous forme d'image visuelle. La seule différence entre les deux attentions est que la motrice s'accompagne deforte^ sensations kinesthésiques préalables occupant tout le membre qui devra réagir et s'étendant jusqu'à la nuque (la main est crispée et vibrante, et ne repose sur la table que par l'extrémité des doigts contractures en flexion prononcée) ; tandis que dans l'attention sensorielle il n'y a aucune sensation de ce genre (la mam repose flasque et tranquille sur la table) et W^^ C. a l'impression d'attendre le signal tactile sans penser à rien. Cette seconde attitude lui est aussi naturelle et aisée que la première est ennuyeuse et fatigante. ' RÉACTIONS VISUELLES. — Dans Valtention sensorielle^ M^**» C. fixe seulement la pointe de l'aiguille dont le reste est flou ou complètement inaperçu ; elle n'a aucune vision indirecte de sa main ni aucune sensation interne dans le bras. — Dans Vattention motrice l'aiguille tout entièie est vue, mais la pointe moins distinctement que dans le cas précédent, et à la vision indirecte elle aperçoit sa main qu'elle sent fortement crispée et vibrante ; sensations kinesthésiques dans tout le bras jusqu'au cou. La réaction lui paraît également volontaire dans les deux cas, et plus volontaire que dans If s réactions à l'ouïe ou au tact. L'attention sensorielle est facile, naturelle, même reposante et agréable, tandis que l'attention motrice lui cause un sentiment de gêne, de fatigue, d'ennui : l'obligation de penser à son bras lui fait l'effet d'une distraction imposée, ei le mouvement de réponse ne s'exécute que par un ordre exprés de la volonté.
Langage intérieur. — Pas du tout verbo-visuelle ; principalement verbo-auditive ; un peu verbo-motrice (il lui arrive parfois de se parler à olle-méme à haute voix). Bonne invagination visuelle.
Ce cas offre pour aiosi dire l'image renversée du type de Lange, la réaction sensorielle présentant les mêmes caractères chronométriques que la réaction motrice dans ce dernier, et vice versa. On peut constater en effet par le tableau Vil que la réaction sensorielle, outre qu'elle est notablement plus rapide que l'autre, présente aussi plus de régularité : la variation moyenne des divers essais (vm) y est plus faible, ainsi que celle des diverses séries (VM). L'exception que font sous ce dernier rapport les réactions auditives, où VM est légèrement plus fort dans l'attention sensorielle, s'explique elle-même par un trait qui est dans le type de Lange le privilège ordinaire de la réaction motrice, tandis qu'il appartient ici à la réaction sensorielle, je veux parler d'un raccourcissement croissant, dû à l'exercice, entraînant une grande inégalité entre les séries du début et celles de la fin. Si l'on compare par exemple (voir Tableau VIE)