RE AGI IONS VISUELLES
(6 séries)
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KEACTIOXS TACTILES
(9 séries)
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(dans l'espèce c'est la région supérieure, dans un espace de 4 à 5 divisions de part et d'autre du 0), et ne perçoit l'aiguille et ses mouvements qu'à la vision indirecte, le lieu de sa vision directe étant occupé, dans son champ visuel intérieur, par l'image de son bras droit. . .
« En résumé, quand M. Y. fait attention au mouvement, c'est sous une forme visuelle que ce mouvement s'offre à lui. S'il a les yeux ouverts et libres de se déplacer, il regard'^ sa main et le manipulateur dont il voit par anticipation le léger mouvement; s'il a les yeux fermés, il tourne instinctivement la tête comme pour regarder sa main, et il a intérieurement l'image visuelle de son bras, nu, depuis le milieu de l'humérus jusqu'aux doigts • t il y voit parfois courir une sorte d'ondulation. Dans les réactions visuelles, où ses yeux ouverts sont empêchés de regarder sa main par la nécessité de surveiller l'aiguille, c'est encore cet<e même image mentale du bras qui occupe son regard intérieur, et c'est pour la mieux fixer qu'il relègue dans la vision indirecte l'impression sensorielle externe.
« Conclusion. Nous sommes ici en présence d'un double mode de réaction, qui diffère du type de Lange en ce que :
« 1» L'attention sensorielle est celle qu'adopte toujours M. Y. lorsqu'il veut réagir le plus vite possible ; elle produit une réaction qui, par sa rapidité relative, sa variation moyenne presque toujours moindre, son caractère machinal et sa simplicité, se rapproche le pus d'un réflexe ordinaire. Les réactions anticipées, généralement rares chez M. Y., se sont aussi, en grande majorité, présentées dans ce mode d'attention.
« ^o La réaction musculaire proprement dite, avec préparation spéciale des muscles, est étrangère à M Y.
« 3 L'attention au mouvement, loin d'acheminer la réaction vers l'état d'un simple réflexe comme dans le type de Lange, constitue une distract on qui la complique et la ralentit considérablr^ment
(( Qu tnt à la cause de ces particutar tés, il faut vraisemblablement la chercher dans la forme visuelle, et non kinesthésique, sous laquelle M. Y. imagine son mouvement de réaction lorsqu'il y concentre son attention ...»
Le départ de M. Y. dans Tautomne 1892 a empêché la reprise de cette étude, mais la valeur fortement négative de la différence S— M, qui n'a jamais subi d'éclipsé et a présenté une marche plutôt ascendante au cours des expériences faites, ne permet guère de supposeï* qu'un exercice plus prolongé eût fini par amener un tournant et rapprocher ce cas du type de Lange. On trouvera plus loin, mais dans un cas mixte, un autre exemple de la valeur fortement négative que prend volontiers la différence S— M chez les visuomoteurs (p. 36).
i"* Type sensoriel kinésomoteur. — Si étrange que cela paraisse à première vue, il y a des personnes chez qui l'atten-
tion au mouvement s'accompagne d'une modification musculaire nettement ressentie par le sujet lui-même, en même temps que bien visible au dehors dans le changement de position ou de mouvement de la main, et qui cependant réagissent alors beaucoup plus lentement que dans l'attention sensorielle, où il n'y a plus de préparation musculaire appréciable à l'introspection ni à l'observation externe. En voici un cas frappant.
M"« C. (Roumaine), étudiante en lettres, a fourni en quatre mois environ 2200 réa tiens, au nombre desquel le> se trouvent 65 séries comparatives (33 auditives, 16 tactiles, 16 visuelles), dont 7 seulement (4 auditives et 3 tactdes) ont donné une valeur S — M nulle ou légèrement positive (moyenne + î-,! pour les tactdes, et + ^J pour les auditives) attribuaoie à diverses circonstances acidentelles. Le retranchement de ces 7 séries exceptionnelles du tableau VII y porterait la moyenne totale S — M à — 30,3 pour les auditives et — 32.4 pour les tactiles. Voici le résumé de ses impressions subjectives.
RÉACTIONS AUDiTiVKs. — Attention sensorielle. En attendant le signal, M"« C. n'a ni sensations auriculaires, ni images visue les ; oubli complet de sa main; rien d'assignable dans l'esprit (outre le s^^ntiment d'expectation), sauf parfois la sensation de la chute verticale que fera le marteau en frappant (image spatiale kinesihésique ou abstraite, non visuelle). A l'arrivée du signal, elle perçoit très distinctement le son, et sent le mouvement de l'index s'exécuter immédiatement, simultanément avec la production du son et pour ainsi dire avant même que celui-ci ait acquis toute son intensité; cette réaction lui paraît, suivant les jours, s'effectuer
TABLKAIJ VII
M'Je C. (Roumaine). — Type sensoriel kinésomoteur.
RliACTIONS AUDITIVES (13 séries)
REACTIONS TACTILES
(16 séries)
.ATIKNTION
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S'^usorielle..
Motrice. . . .
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