‹ Observations sur quelques types de réaction simpleChapitre 3 sur 12 · REACTIONS VISUELLES · texte numérisé non relu

REACTIONS VISUELLES

(1) séries comparatives.)

ATTENTION

VM

vm

n xM

Sensorielle..

1 Motrice

* Dans ce tableau et les suivants, n désigne le nombre total des réactions servant de base aux moyennes ; — M, moyenne arithmétique des moyennes des diverses séries : — VM, moyenne des écarts des moyennes des diverses séries d'avec la moyenne générale M; — wm, moyenne des variations moyennes des diverses séries; — S — M, différence des moyennes générales des deux sortes de réaction; vm, variation moyenne de cette différence dans les diverses séries. Toutes ces moyennes sont exprimées en (T ou millièmes de seconde, bien qu'il ne faille pas attacher trop d'importance aux chiffres des unités, et enoore moins aux décimales.

site et de perfection, semblable à celle qu'elle éprouve lorsqu'en exécutant un morceau de piano elle constate avec satisfaction Tagilité et Texactitude du jeu de se doigts.

En somme, l'attention motrice- constitue pour elle l'attitude préférée, qui ne lui coûte aucune peine et qu'elle pourrait prolonger indéfiniment, lui semble-t-il, au rebours de I attention sensorielle toujours accompagnée d'inquiétude, de fatigue et d'éneneraent. Jl est à noter que si la différence S — M est faible, elle ne s'est par contre jamais démentie; toutes les séries l'ont do née positive, et l'exercice l'a portée en gros de + i^ (moyenne de la première séance) à + 45 (moyenne de la dernière séance, un an et demi plus tard) avec parfois des chiffres allant jusqu'à + 4^3. Les réactions prématuréfs sont rares; il n'y en a eu que 16 en tout, dont 10 dans l'attitude motrice et 6 dans la sensorielle.

Réactions visuelles. Ici encore Tattention motrice s'accompagne de fortes sensations kinesthésiques dans le bras et fournit un mouvement de réponse agréable par sa rapidité et sa précision ; l'attention sensorielle où M"* M. ne sent ni ne prépare son bras, engendre une réaction violente et mal adanté»* qui la secoue désagréablement. Mais, à l'inverse des réactions auailives, elle trouve l'attention motrice plus difficile parce qu'elle se sent tiraillée entre la nécessité de faire attention à l'aiguille et l obligation de tendre ses muscles. Il y a eu une séance où, au lieu de sensations kinesthésiques, elle n'a éprouvé dans l'attention motrice que la sensation tactile du bout de l'index sur le boulon et de la main sur la table ; les deux séries faites dans ces conditions ont fourni pour S-M une moyenne très faiblement négative ( — 3,8); si on les retranchait du tableau I, la différence S — M pour les 7 séries restantes s'élèverait à + 27,5 au lieu de 20,5.

Langage intérieuk. — M"*» M. est presque exclusivement motrice; images verbales d'articulation localisées dans le gosier, qui lui semble travail er constamment pendant qu'elle pense, au point d'y éprouver parfois de la fatigue. Très rarement verbo-auditive; pas du tout verbovisuelle. Imagination visuelle généralement excellente.

Ou peut dire que, abstraction faite du caractère mécanique et mal adapté de ses réactions sensorielles, explicable par sa hâte et sa crainte d'être en retard, M"** M. réalise le pur type classique de Lange, et que son attention motrice engendre bien chez elle la véritable réaction musculaire telle que l'entendait ce savant; une confirmation indirecte s'en trouve dans l'exception que font les deux séries visuelles où l'attention motrice a été simplement tactile au lieu de kinesthésique. La préférence instinctive et très prononcée que M"' M. a éprouvée dès le début pour l'attention motrice, la sépare complètement du groupe suivant.

2** Type moteur forcé. — Ici l'attention motrice, tout en préparant les muscles et abrégeant la réaction, nécessite un

effort, occasionne de la fatigue, et laisse au patient l'impression qu'il réagit volontairement, tandis que l'attention sensorielle est celle qu'il adopte spontanément et qui fournit la réaction la plus facile et la plus automatique en dépit de sa lenteur. Exemple :

M. B. (Genevois), étudiant en sciences, a fourni, en 3 périodes s'étendant sur un laps de deux ans, un peu plus de 1300 réactions, dont 40 séries comparatives (!25 auditives, 7 visuelles, 8 tactiles) qui toutes ont donné une valeur S- M nettement positive, qui a été en croissant avec le temps et a oscillé entre les extrêmes 25 (dans la première séance) et 95 (dans l'avant-dernière). Voir Tableau II.

RÉACTiOiNS AUDITIVES. — Attention sensorielle. Avant le signal, aucune sensation dans le bras, qui est flasque ; aucune image visuelle ; sensation de tension dans Toreille ; il attend le signal o: sans penser à rien » et sans pouvoir dire comment. A l'arrivée du signal, le doigt se révèle à la conscience en sensations internes et part automatiquement, sans volonté et sans secousse. — Attention motrice. Avant le signal, sensations kinesthésiques irés marquées dans tout le bras depuis leaoigt (qui est en per^ étuelle vibration) jusqu'à l'épaule ; sensation tactile du bouton ; parfois image visuelle faible et fugitive du doigt. Le signal provoque une réaction toujours volontaire, intense, s'accompagnant d'une secousse dans tout le bras et le corps. Tandis que l'attention sensorielle ne coûte aucune peine et pourrait se soutenir indéfiniment, l'attention motrice paraît à M. B. lac ice et forcée, et lui procure une double fatigue, à la fois musculaire (par les contractions du bras) et mentale (par l'effort nécessaire pour penser à son bras et détourner sa pensée du son, qu'il ne parvient d'ailleurs jamais à oublier entièrement).

TABF.EAi; II

M. B. (Genevois). — Type moteur forcé.

REACIIONS AUDITIVES

(25 séries)

REACTIONS TACTILES

(8 séries)

ATTBNTIOiN

vm

VM

vm

Sensorielle..

Moiricp

+ 57.8(vm: 14.4)

+ 51.6 (vm: 18.4) |

ATTEI

REACTIONS (7 s

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