REACTIONS VISUELLES
(6 sérif s)
ATTENTION
VM
vm
VM
vm
Sensorielle..
Motrice
(Centrale
-f 46.5 (xm: 24.3) 41 (vm: 13.9)
* Si de ce tableau on retranchait les 3 séries exceptionnelles ti^urant dans le taMeau IV, les valeurs de M pour les 17 séries auditives restantes ressortiraient respectivement h 360, 240 et 154, ce qui porterait S — M à + 120 et C— M à — 86.
avec indolence, ainsi que par une sensation de tension dans Toreille ; pas d'image visuelle ; aucune sensation dans le doigt, qui est complètement oublié. A Farrivée du signal, M. E. aie sentiment que son attention change de direction et se détourne de l'oreille et du son pour se porter sur le doigt, qui devient présent à la conscience sous forme de sensations internes et exécute une réaction voloi taire ; c'est comme si la tension préalablement ressentie dans l'oreille passait dans le doigt, lequel ne part pas tout seul, mais obéit à un ordre de la volonté.
Attention motrice. Avant le signal, la pensée est occupée exclusivement par le membre qui devra réagir : sensations internes de tension,^ quelquefois de crispation, dans le doigt, le po'gnet, l'avant-bras jusqu'aucoude ; cet état de contraction intense est fatigant; aucune image visuelle. A l'arrivée du signal, le doigt part absolument tout seul, mécaniquement,, sans aucune intervention de la volonté ; mais son mouvement n'est pas immédiat, M. E. trouve qu'il tarde un peu, comme si la contraction préalable trop intense était un obstacle à la rapidité d'exécution; en outre le signal, n'étant pas attendu, surprend le sujet et lui donne un sursaut dans le bras jusqu'à l'épaule.
Attention centrale. Avant le signal, il y a à la fois image auditive du son et souvent tension auriculaire (mais toutes deux moins accusées que dans l'attention sensorielle) et sensation kinesthésique dans le doigt, le poignet, et l'avant-bras (mais moins intense que dans l'attention motrice). L'arrivée du signal ne produit aucune surprise, aucun tressaillement, mais déclanche automatiquement le doigt qui part tout seul, sans aucun actede volonté, comme dans l'attention motrice. Quanta la relation entre l'image auditive du son ou la tension auriculaire, et les sensations musculaires du bras, M. E. ne trouve pas de mots adéquats pour l'exprimer, et il employé tour à tour des expressions comme celles-ci : le doigt et l'oreill»^ sont en relation, comme rapproch-'s l'un de l'autre ; il pense aux deux choses simultanément et cela fait une synthèse impossible à définir; son attention est en quelque sorte interne, elle a lieu dans sa tête et porte sur la synthèse de l'oreille et du doigt, tandis que dans les réactions sensorielle ou motrice elle est externe, projetée exclusivement dans l'oreille ou le doigt, etc.
L'attention centrale est beaucoup plus facile et naturelle que les deux autres, qui exigent un effort mental pénible pour faire abstraction soit du doigt, soit de l oreille. C'est l'attitude que M. E, adopte instinctivement. Vers la fin de la seconde période de ses expériences, sous l'influence d'une sorte de paresse ou dennui qui Tempôche de faire l'effort mental susdit, il se fige pour ainsi dire en attention centrale; dans cet état, les réactions ne lui coûtent aucune peine, c'est même pour lui un exercice agréable qui le berce paisiblement et qu'il accomplit machinalement en s'abandonnant au fil de ses pensées. Or on trouve que les groupes de réa< tions (toutes audiiives) fournis dans cette disposition d'esprit ne diffèrent plus guère les uns des autres, en dépit de la prescription reçue au début, mais presque tout de suite oubliée, et qu'ils se rapprochent de la moyenne des réactions centrales (v. tableau IV) ; ils donnent cependant des chiffres un peu plus élevés, ce qui montre qu'on a affaire là, conformément à la déclaration du sujet, à une attention centrale, non plus conccn-
TABLKAU IV
M. E. — AUenlion centrale spontanée (distraction).
REACTIONS AUDITIVES | (3 séries comparatives) |