‹ Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du Canada, etcChapitre 12 sur 14 · I. Jéss par Plessis » aux ce fut ment ; mitre · texte numérisé non relu

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applaudissements du clergé et de tout le peuple, et avec l’agrément du gouvernement. ” Mgr Hubert, le 19 juin 1788, informe le cardinal Antonelli, “ qu'ayant jeté les yeux sur M. C. F. Bailly de Messein, prêtre Canadien, qui depuis 22 ans, a servi dans le diocèse et dans les missions sauvages en qualité de grand-vicaire, il a eu la satisfaction de voir lord Dorchester entrer dans ses vues. ?? Après la mort de M. Bailly, le même prélat, dans une lettre au cardinal Antonelli, en date du 13 juin 1794, déclare que lord Dorchester lui a laissé toute liberté de choisir M. Pierre Denaut pour son coadjuteur. Une influence puissante, celle du Prince Edouard, était exercée pour empêcher que le nom de M. Plessis ne fût présenté à l’approbation du Saint Siége pour la coadjutorerie de Québec. Malgré cette opposition, Mgr Denaut faisait agréer au gouvernement l’homme que la voix publique désignait comme le plus digne de l’épiscor:at ; et le 20 septembre 1797, il informait le cardinal Gerdil de son heureux succès: ‘ La providence a eu soin de l’église du Canada ; j’ai obtenu pour coadjuteur un sujet versé dans les affaires ecclésiastiques, connaissant bien le diocèse... . et possédant d’ailleurs la confiance de la plus saine partie du clergé et l’estime des peuples. Il est prêtre-curé de la paroisse de Québec... et se nomme Joseph-Octave Plessis. ?? M. Turgeon a été pror'amé coadjuteur élu par Mgr Signay, au moment où ce prélat prenait possession du siége épiscopal de Québec. Lorsqu’cn apprit en Canada que quelques personnes s’opposaient en cour de Rome à cette nomination, d’un bout à l’autre de la province le clergé s’:mpressa de signer une requête au Souverain Pontife, demandant que ce choix fut confirmé. M. Turgeon était donc l’élu du clergé. Nous avons parcouru la listc des évêques qui ont gouverné le diocèse de Québec ; nous avons examiné les documents relatifs à leur élection, et à leur administration ; et sauf un ou deux cas douteux, nous ne trouvons rien qui vienne à l’appui de cette proposition de l’auteur : “ Plusieurs de ces choix

furent forcément imposés au clergé, et toutes les nominations, à peu d’exceptions près, eurent pour objet les membres de ce clergé les moins capables de soutenir le poids de l’épiscopat, et faits plutôt pour en déconsidérer le caractère auguste aux yeux des catholiques aussi bien que des protestants. ?

(P. 183, v. II.) ‘ Aussi vit-on que le clergé dans le diocèse de Québec, depuis la mort de l’archevêque Plessis, se laissa vivre sans ôser faire le moindre mouvement qui pâût le réveiller de cet engourdissement mortel.—(P. 236, v. II.) Le diocèse de Quèbec se laissait vivre et végétait comme une plante sans sève depuis la mort de Plessis. ?”

Et pourquoi le clergé canadien ne se serait-il pas laissé vivre? Ilfait bon jouir de la vie lorsqu’elle est forte et vigoureuse, comme celle que l’évêque Plessis avait soufflée au sein de son église. Le puissant balancier mis en mouvement par son génie catholique a continué sa marche ; il suffisait à ses successeurs d’empêcher qu’une main ennemie ou malhabile n’arrêtât les rouages si sagement combinés. (C’est ce que comprirent MM. Panet et Signay; et les résultats ont prouvé leur. prudence et leur discernement. Ils n’eurent qu’à donner des conseils, dictés par leur vieille expérience, et à laisser faire les agents actifs et intelligents qui étaient déjà à l’œuvre. Par ce moyen, le bien s’est opéré, sous la protection de Dieu, dans le silence et dans la paix.

Pendant l’épiscopat de ces deux prélats, des œuvres nombreuses ont été exécutées et menées à bonne fin. Le nouveau séminaire de Nicolet a été élevé ; bâti presqu’entièrement à leurs frais, cet édifice est peut-être le plus grand qu’il y ait dans le Bas-Canada. Le collége de Sainte- Anne a été fondé et a prospéré rapidement ; des écoles confiées aux soins des frères des Ecoles Chrétiennes ont été établies à Québec et avx Trois-Rivières ; plusieurs couvents ont été bâtis et ouverts pour l’éducation des filles à la Baie Saint Paul, à Sainte Croix, à Saint-Roch de Québec, etc. Plus de cinquante paroisses nouvelles ont

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