‹ Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du CanadaChapitre 11 sur 19 · AS À DE · texte numérisé non relu

AS À DE

paraît être Æybernis hybernior, car il ne se fait aucun scrupule de transformer en prêtre irlandais tous ceux de ses personnages qui, dans son roman, sont censés devoir montrer de l'énergie. C’est ainsi que, dans les rôles réservés aux prêtres de l'Irlande , il place à côté du protestant Mills, les Écossais MM. Alexandre Mac- Donell et Bernard Donaïd MacDonald, et le Pensyivanien M. Thomas Maguire. Quand il n’est pas bien sûr du courage de ses dramatis personæ, il en fait des Écossais ou des Canadiens. Les Français viennent à la suite des Irlandais dans son estime.

(P.9, v. IL.) « On lui signifia ensuite qu'il pouvait repartir pour le Canada, non avse le titre d’évêque de Québec qu’on ne lui reconnaissait pas, mais avec celui de surintendant de l'Église romaine : Superintendant of the Roman Church. » |

Les ministres de la cour de Saint-James n’ont jamais pris ce ton de mépris envers Mgr Briand, qui rend un témoignage bien différent à leurs bons procédés et à leur bienveillance. |

(P. 10, v. [E. Note.) « C’est l'historien Smith... qui fait malicieusement cette remarque sur la timidité de M. Briand. C’est lui aussi qui raconte que ce prélat, en s'adressant aux Canadiens à son retour, ne se présenta pas à eux comme évêque, mais comme un simple fuiseur de prétres, etc., ete. » |

Le mandement publié par Mgr Briand à son relour dément ce fait, puisqu'il y prend le titre d'évêque üe Québec.

Tout en condamnant « la méchanceté et la mauvaise foi protestantes des hommes du gouvernement, » el de M. Smith en particulier, l'abbé Brasseur reproduit iei

ME Tunis

= Àÿ =

leurs méchancelés, et les emploie comme des documents historiques. Il est vrai qu'elles valent la plus grande partie des autorités dont il enrichit ses citations.

On ne saurait découvrir par quel procédé logique il es arrivé à reprocher aux évêques de Québee le titre de Superintendant of the Romish Church, que prétendait leur donner le gouvernement anglais. Oserait-il faire un crime au cardinal Wiseman du bill des titres ecclésiastiques? Dans tous leurs mandements, dans toutes leurs lettres aux gouverneurs et aux ministres de la couronne, les évêques de Québec ont pris le titre de leur siége. L'administrateur Cramahé faisait remarquer à Fun de ces prélats, qu'ils étaient les seuls dans tout empire Britannique qui usassent d’unesemblable liberté sans être inquiétés. Les gouverneurs du Canada ainsi que Îles officiers civils de la colonie leur donnaient invariablement le titre d’évêque, ou d’évêque catholique de Québee. Les archives de l’archevêché de Québec fournissent les preuves les plus abondantes de ec fait. Le’ due de Kent, père de la reine Victoria, dans ses lettres au gouverneur Prescott, ne désignait Mgr Hubert que sous le titre d’évèque de Québec. Les prélats remplissaient un devoir en prenant publiquement et en toute occasion le titre de leur siége ; que leur importait les précautions dont s’entouraient les ministres de la Grande-Bretagne pour ne pas s’exposer aux attaques violentes du proteslantisme en Angleterre ?

(P. 19, v. IT.) « Toutes les nominations, à peu d’exceptions près, eurent pour objet les membres de ce clergé les moins capables de soutenir le poids de Fépiscopal. »

:: Voilà une proposition bien insultante pour Pépiseopal

eu lus ns.

ie il e de dait eun siaseurs nne, ége.

n de npire s être e les able- Quéissent ue de gou- » SOUS saient *asion tions tagne rotes-

id’exde ce Vépis-

seopal

nr Dodson dsl ie is ébénbémhhéé cé

Canadien. M. Brasseur à sans doute de puissantes preuves pour la soutenir. Toutefois celle qu'il donne ici est bien peu concluante, puisqu'elle est appuyée sur quelques expressions vagues, consignées par lord Durham dans son ménioire à la reine. « L’heureuse inluence de l'Église catholique a été limitée et affaiblie, » Avee de telles preuves, on luerait la meilleure des causes. Elles tombent d’elles-mêmes devant le respect des Canadiens pour leurs évêques, et les éloges que leur ont donnés les souverains pontifes.

(P.21, v. IL.) « En conséquence de cette résolution , le gouverneur fit valoir aux yeux de l'évêque Briand que le roi d'Angleterre ayant succédé à tous les droits du roi de France dans le Canada, il était juste que, comme lui, il eût à sa nomination le choix des évèques de Québec,»

« Le coadjuteur était proposé par l'évêque, agréé du représentant du roi en cette province, admis au serment d'allégeance.... confirmé par des bulles de la cour de Rome sur la postulation de l’évêque et sur le témoiynage du clergé, consacré dans la province même, prêt à succéder à l’évêque en cas de mort ou de résignalion.» Voilà ce que, dans un mémoire présenté au gouverneur Prévost, rapporte monseigneur Plessis, secrétaire des évèques Briand et d'Esgly, coadjutew de l'évêque Denaut, et qui connaissait parfaitement tout ce qui avait eu lieu dans le choix des coadjuteurs. Informé de ces procédés, le Saint-Siége, loin de les condamner, les à approuvés à plusieurs reprises. D'ailleurs le récit de M. Brasseur manque d’exactitude. Dans une de ses lettres, Mgr Briand rend compte d’une entrevue qu'il avait eue avec le gouverneur Carleton, au sujet de la nomination d’un coadjuteur : « M. Carleton vint hier me

Lt

se

Page 1