‹ Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du CanadaChapitre 15 sur 19 · CON · texte numérisé non relu

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moire, dans les conseils exécutif et législatif, ce sont des objets d À pon- dont il sent tout le prix, qu'il recevrait avec reconn&is-

ller en sance s'ils lui étaient offerts, et sur lesquels néamaoins

ource. il s'abstiendra de faire aucune demande particulière... »

CXlÉ- C'est au lecteur à juger entre Mgr J. O. Plessis, dont

à ces la mémoire est demeurée après plus de vingt ans, comme

re au- | celle du plus grand homme qu'ait produit le Canada, e1 SeUrS, | l'historien qui est forcé de faire l’aveu qui précède.

leurs | (P,135, v. IL.) & Le ministère britannique désirait lui même | accorder une pension qui Paidàt à soutenir son rang... eùne | on engagea le prélat à présenter une supplique (le méiberté moire) el il eut la faiblesse de le faire, tant il trouvait

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sSeurS retira fut une pension de mille livres sterling, et l'auto liques risation d’ériger quelques nouvelles paroisses dans son diocèse, entre autres celle du faubourg Saint-Roch, que si re- le prélat détacha de celle de Québec. » La paroisse de Saint-Roch de Québec a été érigée, s for- quatre ans après la mort de l’évêque Plessis, en 1829, etnon en 1813. D'ailleurs, ce que le prélat acquit fut la e soil bienveillance des gouverneurs, qui protégèrent son re à Église contre les attaques sourdes de la bureaucratie eront anticatholique, l'obtention de lettres-patentes pour le

séminaire de Nicolet, le consentement de l'Angleterre

à la nomination de quatre évèques suffragants de l'évè- | que de Québec ; ce sont d'assez beaux résultats quand on considère l'état de gêne où étaient alors tenus les catholiques, dans les autres parties de l'empire britannique. On en jugera par ce qui suit.

Pendant que le séminaire de Nicolet était ainsi conslitué légalement, en conséquence de la protection du gouvernement, un établissement du même genre était détruit dans une province voisine, où les catholiques ne Jouissaient pas du même appui. « M. Edmund Burke... avait tenté d'établir un collége catholique à Halifax, et l'édifice était terminé, lorsque des ordres du gouvernement, obtenus par l'intolérance protestante, vinrent en empêcher leuverture et l'admission des élèves... » (P. 110, v. L.)

(P. 117, v. IL.) « Depuis que l'évêque Hubert avail fait parvenir à Rome la réponse au sujet de l’établisse-

« ment de plusieurs nouveaux siéges épiscopaux dans le

Canada, la congrégation de la Propagande avait voulu

sonder le terrain, en faisant connaître aux évêques de |

Québec le désir qu’elle aurait eu de voir fleurir un cer-

ain nombre de nouveaux évêchés sur les vastes terriloires soumis à leur juridiction, et en leur donnant à entendre que Québec pourrait dès lors être érigé en mé-

tropole. » ;

Voilà encore un grief fréquemment reproché aux | évêques de Québec par auteur ; c’est celui qui semble affecter le plus péniblement ses nerfs. Selon lui, ces prélats auraient refusé d'engager le Saint-Siége à multiplier les évêchés et les évèques.

Ils v'avaient cependant songé, et songé sérieusement: et s'ils ont lardé à mettre leur projet à exéeution, ils ont

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Sans qu'aucune ouverture lui eût été faite à ce sujet

par la S, C. de la Propagande, Mgr Hubert avait concu le projet de travailler à cette division ; et il en écrivait au Cardinal Antonelli, le 24 octobre 1789 :

€ Avant de terminer cette lettre , il est de mon devoir d'exposer humblement à Votre Éminence un projet que J'ai concu depuis le commencement de ma visite pastorale , et qui n’est encore aucunement divulgué. Le diocèse de Québec... est d’une étendue très-considérable : ne pourrait-on pas le diviser en deux parties, el ériger, par exemple, en évèchéfsuffragant où indépendant du siége de Québec, la ville de Montréal?..., Je ne demande point sur cette question une réponse défini live... Seulement, je désirerais savoir si ce projet sera goûté de Ja cour de Rome... ; s'il est agréé, j'en poursuivrai l'exécution auprès du gouvernement britannique... Un autre motif qui m'engage à poursuivre l'exécution de ce projet, c’est que le gouverneur actuel, lord Dorchestér, est un homme sans préjugés contre les catholiques, ct plein de bonté pour les Canadiens.…

C'est une circonstance à ménager dans une affaire aussi délicate. »

Ce que M. B. regarde comme une suggestion du cardinal Gerdil n’est qu'une réponse à cette proposition de Mgr Hubert.

Des obstacles à cet arrangement, élevés par les ca-

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tholiques mèmes , forcèrent l'évêque à différer la mise à exécution de son plan favori.

« Dans des circonstances aussi diiciles, je n'ai osé ouvrir le projet que j'avais conçu, et que la S. C. avail bien voulu approuver , d'établir en Canada un nouveau siége épiscopal. L'impiété s'étend ici comme en Europe. Peut-être la divine Providence nous procurera-t-elle par la suite des temps moins orageux. » La date de cette seconde lettre au cardinal Antonelli, 8 novembre 1790, fait connaître l'ère des troubles dans laquelle l'Europe venait d'entrer, et les tempêtes qui allaient assaillir le siége de Pierre. Les communications entre le Canada et Rome étaient devenues hasardeuses et difficiles : les sujets de la Grande-Bretagne ne pouvaient iraverser en sûrelé le sol agité de la France. Et ce ne fut qu'après la conclusion de la paix, en 1815, que l'évêque Plessis put songer à aller lui-même traiter celte affaire avec les cours de Rome et de Londres. Un voyage qui le mettrait personnellement en rapport avec les autorités de la cour pontificale, et avec les ministres du roi d’Angleterre, lui semblait préférable aux lenteurs d’une correspondance épistolaire. Ayant mûri ses plans et pourvu aux besoins de son diocèse pendant son absence, l'é-

vêque Plessis partit pour l'Europe en 1819. Dans un

mandement du 5 décembre 1822, il annonce à ses diocésains les motifs et le résultat de son voyage.

« Notre principal objet était d'obtenir une division de ce diocèse , beaucoup trop vaste pour qu'un seul évêque püt le gouverner avec la santé la plus robuste, même assisté d’un coadjuteur aussi édifiant et aussi laborieux que celui que Dieu nous a donné dans sa miséricorde. grâce à notre jeunesse et à une santé longtemps soute-

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nue, nous avions parcouru plus de cinq cents lieues de territoire de l'Est à l'Ouest... Ce fut ce qui nous engagea à solliciter, en 1819, une division du tout en cinq diocèses...

« Ce plan, extrêmement goûté, suggéré mème en partie par la cour de Rome, n’entra point dans les idées de celle de Londres, qui consentait bien que l'autorité ceclesiastique fût partagée en plusieurs, mais voulait que le gouvernement n’eût affaire qu'à un seul, Le Saint- Siége, cédant aux circonstances, crut devoir mettre ce diocèse sur le même pied que celui de Wilna en Lithuanie, dont l’évêque a sous lui quatre suffragants.... qui se partagent quatre différents distriets de son diocèse, et y exercent sous sa dépendance toute la juridiction épiscopale. »

M. B. remarque (p. 223, v. Il) que si l'on contesta plus tard à M. Lartigue la juridiction incertaine qu'il voulait établir comme évèque auxiliaire suffragant de Québec, & la faute principale devait en revenir à celui qui avait cru pouvoir ainsi jeter les bases de l’épiscopat à Montréal. » Se croirait-il donc plus catholique que le Pape, et voudrait-il condamner ce que, pour le plus grand bien de l'Église du Canada, le successeur de Pierre crut devoir établir, lorsque les circonstances ne lui permettaient pas de faire davantage”? Nous ne sertons pas surpris que la cour de Rome fût aussi accusée de t1midité, pour n'avoir pas suivi les plans hardis que trace dans son cabinet l'historien du Canada. Les évêques de Québec pourraient à bon droit se réjouir d’être condamnés en aussi bonne compagnie.

(P. 117, v. IL.) « Quelque attrait qu'il eùt pour les distinctions, l’évêque Plessis... répondit à la Propa-

wande.….que l'élatde l'Église catholique en Canada était

encore trop précaire et offrait trop de motifs de défiance aux Anglais. pour qu'ils ne vissent pas de mauvais œil celte Église changée en métropole. »

I nous semble que l'évêque Plessis, en refusant le litre d’archevèque, parce que son Église serait exposée à en souffrir, ne montre pas un attrait bien vif pour le.

distinctions. Si, comme le dit l’auteur, il s’est trouvé en

position d'obtenir tout ce qu’il aurait voulu du gouvernement, pourquoi aurait-il laissé échapper une si belle occasion de satisfaire ses désirs ambitieux, s'il en avait eus? Mais non! lâme de Plessis était grande et trop chrétienne pour s'occuper de frivoles distinctions. Modèle de sou clergé, 11 sut pratiquer lui-même lhumilité qu'il recommandait si souvent el si fortement à ses prêtres. Pour l'honneur et la paix de son Église, il aurait gaiement sacrifié tous ses titres et sa vie même.

(P.147, v. IL.) « Partout où Plessis avait porté ses pas, il avait entendu les cris et les plaintes de ces malheureux : il avait sans doute promis de les soulager; mais le fit-11? Et d’ailleurs le pouvait-il? »

L'écrivain fait ici allusion aux habitants des villages canadiens du Nouveau-Brunswick, de l’île du Prince- Édouard et de la Nouvelle-Écosse. Dans un temps où les | prêtres étaient si rares en Canada , que plusieurs desser- |

vaient deux et trois paroisses renfermant trois ou quatre mille catholiques, il était impossible à l’évêque de multiplier les missionnaires dans les parties de son diocèse où une faible population était éparse sur un immense territoire. Le missionnaire visitait régulièrement, deux fois par année, les différents pelits postes qui lui étaient confiés, et qui s’échelonnaient sur une côte de 100 à

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150 licues détendue. La création d'un ou de plusieurs évêques, dans ces temps et dans ces lieux, n'aurait pas amélioré la position des catholiques, parce que les nouveaux prélats auraient été , plus que les évêques de Québec, dépourvus de prêtres, et de secours pour subvenir amplement aux besoins des missions. Après la division des diocèses, opérée en 1819, le Canada a long- Lemps fourni, malgré sa pauvrelé, des missionnaires aux provinces du golfe Saint-Laurent. À plusieurs reprises, Mer Plessis et ses prédécesseurs avaient essayé d'attirer des prêtres dans leur diocèse, pour le service des missions; c’est ainsi que Mgr Hubert appelait auprès de lui quelques-uns de ces ceclésiastiques cstimables que la révolution française avait forcés de “expatrier. Une vingtaine d'entre eux S'étaient fixés dans notre pays, qu'ils ont édifié, pendant de longues années, par leurs vertus et leurs travaux apostoliques (1).

Vingt prètres de plus ne pouvaient suffire aux nécessités croissantes d'un diocèse qui aurait pu en employer une centaine. En 1806, Mgr Plessis s’adressait au général des jésuites, à Saint-Pétersbourg, pour le prier d'envoyer quelques membres de la compagnie au secours des missions de la Nouvelle-Écosse et du Haut- Canada, et il n’en put obtenir un seul. Avec la meilleure volonté, pouvait-il faire davantage? Les nouveaux évêques ont-ils trouvé les moyens de secourir plus efficacement les Canadiens”?

(P. 138, v. IL.) « L’évèque visita tous ces débris (à

1) Le dernier de ces vétérans de la foi, le vénérable 4.-D. Daulé, vient de descendre dans Ja tombe, comblé d'années et de mérites, après avoir passé

près de soixante ans au milieu des Canadiens,

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Loui$bourg). Malgré lu, il sentit qu’il avait encore quelque chose de français dans le cœur; et avant de quitter cette triste plage, il se mit à genoux avec les prêtres qui l’accompagnaient. »

L’évêque Plessis s’est toujours fait gloire de descendre de ces aventureux enfants de la Normandie et de la Bretagne, qui s'étaient créé une nouvelle palrie au sein des forêts de la Nouvelle-France, sans renoncer aux souvenirs de la vieille France, leur mère-patrie. Mais il ne regreltait pas que la Providence, en séparant la colonie de la métropole, eût mis la première à l'abri des idées philosophiques du xvini* siècle, ainsi que des bouleversements causés par la révolution française. Le Canada qui, sous le règne de la terreur, aurait vu ses prélres forcés de s’expatrier, eut le bonheur de servir d’asile à quelques-uns de ceux que la France avaitexpulsés, el il put conserver en paix sa foi el ses mœurs antiques.

(P. 149, v. IL) « Un nouveau collége s'était ouvert dans le district de Montréal, dont il devint bientôt la principale ressource : c'était eclui de Saint-Hyacinthe d'Yamaska. »

Nous aimons à reconnaitre les services importants que le collége de Saint-Hyacinthe à rendus à la religion, à là patrie et aux lettres; mais nous ne consentirons pas, comme l’auteur, à oublier la part distinguée que le collége de MM. de Saint-Sulpice a prise à l’avancement des études classiques et théologiques dans toute la province.

Au moment où un violent incendie consumait l'église de Saint-Roch, « l'évêque était accouru sur le lieu du désastre; son cœur souffrait, mais son œil restait impassible. — Quel malheur ! s’écriait l’un des marguilliers

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ne en se tournant vers lui, — C'eùt été un bien plus grand mal si vous aviez commis un péché mortel, répondit-il aussitôt. » (P. 150, v. I.)

Voilà un de ces mots profondément chrétiens devant lesquels on doit se taire, quand on ne sait point les apprécier convenablement. L'auteur n’a su faire ni lun hi l'autre. Il a voulu ajouter un commentaire, qui est bien propre à refroidir l'admiration. « Ge trait, dit-il, peint la tournure de lesprit de M. Plessis, et ce qui faisait le fond de son caractère. » M. B. n’a pas cru à propos d'expliquer ce qu'il entend par cette phrase.

(P. 171, 172, v. I.) « L'évôque Lartigue espérait qu'il pourrait continuer, après son sacre, à résider, comme auparavant, au milieu des prêtres de celle communauté (Saint-Sulpice), à laquelle il avait si longtemps élé allaché.. Les directeurs et le supérieur de Saint- Sulpice lui firent observer... que la résidence parmi eux dun prélat, supérieur par sa dignilé au supérieur lui-même, était non-seulement incompatible avec les règles de la communauté... mais encore qu’elle était de nature à menacer l'existence même de Ta communauté dans l'avenir... C’était à une conséquence trop visible de cette situation, si elle avait dû exister, et chacun comprenait fort bien que ie séminaire de Saint-Sulpice aurait été promptement chansé en une collégiale, dont les chanoines auraient été les membres de la communauté, ou en une espèce d’abbaye en commande, dont l’évêque aurait été Pabhé commendataire. »

Que l’on compare cette dernière réflexion avec celle que lPauteur fait touchant un eas analogue (P. 11, v. Il) ; « Aussi, est-ce à dater de l'évêque Briand, que les évêques ont commencé à demeurer généralement

des au sémmnatre de Québec... coutume louable qui exista jusqu'en 1847. »

Nous ne suivrons pas M. B. dans le détail des conleslations qui furent suscitées à l’évêque de Telmesse après son sacre; nous nous contenterons de faire remarquer qu'elles s'appuvatent, nom pas sur le droit canon Lel qu'il est entendu à Rome, mais sur les interpré- Latows qu'en ont dommées les parlementaires de France, L'opposition ne renfermait dans son sem que peu de prètres des campagnes, et ne présentait rien de bien formidable hors de la ville de Montréal.

La mort inattendue de Plessis plongea dans un deuil général les villes et les campagnes. Malgré lui, quelquefois, mais néanmoins toujours avee son concours, de grandes choses s'étaient opérées durant son épiscopat, à l'avantage de l'Église en Canada.» (P. 179, \. 1E.)

Ne pouvant louer sincèrement un évêque de Québec, l'historien trouve à chaque instant le moyen de contredire, lorsqu'il revient à lui-même, les aveux favorables que la foree des choses lui à arrachés. Que signifie cette observation : « Malgré lui, mais toujours avec son concours; » comment expliquer ces contradictions manilestes dans la description du caractère de l'évêque Plessis? Tantôt c'est un homme qui se fait connaître par sa roideur et son inflexibilité, qui fait devant son regard Lrembler tous ses subordonnés, qui prend d’une main ferme la conduite de l'Église du Canada, qui fait plier loutes les volontés devant la sienne, qui déploie une louable énergie dans des circonstances où il pouvait croire son Église menacée ; tantôt il a besoin de s’enlourer d'hommes qui le poussent et le secondent, if es!

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plein de souplesse, de préjugés timides ; et il n'a manqué d’être un grand homme que paree qu'il n'a pas eu assez d'énergie et qu'il s'est laissé dominer par des craintes serviles, L'auteur semble porté tour à tour à le Jouer ou à le blâmer, suivant que la vérité ou les préventions prennent le dessus dans son esprit.

Qu'on lise la page 123, v. I, dictée dans un bon moment, et l'on se convainera que peu d'hommes ont été plus dignes que Plessis de remplir les sublimes fonclions de l’épiscopat, et que les Canadiens peuvent à bon droit le proclamer le premier honime de leur pays. En quelque partie de la chrétienté que la Providence eût voulu lui assigner un siége épiscopal, il aurait été un grand et illustre évêque.

L'hislorien à fait un mauvais choix des conseillers étrangers dont il l’entoure, et à qui il attribue une partie de sa renommée. « Tels furent, dit-il, p. 179, v. I, Edmund Burke, de la Nouvelle-Écosse, M. M-e-Donell, de Kingston, l'abbé Lejamtel, les deux frères Desjardins, MM. Robert, Maguire, etc... » Plessis devint évéque de Québec en 1806, et Edmund Burke était passé en 1801 dans la Nouvelle-Écosse, où il est demeuré jusqu'à sa mort; M. Mac-Donell résidait à 240 milles de Québec ; M. Desjardins, l'aîné, était parti pour la France en 1802 ; M. Lejamtel, missionnaire au Cap-Breton, ne vint résider en Canada que dans l’année 1847, époque à laquelle il fut nommé curé de Bécancour, à 96 milles de la ville épiscopale ; ce vénérable missicnnaire, d’ailleurs, n’était pas homme à conduire un diocèse ; M, Robert, conne nous avons dit, était Canadien. Sur la liste des conseillers de l'évêque, telle qu’elle est présentée par l'auteur, il ne reste que M. Desjardins, le jeune, et

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