‹ Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du CanadaChapitre 16 sur 19 · STE · texte numérisé non relu

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es TR M. Maguire, qui tous deux étaient dignes de la plus grande confiance, mais qui n'ont jamais prétendu parlager la renommée de Mgr Plessis, Le prélat aimait à les admettre dans ses conseils avec quelques autres prêtres estimables, MM. Turgeon, Demers, Parant, etc... , mais il n'acceptait d'eux que des avis ; les décisions étaient réservées au jugement de l’évêque, et étaient mises à exéeulion par la force de cette volonté qui faisait plier toutes les autres.

(P. 182, v. IT.) « A peine l'archevêque Plessis eut-il rendu le dernier soupir, qu’un courrier portant la nouvelle de sa mort fut expédié à l’évêque de Saldes, son coadjuteur.... Le clergé se réunit, el trois noms furent présentés au gouverneur, selon la coutume adoptée auparavant: celui de M. Demers... de M. Turgeon.... et de M. Signay, curé de Québec... Il fallait trouver le moyen d'imposer au Canada un évêque qui n’eût pas, lorsque l'occasion s’en présenterait, toute la foree d'âme nécessaire pour réclamer les siens et ceux de son peuple.…. En présence du refus de M. Demers, le gouver neur-général n'eut donc autre chose à faire qu’à écarter M. Turgeon, que l'on pouvait redouter comme ayant encore trop de caractère ; et le lendemain de l'installation de M. Panet comme archevêque de Québee, celui-ci présenta M. Joseph Signay pour son futur coadjuteur. »

M. Brasseur cherche toujours à ramener sa thèse favorite : que les évêques étaient imposés au diocèse de Québec par le gouvernement. Or, cette élection est la meilleure preuve du contraire. Voici les faits tels qu'ils se sont passés ; on pourra les comparer avee le récit de l'auteur.

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Au moment où Mgr Plessis mourut, l'évêque de Saldes élait à Québec depuis plusieurs jours, travaillant à déposer sa charge de eoadjuteur sur des épaules plus jeunes. Les deux prélats avaient déjà proposé deux noms, ceux de M. Jérôme Demers et de M. Turgeon, qui avaient été agréés par le gouverneur lorsque le décès inattendu de Mgr Plessis força l'évèque de Saldes à monter sur le siége de Québec.

Un troisième nom fut alors ajouté, par Mgr Panet, aux deux premiers déjà désignés pour la coadjutorerie; ce fut celui de M. Signay. M. Demers refusa péremptoirement ; M. Turgeon fut ensuite vivement pressé daccepler la mitre et par l'évêque et par le gouverneur, qui lui adressa à ce sujet une lettre extrêmement flatteuse. Un second refus aussi formel que le premier vint encore briser les espérances du clergé. Enfin, M. Signay, troisième sur la liste, se décida à ne pas refuser, après avoir montré beaucoup d'hésitation. Cette exposition réelle des faits prouve bien que le choix de l'évêque était admis sans diffieullé par le gouverneur.

L'auteur avoue lui-même (p.116, v. I) que le choix de M. Panet avait été fait non par un gouverneur, mais par Mgr Plessis. On voit que la proposition générale (p. 19, v. ID) « que tous les évêques et archevèques de Québec, depuis l'abbé Briand, ont été choisis par les gouverneurs du Canada, » éprouve une exception, toutes les fois qu’une nomination.a lieu. [l est étonnant que les archives de l'évêché de Québec contredisent au-

jourd'hui ee qu’elles ont appris à M. Brasseur. En con-

sultant les dociitaients officiels, en effet, voici ce que l’on découvre : — M, Briand fut choisi pour évêque le 11 septembre 1764, par le chapitre de Québec. » Le

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