‹ Observations sur un ouvrage intitulé Histoire du CanadaChapitre 6 sur 19 · DER ES · texte numérisé non relu

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loire ecclésiastique au séminaire de Québec, membre de plu sieurs sociétés savantes en Europe eten Amérique, ete., ele.» © ‘ie longue enfilade de titres, si justement mérités, #1 ee que nos voisins les Yankees décorent pittoresquement du nom de « humbug. » M. Brasseur comprend la valeur de ce mot, puisqu'il entend et parle facilement la langue anglaise. |

Cependant M. le grand vicaire de Boston voulait grossir son portefeuille avant de retourner aux foyers palernels. Le Mexique, avec ses souvenirs historiques, avec ses manuscrits conservés dans les monastères, les collégiales, les cathédrales, présentait un morceau appétissant à un homme qui désire faire de l’histoire ct vendre ses livres. M. Brasseur se laissa tenter et fit voile vers la terre des Montézuma et des Santa-Anna, révant poésie, histoire, réforme sociale ct religieuse en faveur des pauvres Mexicains. Eh bien! là encore, il \ eut mécompte pour lui; il fut plus mal compris au Mexique qu'il ne l'avait été au Canada; car peu de temps après son arrivée, les autorités ecclésiastiques adoptérent des mesures pour se débarrasser et du réformateur et de ses théories. Après avoir secoué la poussière de ses souliers, il repasse la mer, emportant des notes précieuses pour l’histoire du Mexique et de son Église.

Les lettres ont le précieux avantage de consoler l'homme dans ses adversités : M. Brasseur se souvinl à propos de cette réflexion de Cicéron ; et après sa renlréc en France il trouva des consolations, en s’oceupant à coudre ses extraits et ses notes de voyage, avee des” pages arrachées à Charlevoix, à Bancroïît, à Smith, à Montgomery Martin. Le résultat de ses veilles a paru en 1852, sous le titre d’ÆHistoire du Canada, de son Eglise

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et de ses missions, elc., elc., écrite sur des documents inédits, compulses dans les Archives de l'Archevèché et de la ville de Québec, « Publication de la Société de Saint- Victor pour la propagation des bons livres. »

Voilà certes un titre capable de satisfaire les plus difficiles : sujet intéressant pour la vieille France ; documents inédits; protection d’une société formée pour la propagalion des bons livres ; et puis un auteur, qui est Grand-Vicaire, ancien professeur d'histoire ecclésiastique, membre de plusieurs Sociétés savantes d'Europe et d'Amérique. Cela promet quelque chose de neuf, d’utile et de conforme aux règles de la justice et de la vérité.

Après avoir suivi l'historien dans la collection de ses matériaux, après avoir admiré le titre de son livre, passons à l'ouvrage même, et voyons s’il répond aux espérances que nous avons conçues.

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