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Les tableaux I, II et III sont destinés à faire sauter aux yeux les différences observées, au point de vue de la morbidité, de la température, du pouls et de la durée du séjour à l'hôpital, suivant qu'il s'agit de femmes traitées avec ou sans injections vaginales prophylactiques. — A.= injections prophylactiques. — M A= pas d'injections prophylactiques.
Le tableau I donne le pourcentage proportionnel des injectées et des non injectées ayant eu de la fièvre pendant les suites de couches.
Le tableau II indique combien de fois des températures de 38-1 à 38,5 ; de 38,6 à 39 etc. ont été relevées en moyenne pour une accouchée de chaque catégorie.
Dans le tableau III le pouls et la prolongation de séjour au-delà du 10* jour sont indiqués d'après les mêmes principes. (Krônig)
N. B. — Pour les femmes injectées la mortalité a été de 0,28 %; pour les non injectées, de 0,06 %.
Sur 93 opérées non injectées, 46, soit 49. 46 "/„ eurent des suites de couches anormales.
C'est donc cette fois une différence de 6,24 °/0 au désavantage des parturientes non désinfectées dont la mortalité est aussi plus considérable.
Pour expliquer cette différence, Krônig invoque le plus petit nombre de cas (93 contre IIS) et certaines modifications apportées dans les indications opératoires (?).
D ailleurSjS'empresse d'ajouter Krônig, que ces chiffres gênent un peu, si nous comparons la
morbidité dans les deux groupes pour les cas où le périnée fut suturé, l'avantage revient aux femmes qui n'ont pas eu d'injections vaginales. Pour 21 injectées la morbidité fut de 38°/0, tandis qu'elle ne fut que de 34,6 °/0 chez les non injectées.
En résumé Krônig affirme qu'on ne saurait trouver dans la sécrétion vaginale des femmes grosses de quoi faire une autoinfection à streptocoque, à staphylocoque, à coli-bacille.
b. Saprophytes aérobies de la vulve et du périnée
D'où viennenl donc, outre les staphylocoques ,i les coli-bacilles,ces streptocoques rencontrés dans la sécrétion des femmes grosses, par Burkhardi dans 4 ° „ des ras.
Steffeck
Burguburu
Wahle
Witte
Kottmann
Walthard
27 " „ des ras '
Sans doute de la vulve, répond Krônig,de la portion cutanée du tractus génital.
Là comme ailleurs, plus qu'ailleurs, la peau doit les héberger à l'état de saprophytes, a Vous les introduisez dans le vagin par une technique défectueuse. Naturellement vous devez les y retrouver, t
Celle objection technique frappa Withridge Williams qui, en 1893, avaii retiré de la sécrétion vaginale des femmes grosses le streptocoque dans 20 % et le staphylocoque clans 53 °/° des ras.
S. mis y mettre d'amour-propre, il a repris ses recherches en IS'.IS, en suivant aussi exactement que possible la méthode de Krônig.
Et voici que sur 92 cas, il n'a plus trouvé une seule fois le streptocoque : 2 luis seulement il a pu cultiver le staphylocoque blanc.
Depuis lors il s'attache à convertir ses compagnons d'erreur, et à leur prouver que Krônig est dans [e vrai lorsqu'il 1rs accuse d'avoir infecté eux-mêmes le mucus vaginal à l'aide de saprophytes cutanés.
En 1893, comme tous 1rs observateurs qui l'avaient précédé, Withridge Williams recueillait la sécrétion à l'aide d'un spéculum cylindrique- en verre stérilisé, à tra\ ers lequel il faisait une prise sur des points >^- la muqueuse qui paraissaient n'avoir pas eu de contact avec I extrémité du spéculum.
In L898, il s'est exclusivement servi de la cuillère spéciale de Menge .
El pour se convaincre des causes <1 erreur •!<■ ses recherches antérieures, il recueillit sur 2j femmes grosses non examinées antérieurement :
1° avec une aiguille de platine un peu de sécrétion des lèvres de 1 hymen el de 1 . • surface externe des petites lèvres ;
2° la sécrétion vaginale :
aj avec le spéculum de verre stérilisé,
bj avec la cuillère de Menge.
Faisant ensuite du tout des lamelles et des plaques d'agar, il a constaté ce que je résume dans le tableau ci-dessous :
MlCnOBES PATHOGENES.
[Streptocoques, Staphylocoques, Bacterium coll.)
Sécr. vulv:
Sécrétii ii vaginale
au spéculai
avec le tube de Menge
Il est donc évident que les bactéries pyogènes qui se rencontrent dans la sécrétion vaginale prise au spéculum, alors qu'elles n'existent pas dans la sécrétion recueillie a\ ec le tube de Menge', viennent de la vulve.
Et l'on doit, dit Withridge Williams, faire de sérieuses réflexions sur cr faii que lorsqu'il va des bactéries à la vulve, ce qui est très commun, il v a 50 chances sur Kto pour qu'un objet aseptique pas pins gros que 2 doigts, introduit dans le vagin, y entraîne ces bactéries qui ne s'y trouvent pas normalement .
Mais alors si Krônig et Withridge Williams peuvent nier l'auto-infection d'origine vaginale par streptocoque, staphj locoque, bacterium coli, ils démontrenl du même coup la possibilité de l'auto infection d'origine vulvo-périnéale.
Laquestion est simplement déplacée. Il s'agit de savoir si ces bactéries vulvo-périnéales peuvent, pendant l'accouchement ou les premiers jours (\f> suites de couches, pénétrer dans le
canal vagino-ulrrin .
Une fois là il suffira cru'elles ascensionnent,