‹ Obstétrique journalièreChapitre 132 sur 157 · I.J ■ 1fi · texte numérisé non relu

I.J ■ 1fi

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Tableaux comparatifs de la Température

et du Pouls

dans les Infections g-onococciques et streptococriquos

( Krûnig ).

Le Tableau I montre les différences de température dans les diverses infections : g= gonocoque de Neisser — An= bactéries anaérobies — st= streptococcus pyogenes.

La hauteur de chaque ordonnée indique combien de fois (voir les chiffres en marge) des températures de 38 à 38°5 ; de 38,6 à 39; de 39 à 39,5; 39.6 à 40; au dessus de 40 ont été atteintes par une accouchée de , haque catégorie dans le cours des suites de couchés.

La différence de gravité des infections streptococciques d'une part et des infections à gonocoques de l'autre s'accuse surtout pour les hautes températures.

Tandis que pour les températures entre 38 et 38,5, le rapport de fréquence est 3,80 à 1,5; il est de 1,89 à 0,15 pour les températures de 39,6 à 40 ; et enfin de 1,4 à 0,01 pour les températures au dessus de 40.

Le Tableau II indique le pouls d'après les mêmes principes. Pour les jours de soins (Verpflegunstagei la hauteur de l'ordonnée indique directement le nombre moyen de jours de soins (chiffres de droite] au delà du 10' jour.

Tafel II.

ùber fiO.o

St. An G St. An G. St.An.G SLAn.G St-1n.G

SI An o SI An G St. Ail G St. An. G,

GENERALISATION DU GONOCOQUE

On s'est même demandé depuis quelque temps si le gonocoque ne pouvait pas faire plus encore et donner lieu, comme le streptocoque, à une infection métastatique .

Les observations de Leyden.de Golz,de Councilmann, de YVinterberg laissent quelques doutes, quant à la possibilité de la généralisation du seul gonocoque par la voie sanguine. His, avec la plupart des auteurs que je viens de citer, avec Morel et Dérignac, admettait qu'en pareil cas le gonocoque n'agissait pas seul, qu'il était associé à d'autres espèces microbiennes de virulence supérieure, le streptocoque par exemple. Ce dernier, jouissant d'une puissance d'invasion bien plus grande, prenait les devants et préparait le terrain à recevoir secondairement le gonocoque.

Mais les cas de Finger, de Thayer et Blumer, de Michaelis, vinrent battre en brèche celteexplication. Et voici que tout récemment Jean Halle, dans sa très remarquable thèse sur la bactériologie du canal génital de la femme, vient de rapporter une observation qui nous parait lever tous les doutes.

Une femme de 30 ans entre le 22 mars 1898 dans le service de M. Rendu, à l'hôpital Necker, présentant, avec les signes physiques d'une métrile insignifiante, l'état général d'une septicémie grave.

L'examen seul du liquide utérin (10 avril), en décelant la présence du gonocoque, a révélé la nature du mal. L'apparition rapide d'un œdème phlegmoneux, d'une périarthrite du coude (12 avril) vint confirmer le diagnostic et montrer en même temps la virulence singulière du gonocoque, en général assez bénin.

La périarthrite ayant été ponctionnée(ioavril), les cultures anaérobies permirent d'isoler de la sérosité louche, à l'état de pureté, des gonocoques de Neisser tuant les souris en quelques heures.

Une fois la périarthrite incisée (14 avril) et l'œdème disparu, la persistance de la fièvre hectique, des frissons ont démontré la pullulationde l'agent infectieux dans le sang, et fait pressentir l'imminence d'une endocardite végétante que l'on a pu reconnaître et suivre, jour par jour.jusqu'à la mort.

« Cliniquement, dit Halle, toutes les étapes de 1 infection ont été notées avec la précision d'une véritable expérience qui s'est déroulée sous nos yeux pendant six semaines. »

Après la mort, le même organisme fut retrouvé à l'état de pureté dans les végétations de l'endocarde, dans le péricarde, partout où existaient des lésions inflammatoires. Dans toutes ces lésions le gonocoque s'est montré avec son caractère constant et sa morphologie spéciale; nulle part il n'existait d'association microbienne.

C'est le premier cas où cette double recherche a été poursuivie, anatomiquement et expérimentalement, avec un résultat aussi précis et aussi démonstratif.

Cette observation met donc hors de doute la réalité de l'endocardite infectieuse due au seul gonocoque. Un seul point reste obscur : la cause en vertu de laquelle, chez cette femme, le gonocoque hébergé par l'utérus a pris tout à coup une virulence si particulière.

Le fait capital, au point de vue prophylactique, c'est que chez une femme n'ayant aucun signe actuel de métrite, chez qui ni à l'examen de l'urèthre, ni à celui des glandes de Bartholin ou du vagin on ne retrouve de traces de blennorrhagie,il puisse exister dans la cavité cervicale, dans un liquide absolument limpide comme de l'eau, il puisse exister, disons-nous, des gonocoques capables de donner naissance à une telle infection généralisée. Retenons-le ; cela nous servira tout à l'heure à poser les règles de la prophylaxie.

Mais ce n'est pas à ce seul point de vue d'une généralisation, après tout très exceptionnelle, que la gonorrhée nous intéresse, nous accoucheurs.

Nous devons nous demander si la sécrétion vaginale gonorrhéique ne peut pas, au cours de la grossesse, constituer un milieu de culture favorable pour les microorganismes pyogènes qui plus tard, au moment de l'accouchement, pourront déterminer une auto-infection puerpérale.

C'était l'opinion de Dôderlein.

Mais les recherches de Krônig vont à rencontre de cette thèse. Ayant examiné bactériologiquement les sécrétions vaginales de femmes enceintes atteintes de gonorrhée cervicale démontrée, il n'y a trouvé ni streptocoques, ni staphylocoques, ni bacterium coli. De telle sorte qu'il conclut à l'innocuité de ces sécrétions, au point de vue de l'auto-infection par ces espèces pyogènes, et à l'inutilité, voire au danger (qu'il n'explique pas), soit d'un traitement du catarrhe vaginal gonorrhéique pendant la grossesse, soit

M rO-INFECTION. — GONOCOCCIE PUERPERALE

d'une désinfection préalable avant les manœuvres intra-utérii

Il va même jusqu'à considérer comme extra-

ordinairement rareunc infection deutéropathique,

par germes pathogènes, surajoutée à une endomé-

trite gonococcique. Il n'en a pas vu un seul

iple sur ses ■<<* cas.

Admettons, pour un instant, l'inutilité pour la mère de la désinfection du vagin el du col dans la gonorrhée '

Peut-on raisonnablement soutenir que la désinfection ne sert pas à l'enfant ?

Sur ces 50 accouchements de femmes gonorrhéiques, Krônig compte 45 enfants vivants.

m, soit20°/o eurenl de l'ophtalmoblennorrhée spécifique. Le gonocoque fut mis en évidence dans le pus oculaire.

Dans un cas rupture prématurée des membranes, 3 jours avant; pas d'injections prophylactiques l'infection paraîl s'être faite dans l'utérus : il v avait un écoulement purulent et les cornées étaient déjà troubles à la naissance. Malgré un traitement énergique l'enfant a perdu la vue.

7 fois l'ophtalmie débuta le 3e jour et 1 fois seulement le 6e jour.

C'est donc habituellement pendant l'expulsion que se fait l'infection.

Ces huit derniers enfants guérirent grâce à un traitement serré. Mais une fois (début le 6e jour,

fe te injectée au lvsolj.il y eut propagation de

l'infection au nez, à la trompe d'Euslache ri à l'oreille moyenne 18e jour . Dans le pus, recueilli après perforation du tympan, on n'a pas rencont ré le gonocoque. Mais Krônig ayant inoculé ce pus dans l'urèthre d'une femme moribonde carcinome inopérable) a vu le 3e jour se développer une uréthrite à gonocoques.

Dans 5 ras sur les 9 rapportés ci-dessus, le vagin avait été prophylactiquement injecté au lysol à 1 °l„ : l'ophtalmie n'en survint pas moins le 3' jour.

Krônig conteste donc l'influence prophylactique heureuse des injections antiseptiques vaginales signalée par quelques auteurs.

Kl pour expliquer la fréquence des ophtalmies blennorrhagiques observées à Leipzig, il invoque : «l'abandon, dansun but de recherches, delà méthode de Crédé et la substitution au nitrate d'argent des lavages oculaires à l'eau pure. ■>

La démonstration de Krônigncrus parait manquer de rigueur. Et nous persistons à considérer

iinii utile, ne fût-ce qu'au point de vue de la

prophylaxie de l'ophtalmie des nouveau-nés, la désinfection par le sublimé du canal parturient.

Fin

C'est la Ggure 384 grandie d'un tiers.

Gonococcus de Neisser 1879 ou micrococcus gonorrhese ;i l'intéi ieur

d'une cellule q n renferme plus

»lf cinquante.

D'un diamètre moyen de 0 l u ils sont pour la plupart réunis par couples il i i .)< >< oquei ,el fi sur la droite de la cellule, 3 ou I petits i ■ .

« [haque i oci us est oi al et l'une de rai de I tee elle cral i

litre du couple, est aplat

. haricot).

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