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ANTISEPSIE DU PÉRINÉE, DE LA VULVE, DU VAGIN

Le crin de Florence traité de la même façon est parfait, à défaut de catgut aseptique, poulies sutures éventuelles du périnée.

Comme topique, pour oindre le doigt ou les

mains, la vaseline est actuellement d'un usage courant, au sublimé à 1 p. 1000 ou à l'acide phénique à 1 p. 30.

A défaut de vaseline antiseptique, touchez avec les mains humides de solution antiseptique.

b. Contre V auto-infection

Antisepsie de la vulue et du périnée.

En premier lieu il faut, autant que possible, désinfecter les organes génitaux externes et le périnée où vivent à l'état de saprophytes, prêts à être poussés dans le vagin au cours du toucher le plus aseptique. ou à pénétrer dans les plaies périnéales et vulvaires.des streptocoques, des staphylocoques, des coli-baeilles, etc.

Cela revient en somme à aseptiser de la peau. L'asepsie est rendue plus difficile que celle de vos mains par la présence des poils et la sensibilité de la réo-ion.

Pour des raisons qu il est inutile de développer, vous n'obtiendrez pas aisément, pour un accouchement simple, l'autorisation de faire une coupe sombre sur le mont de Vénus. Réservez ce sacrifice pour les cas opératoires, et contentez-vous habituellement d'élaguer.

Cela fait il faut :

1° savonner à l'eau chaude, et frotter en même temps, à la main ou avec un tampon d'ouate aseptique, la vulve et ses approches : mont de Vénus, faces internes des cuisses, plis inguinaux, sillon interfessier. en vous appliquant à pénétrer au fond des replis de la vulve;

2° rincer à l'eau chaude pour enlever le savon ;

3° laver à l'alcool pour dissoudre le sébum ;

4" laver au sublimé ou au bi-iodure à 1 p. 4000 (L'acide phénique, trop irritant à dose efficace, doit être laissé de côté).

Cette désinfection externe faite, il n'est pas

dangereux nous pouvons l'affirmer), et nous savons qu'il peut être utile de désinfecter le vagin.

Antisepsie du vagin.

En admettant même, avec Krônig, que le mucus cervico-vaginal ne renferme ordinairement ni streptocoque, ni staphylocoque, ni bacterium coli, il vous est impossible d'être sûr qu'il n'en a pas été introduit avant votre arrivée : quand cela ne serait que par le mari (il en est tant pour qui le ma. rima puero debctur reverentia est lettre morte!) ou par la femme elle-même au cours d'une injection mal faite en vous attendant. L'accouchement va se faire avant 12 heures; or vous savez qu'il en faut au moins autant pour que la force bactéricide du vagin éliminele streptocoque. Pour le staphylocoque il faut le double.

Nous savons d'ailleurs qu'il est actuellement impossible d'affirmer que parmi les saprophytes anaérobies du vagin il n'en est point qui soient capables d'engendrer une auto-infection.

Et pour être moins graves en général que les infections par pyogènes, il n'est pas prouvé que ces infections par anaérobies soient incapables de généralisation.

Nous savons de plus que la sécrétion cervicovaginale,laplus normale en apparence, peut héberger le gonocoque (gonorrhée latente) prêt d'une part à se pousser, à la faveur du traumatisme puerpéral, vers l'endomètre, la trompe, voire le tissu conjonctif et le péritoine pelviens, peut-être même plus loin ; d'autre part à infecter les yeux de l'enfant.

En voilà plus qu'il ne faut pour qu'avec nous vous refusiez d'abandonner la désin-

PRATIQUE ANTISEPTIQUE

fection prophylactique, sans pour cela vous désintéresser des expériences que nos collègue* allemands veulent bien faire sur leurs compati'ioi.

Continuez donc, jusqu'à plus ample informé, à user des injections prophylactiques i sublimé ou bi-iodure à 1 p. 4000), avant et après le toucher.

Si votre canule est aseptique, si vous avez bien aseptisé la vulve, si pour plus de sûreté encore vous en écartez les lèvres pour faire pénétrer la canule, l'injection sera inoffensive.

Mais. direz-vous,les expériencesde Krônigne

prouvent-elles pas que les injections antiseptiques ne détruisent pas, ne font pas disparaître les microbes introduits dans le vagin ?

Qu'elles ne les tuent pas, d'accord. Mais qui donc peut affirmer qu'elles ne les touchent pas dans leur virulence et leurs propriétés envahissantes, qu'elles ne les atténuent pas ? Ce n'est certes pas ceux qui, comme moi, sont à même de voir les résultais qu'obtiennent du seul emploi des antiseptiques, sans la moindre notion d'asepsie, les sages-femmes agréées de l'Assistance publique.

c. Maintien de l'asepsie des suites de couches

Même parmi les accoucheurs qui continuent à employer les injections prophylactiques pendant le travail, il en est actuellement un grand nombre qui les ont délaissées pendant les suites de couches « normales ».

Ils se bornent à prescrire trois fois par jour : le matin, à midi et le soir, des toilettes vulvaivaires antiseptiques, et à maintenir en permanence sur la vulve de l'ouate aseptique ou antiseptique.

Tarnier s'est toujours refusé à renoncer à l'antisepsie post partum. « J'affirme, disait-il, que si les injections sont données avec soin, sous une faible pression, après toilette vulvaire et, bien entendu, avec un injecteur et une canule propres, si la personne qui les fait s'est aseptisé les mains au préalable, ces injections ne pourront amener aucun accident.

« C'est le procédé le plus simple, et pour ainsi dire infaillible, pour éviter l'infection utérine secondaire par ascension des microbes, remontanl du vagin dans la cavité Utérine.

« Dire que ces injections sont inutiles pendant les suites de couches, lorsque la température du corps est normale, c'est une assertion qui semble • ire infirmée par les deux constatations suivantes que tout le monde peut faire.

"D'abord les femmes chez lesquelles on pratique régulièrement des injections vaginales antiseptiques dans les suites de couches ont un écoulement lochial inodore, non irritant, tandis que les lochies sont souvent félidés et occasionnent de l'érythème, avec sentiment de chaleur à

la vulve, chez les accouchées non soumises aux injections vaginales.

« En second lieu, les accouchées éprouvent fréquemment, après l'injection, une sensation de bien-être que manifestent surtout les multipares chez lesquelles, à des couches précédentes, on n'avait pas fait d'irrigations vaginales.

« 11 y a là par conséquent une preuve indéniable de l'efficacité de ces lavages.»

Je me rallie sans restriction à l'opinion de Tarnier.

J'ai employé les deux systèmes ; et après avoir. pendant quelque temps, renoncé aux injections vaginales antiseptiques durant le post-partum, j'y suis revenu pour les raisons exposées par Tarnier.

Et les études bactériologiques de Kronig sur les lochies des accouchées apyrétiques ne sont pas pour m'en faire repentir.

Kronig a examiné, par cultures aérobies et anaérobies, les lochies vaginales et les lochies utérines d'un certain nombre de femmes ne présentant pas la moindre élévation de température.

Voici trois de ses observations qui nie paraissent dignes d'attirer votre attention.

1. Chez une secondipare de 24 ans, accouchée spontanément, chez qui le toucher vaginal n'avait été pratiqué ni pendant la grossesse, ni pendant le travail, et dont on s'était borné à désinfecter les oreanes génitaux externes, on fait le

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