Régression des vaisseaux pariétaux
A cette compression des vaisseaux ne se bornent pas d'ailleurs les modifications qu'ils subissent eux aussi au cours de l'involution du muscle qu'ils traversent.
Rappelez-vous ce que nous avons dit du développement, au cours de la grossesse, des vaisseaux préexistants. Il saute aux yeux qu'il y a un actif processus de croissance portant sur les veines, les artères et les capillaires.
Helme croit en outre pouvoir conclure, de ses études sur l'utérus gravide de la lapine, à la création de vaisseaux nouveaux par coalescence et cimentation des cellules endothélioïdes du tissu conjonctif.
Quoiqu'il en soit de ce point qu'advient-il, après le part, de ces vaisseaux hypertrophiés ?
L'évacuation de l'utérus est immédiatement suivie de la compression (voyez fig. 326) des énormes sinus veineux intermusculaires que montre exceptionnellement béants, sur l'utérus congestionné d'une tuberculeuse morte par asphyxie, la figure 334. Ultérieurement beaucoup de ces vaisseaux redeviendront perméables ; d'autres au contraire restant comprimés, sans emploi, leurs cellules endothéliales ne tardent pas à présenter une apparence hyaline et granuleuse, à diminuer de volume et finalement à disparaître, tandis que çà et là on assiste à une prolifération des éléments de la tunique propre aboutissant à l'oblitération du vaisseau.
Pour les artères le processus varie suivant leur volume.
Dans les petites, dont beaucoup sont comprimées commes les veines, les choses se passent exactement comme ci-dessus.
Dans les moyennes, dont la grossesse a hyper-
Fig. 334.
Coupe sagittale (moitié gauche) de l'utérus d'une 111 pare accouchée prématurément au dernier période d'une tuberculose pulmonaire et moite en état d'asphyxie 72 heures après.
CpV, cul-de-sac postérieur du vagin. — CaV, cul-de-sac antérieur. — oe, orifice externe du col. — o i, orifice interne. — Cu, cavité utérine.
Les autres lignes et lettres trouveront leur explication plus loin.
ETUDE AXATOMIQUE DE L IXVOLUTIOX UTERINE
tropbié les libres-cellules, on assiste à une diminution graduelle de ces dernières semblabl i à celle qu'on observe dans les fibres-cellules du muscle utérin. Elles s atrophienl graduellement.
C'est seulement dansles grosses qu'on voit se faire une véritable endartérite proliférante : prolifération des cellules emlothéliales et des cellules conjonctives sous-endothéliales forraanl un bourgeon qui obstrue la lumière du vaisseau : ce bourgeon est peu à peu remplacé par un cordon
fibreux absorbé à son tour, tandis que diminuent et probablement disparaissent les fibres-cellules de la tunique musculaire.
Quant aux globules sanguins demeurés dans ces vaisseaux ou que leur déchirure a répandus dans l'épaisseur des tissus, beaucoup se fondent en une masse granuleuse, tandis que les autres sont absorbés, soit en bloc soit en fragments, par ces cellules migratrices que nous avons vues plus liant remplies de granules ténus et de granulations brun jaunâtre, de pigment.