SON DE FOUS, PEUPLÉE PAR DES SINGES
Hélas ! Bismarck aurait :1 niison sur ce point comme sur tant d'autres?
Nous voyons, en effet, à Paris des fous qui s'efforcent de singer 93.
Mais en 93 le peuple français tout entier se précipitait aux frontières pour en repousser l'ennemi et^ en même temps, il donnait à la France les principes de 89, Tunité de son territoire et de son administration.
En 1871^ des Français font couler le sang français sous les yeux d'un ennemi qui occupe encore le quart de notre pays, qui nous contemple avec une joie féroce, rit et bat des mains 1 La Commune de Paris, en même temps qu'elle s'efforce de morceler la France, abat la colonne Vendôme et rase la maison de M. Thiers (1) !
Le 10 mai, M. Delescluze dit aux gardes nationaux de Paris :
(( Le monde qui vous contemple et applaudit à vos » magnanimes efl'orts s'apprête à célébrer votre triom- » phe, qui sera le salât pour tous les peuples. »
Si c'est avec conviction que M. Delescluze a écrit ces lignes, il se repaît d'étranges illusions.
Non! le monde contemple Paris avec horreur, indignation et mépris !
Les gouvernements y puisent la conviction que les peuples sont des enfants ignorants et mutins, qu'il faut
(1) P. S. — Je ne prévoyais pas qu'elle finirait par incendier Paris I
maintenir par la force dans les limites étroites de leurs droits et de leurs devoirs.
Les gouvernés concluent que le plus mauvais des gouvernements despotiques vaut encore mieux qu'un gouvernement populaire qui, au nom de la liberté confisque toute les libertés : la liberté individuelle, la liberté de penser et d'écrire, la liberté de conscience; qui oblige les citoyens à se faire tuer pour des convicvictions qui ne sont pas les leurs ; qui, au nom de la justice, confisque et rase les propriétés, et commet toutes sortes de spoliations ; qui, au nom du bien public, ruine et démoralise le peuple, sème dans la cité le désordre, ^anarchie, les défiances et les délations réciproques, le sang et le meurtre; qui, au nom d'une république universelle^ dont il retarde Tavénemeut de bien longtemps, tend à diviser la France, à détruire l'unité, Fhomogénéité qui font sa force et sa puissance; qui enfin, au nom de Thumanité, épouvante le monde par le spectacle de ses erreurs, de ses fautes, de ses folies et de ses crimes !
DES CONSÉQUENCES ACTUELLES ET ULTÉRIEURES DE LA GUERRE, AU POINT DE VUE DE l' ALLEMAGNE.
Pour l'Allemagne, les résultats immédiats de la guerre sont :
I. — Une immense satisfaction d*orgueil militaire , de jalousie, de haine et de vengeance nationales.
II. — Une indemnité de guerre de plus de cinq milliards, en y comprenant les réquisitions en argent et en nature faites pendant la lutte.
lU. — L'adjonction violente de l'Alsace et d'une portion de la Lorraine.