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le détail, il est vrai, mais j'admire ce que je vois, tout le monde admire ce qui se voit, c'est-à-dire l'acquittement régulier et plus que ponctuel de ces immenses paiements, sans l'ombre d'une crise financière et monétaire. Comment ne vous rendrait-on pas justice en présence de ce véritable phénomène dû à votre habileté et à votre sagesse ?
Mais soyez tranquille : on vous rend cette justice sans la marchander.
Je vous remercie de vos renseignements et de vos directions. Je n'irai au-devant de rien, mais je serai prêt à répondre au cas où l'on m'interrogerait et où l'on me sonderait.
Je pense que ma dernière lettre (!«'■ février) ^ qui s'est croisée avec les vôtres, vous aura intéressé, car elle ajoutait quelques lumières aux symptômes que j'avais déjà observés. 11 me semble que vous y aviez fait allusion, si j'en crois un long télégramme d'avant-hier rapportant certaines déclarations faites par vous à la commission des Trente.
On ne m'a rien dit de précis ces derniers jours, mais on paraît s'attendre au paiement du cinquième milliard pour le milieu de cette année, sans avoir à peine recours aux garanties financières.
Avant-hier, j'ai vu le général Tresckow à son retour de Nancy. 11 revient très content de ses rapports avec les commissaires français, M. de Saint-Vallier d'abord, M. de Ganclaux ensuite, très satisfait également des re-