‹ Occupation et libération du territoire, 1871-1875. CorrespondancesChapitre 71 sur 103 · Voir la note de la lettre cccvii · texte numérisé non relu

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délai pour avoir le temps de recevoir les modifications dont vous me parlez dans votre dépêche du 14, 1 h. 25'. Veuillez me les envoyer sur le champ par le télégraphe, car le prince est très pressé de signer. Le prince de Bismarck m'a dit ne pas bien comprendre ce que peut indiquer cette énumération, qui lui paraît inutile d'après le texte que nous avons arrêté. J'attache également beaucoup de prix à cet envoi immédiat, car l'Empereur doit venir demain à une soirée chez moi.

Ne m'enverrez-vous pas un télégramme qui lui soit spécialement destiné ?

Nous avons combiné votre texte et celui du prince de Bismarck : Verdun avec un rayon de trois kilomètres autour de la place est substitué à Belfort.

Nous sommes convenus de deux étapes sur les routes de Verdun à Metz avec un demi-bataillon dans chacune. Le nombre des troupes qui occuperont Verdun ne dépassera pas de plus de mille hommes celles qui s'y trouvent au jour de la signature.

L'évacuation de l'arrondissement de Belfort et des quatre départements, à l'exception de Verdun, aura lieu dans un délai de quatre semaines à partir du 5 juillet. Celle de Verdun, dans un délai de quinze jours à partir du 5 septembre. L'article vu fera l'objet d'un protocole de signature à part.

Je suis profondément touché de la distinction que vous voulez bien m'accorder et qui est très supérieure à mes mérites et à mes peines.

V^*^ DE GoNTAUT-BiRON,

CCGXIV

M. LE COMTE DE SAINT-VALLIER A M. THIERS

Nancy, le 15 mars 1873, 9 h. m.

MoissiEUR LE Président,

Votre dépêche télégraphique d'hier soir^, à laquelle j'ai répondu dans la nuit, après avoir vu le général en chef, par le télégramme dont je vous envoie ci-joint le duplicata, m'a causé une vive impression de surprise, et M. de ManteufFel a éprouvé le même sentiment. Vous parlez en effet de votre décision de donner Verdun comme gage, de préférence à Belfort, comme si je devais en être instruit, tandis que, jusqu'à l'arrivée de votre dépêche, M. de Manteuffel et moi ignorions absolument vos déterminations sur ce point important. Vous faites allusion à des obscurités que l'on vous prête sans cesse; nous n'en avons pas connaissance, et ce n'est assurément pas à Nancy que l'on a pu vous en prêter, ni de Nancy qu'elles ont pu venir; car, permettez-moi de vous le rappeler, si la négociation a pu devenir claire, si elle a progressé malgré le mauvais vouloir et le silence calculé de M. d'Arnim, c'est grâce aux informations nettes et précises contenues dans vos lettres à moi, et utilisées

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