‹ Occupation et libération du territoire, 1871-1875. CorrespondancesChapitre 82 sur 103 · CCCXXXVII · texte numérisé non relu

CCCXXXVII

M. THIERS A M. LE COMTE DE SAINT-VALLIER

DEPECHE TÉLÉGRAPHIQUE

Versailles, le 4 avril 1873.

Mon CHER Monsieur de Saint-Vallier,

Je vous remercie d'être intervenu pour provoquer une répression prompte et énergique de cette tentative de meurtre contre un soldat de l'armée d'occupation. Les misérables qui se livrent à de tels excès peuvent compromettre la sûreté du pays, et le moins qu'ils puis-

sent faire c'est de provoquer de sanglantes représailles. Je vous autorise à parler en mon nom aux autorités administratives et judiciaires, à exciter leur zèle, et à me signaler celles qui ne rempliraient pas tous les devoirs que commandent les circonstances.

Recevez mes amitiés.

A. Thiers.

CGCXXXVIIl

M. LE COMTE DE SAINT-VALLIER A M. THIERS

Nancy, le 4 avril 1873.

Je m'empresse de vous remercier de votre télégramme ^ de ce matin qui vient de me parvenir; je suis heureux de l'approbation que vous donnez à mon intervention personnelle dont l'effet, grâce à Dieu, a été efficace et immédiat, et a pu exonérer la pauvre ville de Saint-Dié de l'application des mesures rigoureuses dont elle se trouvait menacée.

Je vous suis reconnaissant de l'autorisation que vous me donnez de parler en votre nom, et de l'appui tout puissant que vous voulez bien me prêter.

Quant aux agents dont l'incurie et la négligence nous

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