Voir cccxxxvii
ont valu cette dilficulté, qui aurait pu avoir des conséquences sérieuses, je me suis entendu avec l'excellent préfet des Vosges pour savoir de lui quels sont ceux dont la conduite est réellement repréhensible.
M. de Blignières m'a adressé un rapport explicite sur ce point, et je me suis empressé d'en transmettre copie ce matin à MM. les ministres de l'Intérieur et de la Guerre que concernent les changements de personnel jugés nécessaires par le préfet. En résumé, M. de Blignières excuse le sous-préfet absent pour le tirage, mais il se plaint vivement du lieutenant de gendarmerie, complètement incapable, dont il réclame en vain le remplacement depuis un an, ainsi que du commissaire de police impropre à tout service; j'espère que l'incident qui nous occupe amènera les deux ministres à donner satisfaction aux demandes du préfet.
J'ai fait adresser un blâme sévère au substitut par le procureur général, avec qui je m'entends pour tâcher de découvrir le coupable; j'espère qu'il pourra être arrêté, ce qui mettra fin à toute cette fâcheuse affaire.
En ce qui me concerne, j'ai, sur le désir du préfet, écrit ce matin au général de Schmeling pour le remercier de l'accueil empressé qu'il a fait à ma démarche personnelle.
Un incident semblable à celui de Saint-Dié a eu lieu, il y a trois jours, à Belfort; un jeune Français a tiré deux coups de pistolet, sans l'atteindre, sur un soldat allemand. Le coupable a été arrêté séance tenante.
Veuillez agréer, etc.
S^-Vallier.