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V. — LES MOUVEMENTS DU SOL

Lies tremblements de terre. - Le Pacifique est encore < la us un étal d'équilibre instable. Les tremblements de terre y sonl fréquents, surtout, comme l'a montré Montessus de Ballore, sur le pourtour, qui a été le siège de mouvements orogéniques récents. Il suffit de rappeler les cataclysmes du Chili en 1922 et du Japon en 1923. Ils sont la cause de terribles raz de marée. L'eau, par un mouvement alternatif, recule et revient à plusieurs reprises en vagues énormes ; la muraille liquide qui, en 1724, a détruit le Callao, avait 27 mètres de hauteur. Après le tremblement de terre d'Arica en 1868, une vague, qui avait fail plus de 1 1 000 kilomètres et qui était encore haute de ;î mètres, envahil les bas quar- I iers de Lyttelton, en Nouvelle-Zélande. Les atolls sont parfois en1 ièrement balaj és.

LE GRAND OCÉAN

Affaissements et soulèvements. — Le Pacifique paraît être affecté de mouvements en sens inverse : affaissements et soulèvements, parfois dans la même région. Les premiers dominent peut-être, et c'est ce qui fait la valeur de la théorie de Darwin. Mais on a signalé de nombreux cas d'exhaussement. Les uns sont très faibles, comme à Jarvis, dans les Sporades anglaises, dont le lagon a été asséché. D'autres atteindraient des dizaines et même des centaines de mètres : 100 mètres aux Palau, aux Samoa et aux Salomon, 150 à Maui des Hawaii, 300 aux Tonga, 400 à Saipan dans les Mariannes.

Certaines îles nous laissent voir — si vraiment il y a eu soulèvement, ce qui est contesté — les stades successifs de leur exhaussement. A Ouvéa des Loyalty et à Makatea des Tuamotu, il n'y a qu'une terrasse ; à Makatea, dont le nom signifie « falaise » en polynésien, deux lignes superposées de grottes creusées par les vagues indiqueraient un soulèvement par étapes ; au centre de l'île, une légère dépression est peut-être le reste de l'ancien lagon. A Mangaia, dans l'archipel de Cook, un makatea d'une trentaine de mètres supporte un plateau calcaire qui entoure le centre volcanique de l'île. Xiue (Savage Island) montre deux terrasses, et, dans les Loyalty, Lifou trois et Maré cinq.

Il y aurait eu, en Nouvelle-Guinée, des soulèvements de plusieurs milliers de mètres. Lorentz a trouvé des calcaires coralliens à 2 500 mètres dans la chaîne Hellwig, et à 4 450 mètres dans la chaîne Orange ; mais ce sont des formations tertiaires. Rawling, il est vrai, a vu, à 4 000 mètres, dans les monts Nassau, des calcaires qu'il considère comme modernes ; mais on peut discuter la nature de ces terrains et la date de leur soulèvement. L'évolution présente du Pacifique reste incertaine.

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G. U.. t. X, Pl. m

LA FORMATION DU PACIFIQUE

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