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IX

l'océanie.

trois récoltes par an, est la culture d'attente, la culture principale étant celle du cocotier. Le cotonnier a pour lui l'avenir ; il gagne du terrain chaque année, et il existe déjà trois usines d'égrenage. Il faut ajouter la vanille, la canne à sucre, les bananes, les oranges, le tabac, les épices (muscades), etc.

Le commerce a fait des progrès remarquables : entre 1924 et 1927, en trois ans, il a passé de l'indice 100 à l'indice 250. En 1926, le total des échanges est monté à 74 millions de francs (importations, 31 millions ; exportations, 43). Le chiffre global pour 1927 a atteint 87 millions.

Les exportations, dirigées presque toutes sur la France par l'intermédiaire de la Nouvelle-Calédonie, consistent en copra, coton (coton brut, coton égrené, graines de coton), cacao et, à un moindre degré, en café, maïs, bois de santal, laine et trocas.

Les produits néo-hébridais jouissent, à l'entrée sur le territoire de la métropole et de certaines colonies françaises, d'un régime de faveur qui peut aller, pour certains, jusqu'à la franchise, dans une proportion fixée chaque année.

Les Nouvelles-Hébrides sont aujourd'hui bien desservies. La rivalité pacifique et légitime de la France et de l'Angleterre, ou plutôt de l'Australie, dans l'archipel a eu pour conséquence une appréciable activité maritime. Un service anglais, subventionné par le gouvernement australien, relie Sydney et Port-Vila par les îles de Lord Howe et Norfolk. L'annexe des Messageries Maritimes, subventionnée elle aussi, dessert les principaux centres de cultures. La ligne du Pacifique, de la même compagnie, fait escale à Port-Vila. En outre, il y a de fréquentes tournées de vapeurs appartenant à des maisons calédoniennes et australiennes, comme les Comptoirs français des Nouvelles-Hébrides, de Nouméa, représentés en France par les Établissements Ballande, de Bordeaux, la maison De Béchade, de Bordeaux et de Nouméa, et les firmes Bnrns, Philp and Co. et Gubbay, de Sydney. Port-Vila possède une station de T. S. F., qui correspond avec la Nouvelle-Calédonie, l'Australie, les Salomon et les Fiji.

Santa Cruz. — L'archipel Santa Cruz, politiquement rattaché aux Salomon anglaises, semble, entre 8°30' et 12°30' latitude Sud, continuer sur le même plateau sous-marin la branche orientale des Nouvelles-Hébrides septentrionales, mais en inclinant vers le Nord-Ouest. Il se compose d'une vingtaine de petites îles et d'îlots volcaniques et boisés, couvrant une surface approximative de 1 000 kilomètres carrés. Seule, Vanikoro a une barrière corallienne étendue, sur laquelle ont sombré en 1788 les vaisseaux de La Pérouse, l'Astrolabe et la Boussole. Du Nord-Ouest au Sud-Est, on rencontre Motuiti, au nom polynésien, le groupe Duff (Wilson) avec Taumaco, le groupe Materna (Swallow) avec Tinakula, volcan actif, puis Santa Cruz (560 km2) et Vanikoro qui sont les deux îles les plus vastes, enfin Anuda, Fataka et Tucopia. La population, d'environ 5000 habitants anthropophages, paraît avoir été mêlée de Polynésiens, surtout à Taumaco et à Tucopia. Les communications avec l'Australie sont assurées, comme pour les Salomon, par la firme Burns, Philp and Co.

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