‹ OceanieChapitre 124 sur 172 · SB · texte numérisé non relu

SB

I Tahiti

'•; /. Aruza.

f.Marokcal .

10° lat.

• I.Miu-itrna

Tubuai O . Tropique du Capricorne

C /?Cj*ancas£er

. / Rupa | 633"

■ flotv de Jfass

Iles Gambier

140° O.Paris

150° IU)°0.Gn.

Fig. 57. — Les Établissements français de l'Océanie 1, Lignes de navigation. — Éclielle, 1 : 18 000 000.

Raiatea (192 km2), enserrée dans le même récif que Tahaa, s'élève à 1 033 mètres et possède la belle baie de Faaroa et le port d'Uturoa, chef-lieu du groupe. Bora- Bora, haute (800 m.) et escarpée, présente d'étranges découpures. Cet archipel est le plus prospère de la colonie. De riches plantations européennes ont été créées sur des terres confisquées aux indigènes à la suite d'une révolte. Si le coton n'est plus guère cultivé, le cocotier et le vanillier donnent de beaux rendements, et beaucoup d'oranges sont exportées en Nouvelle-Zélande.

l'océanie.

Les îles Tubuai ou Australes, Rimatara, Rurutu, Tubuai et Raivavae, situées au Sud-Ouest de Tahiti et prolongées jusqu'à 27°38' latitude par Rapa ou Oparo (164 km2 et 3 170 hab.), sont à la fois volcaniques et madréporiques. En raison de leur latitude, elles produisent surtout le café, qui approvisionne Tahiti. A Rapa, l'ancien cratère, haut de 633 mètres, a été envahi par la mer. On avait songé un moment à en faire un port d'escale sur la route de Panama en Australie, mais le déroutement qui aurait été imposé aux navires et le manque de ressources de l'île, en dépit d'un petit gisement de lignite, ont fait abandonner ce projet.

Les archipels Tuamotu et Gambier s'étendent au Nord-Est, à l'Est et au Sud- Est de Tahiti. Makatea (25 km2, 1 086 hab.), dans les Tuamotu septentrionales, mais rattachée administrativement à Tahiti, dresse à 50 et 80 mètres au-dessus de la mer des falaises de corail. La Compagnie française des phosphates de VOcéanie y exploite des minéraux aussi riches que ceux de Nauru et d'Océan.

Les Tuamotu ou îles lointaines, l'archipel dangereux de Bougainville (860 km2 et 4 276 hab.), alignent, sur quelque 800 kilomètres et en plusieurs rangées irrégulières, quatre-vingts îles madréporiques massives ou avec un lagon : Napuka, Matahiva, Rangiroa (70 km. de long), Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Takume, Raroia, Makemo, Niau, Fakarava (60 km.) où Rotoava est le centre administratif de l'archipel (pl. LII, B), Marutea, Anaa, Hikueru, Amanu, Marokau, Hao, Mururoa, Marutea du Sud, etc. Peu de terres océaniennes paraissent aussi déshéritées de la nature que les Tuamotu : air très chaud et très sec, sol blanc et aveuglant de lumière, eau souvent saumâtre, maigre végétation de broussailles basses et de pandanus. Mais il y a des phosphates à Matahiva et à Niau et des phosphates et du guano à Napuka ; les cocotiers ont été largement répandus et sont aujourd'hui plus d'un million, et certains lagons, tels ceux de Hikueru et de Hao, abondent en huîtres nacrières et perlières. Ils sont ouverts à la pêche par séries triennales pendant quatre, cinq ou six mois de l'année. Les requins y rendent d'ailleurs la plonge dangereuse.

L'archipel des Gambier (30 km2, 501 hab.), proche du tropique et pour cette raison assez pauvre en cocotiers, est un petit groupe d'îles et d'îlots volcaniques et coralliens enfermés à moitié dans un récif-barrière. L'île principale est Mangareva, dont le lagon est riche en nacres.

Les Marquises, qui occupent, entre 7°51' et 10°33' latitude Sud, l'angle Nordoriental de la Polynésie française sur une surface de 1 274 kilomètres carrés, iront pas de récifs, et la mer brise sur leurs falaises basaltiques, dominées par des montagnes escarpées de 1 000 à 1 200 mètres de hauteur. Au Nord, les îles Eiao, Ua-Huka, Ua-Pu, les îlots Hatutu et Motu Iti et l'atoll de Sable se groupent autour de Nuku-Hiva ou Nuka-Hiva (1 185 mètres et 482 km2), qui possède la magnifique baie de Taiohae (pl. LU, C). Au Sud, Hiva-Oa (1 260 m. et 400 km2), où la baie des Traîtres donne accès au port d'Atuana, est accompagnée par Tahuata, avec le port de Vaitahu, par Fatu-Hiva, avec celui de Hanavave sur la baie des Vierges, et par les îlots de Motane et de Fatu-Huku. Un sol très riche, la latitude qui favorise la belle venue des cocotiers, d'abondantes réserves en terres possédées par l'administration, et des indigènes plus travailleurs que les Tahitiens semblaient promettre aux Marquises un bel essor économique. Il n'en a rien été. L'archipel a été négligé, la suppression de l'escale de la ligne San Francisco-Sydney a arrêté et même fait régresser la colonisation qui commençait,

[>hot. Hopp du l'ont, l'apeete.

B. MOOREA (ARCHIPEL DE LA SOCIÉTÉ). Op, hu, lond de la baie de Papetoai. Montagnes pittorcsquemenl découpées.

a. v., t. x. Pl. i l

Phot. comm. par M. Ci. Coulon.

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