M KI-H1VA, ARCHIPEL DES MARQUISES
La baie, abritée par d de la ligne du
hautes montagnes, est une escale irrégulière Pacifique des Messageries Maritimes.
t. X, Pl. LU.
LES MICRONÉSIES POLYNÉSIENNES.
la culture du cotonnier, qui prospérait, a été plus ou moins abandonnée, et la population est restée à un chiffre très bas (2 255 hab.), eu égard à l'étendue des îles. Toutefois aujourd'hui la culture de la vanille a pris un certain développement, et l'escale facultative des Messageries Maritimes à Taiohae contribuera au relèvement économique de l'archipel.
Lors du recensement de 1926, les Établissements français de l'Océanie comptaient 35 862 habitants, dont 29 263 indigènes, citoyens ou sujets français, presque tous originaires de la colonie ; ils auraient augmenté d'environ 1 500 depuis 1921. Après les indigènes venaient 3 989 Chinois, en voie d'augmentation régulière. Pour la première fois figuraient 496 travailleurs indochinois, élément indispensable pour la prospérité du pays. Les Français étaient au nombre de 870 seulement, en face de 474 Anglais, Américains, Tchécoslovaques et Allemands. Il faut ajouter 770 Japonais et Océaniens étrangers.
La colonie, administrée par un gouverneur qu'assiste un Conseil consultatif, est divisée en districts. Chaque archipel est placé sous l'autorité d'un administrateur.
Ce qui a longtemps manqué aux Établissements français, ce sont les communications directes avec la France. Elles n'ont été établies qu'après l'ouverture du canal de Panama, par la ligne du Pacifique des Messageries Maritimes ; elles sont encore insuffisantes : un navire dans chaque sens tous les deux mois. La situation s'améliorera quand le service deviendra mensuel, avec escales régulières à Uturoa et à Taiohae. La Union Steamship Co. of New Zealand, dont les courriers sont mensuels (ligne Sydney- Wellington-San Francisco), dessert Papeete et Uturoa. A Papeete touchent accidentellement les vapeurs de la Clan Line (Europe-Australie par Panama) et ceux de la ligne Hong-kong — Chili. Un service interinsulaire subventionné relie les archipels au chef-lieu (dix voyages par an pour les Tuamotu et les Marquises et deux pour les Gambier et les îles Australes). La rade de Papeete a été dérochée, éclairée et balisée, et le port pourvu d'un double wharf et de 250 mètres de quai. Situé sur une des grandes routes maritimes du monde, il se développera. Comme Nouméa, Papeete n'aura bientôt plus besoin du poste-relais de Saigon pour communiquer par T. S. F. avec la France.
En 1927, le commerce est monté à 99 628 485 francs (importations, 50 596 237 ; exportations, 49 032 248). Les neuf dixièmes et demi des exportations étaient constitués par le copra (14 242 tonnes, 31 417 000 francs) 1, la vanille, les phosphates (121 260 tonnes), la nacre et les perles. Le copra et la vanille vont aux États-Unis et en France, les phosphates en Nouvelle-Zélande et en Allemagne, la nacre et les perles aux États-Unis, en France, en Allemagne et en Angleterre. Le rôle commercial de la France est encore médiocre : 37 p. 100 des importations, 17 p. 100 des exportations (1927). Elle l'emporte sur la Nouvelle-Zélande, mais elle est très distancée par les États-Unis. C'est l'effet de la longue carence française dans cette région du Pacifique.