KILOM
C A RRI7C Kj A t\ t\ II. 3
Indigènes
Japonais
Total
CARRÉ
Palau
Carolines
Marshall
Total ....
CONCLUSION
LE PACIFIQUE CONTEMPORAIN
Après la Méditerranée, lac entouré de petits pays, après l'Atlantique, canal entre deux continents, l'immense Pacifique est devenu un centre économique et politique, une mer intérieure, mais aux dimensions de l'activité moderne ; car la vapeur et le mazout, en attendant l'aviation, ont réduit pratiquement le Grand Océan, un tiers environ de la surface terrestre, à l'étendue de l'Atlantique au début du xixe siècle et presque de la Méditerranée au temps des galères.
L'importance du Pacifique, si rempli qu'il soit d'îles essaimées, ne résulte pas de ses richesses propres. Les indigènes, peu nombreux, sauvages ou demicivilisés paresseux, et les Européens, en petit nombre également et paralysés par le manque de main-d'œuvre, n'y ont créé qu'un assez faible courant commercial. Les archipels d'ailleurs, sauf la Nouvelle-Calédonie et, dans une mesure encore incertaine, la Nouvelle-Guinée, les Salomon et les Nouvelles-Hébrides, sont dépourvus de charbon et de minerais métalliques. En fait, les produits proprement océaniens sont bornés à cinq : les métaux de la Nouvelle-Calédonie, les phosphates, le copra, le sucre et les fruits tropicaux. L'Océan n'est guère plus riche que s'il était vide. L'Océanie est un lieu de passage pour les échanges entre les riverains. U American Trust Co. de San Francisco, dans une série d'articles publiés en 1929, les a évalués à 12 042 000 dollars, un cinquième environ du commerce total du Globe (58 758 000 dollars).
Ce rôle du Pacifique dans l'économie mondiale est de date récente. La vieille route d'Australasie en Angleterre par le cap Horn tournait, plutôt qu'elle ne traversait, le Grand Océan. Les lignes de navigation régulière ne remontent qu'à la deuxième moitié du xixe siècle. Il y a eu, d'abord, l'ouverture de la Chine par l'Angleterre et la France, de 1842 à 1860, et celle du Japon par les Américains, vers 1853 : double origine de l'émigration jaune. Puis sont venus la construction des transcontinentaux du nouveau monde et l'essor économique des États-Unis et du Canada de l'Ouest, du Japon et de la Chine. Enfin, l'entrée en service du canal de Panama, le 15 août 1914, a entraîné la création de lignes nouvelles, ayant pour point de départ l'Amérique du Nord orientale, grande conquérante de marchés en Australasie, en Extrême-Orient et sur les rivages pacifiques de l'Amérique du Sud, et aussi de lignes venues directement d'Europe l.
1. Le raccourcissement des distances par Panama est considérable entre New York et les pays du Pacifique : de New York à Valparaiso, il y a, par le détroit de Magellan, S 340 milles marins et, par Panama, 4 630 ; pour Sydney, les distances sont respectivement de 12 740 et de 10 150 milles et. pour Yokohama, de 16 200 et de 10 000.
LE PACIFIQUE CONTEMPORAIN"
Aujourd'hui le Pacifique est rayé de routes maritimes, desservies par des compagnies en grande majorité anglaises, amnicaines et japonaises : paquebots jaugeant jusqu'à 22 000 tonneaux et cargos des services commerciaux, sans parler des tramps (navires qui font des services irréguliers), qui ont ouvert une partie de l'Océanie aux charbons américains (fig. 61).
Au Nord, où les rivages se rapprochent et où les méridiens se resserrent, les traversées sont courtes. De Vancouver, la Canadian Pacific Co., en 10 jours, et, de Seattle et de Victoria, en 12 jours, la Nippon Yusen Kaisha conduisent à Yokohama ; c'est, avec le Transsibérien, la route la plus courte d'Angleterre en Extrême-Orient (25 jours environ). La Pacific Mail Co. (15 jours) et, par Honolulu, la Nippon Yusen Kaisha unissent San Francisco et Yokohama ; cette dernière continue jusqu'à Changhaï et Hong-kong. Enfin les vapeurs des compagnies Dollar et Admirai Oriental, partis de Seattle, avec escale à Victoria, de San Francisco et de Los Angeles (le port de Los Angeles est San Pedro), vont en Extrême-Orient, soit directement, soit par les Hawaii.
Les lignes obliques, du Nord-Est et du Nord-Ouest au Sud-Ouest et au Sud-Est, imposent des traversées plus longues. Elles se croisent en général à Honolulu, véritable centre des communications dans le Grand Océan ; les itinéraires dessinent tout autour une étoile. De Vancouver, par la Canadian Auslralasian Line, qui touche à Honolulu, Suva et Auckland, et, de San Francisco, par YOceanic Steamship Co. (Matson Navigation Co.), qui, après Honolulu, fait escale à Pago Pago et à Suva, on gagne Sydney en 23 ou 25 jours. L'Oceanic and Oriental Navigation Co., dont la tête de ligne est à San Francisco, dessert, après les Hawaii, d'une part, la Nouvelle-Zélande et, d'autre part, Yokohama, Changhaï, Hong-kong, Saigon et Manille ; ce service intéresse tout particulièrement l'Indochine française. La ligne la plus longue est celle de la Nippon Yusen Kaisha, qui, de Hong-kong, Moji, Kobé et Yokohama, conduit aux Hawaii, à San Francisco, à Los Angeles et aux ports du Mexique, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud (Manzanillo, Balboa, sortie du canal de Panama, le Callao, Pisco, Mollendo, Arica, Iquique et Valparaiso) ; c'est aujourd'hui le grand chemin de l'émigration japonaise.
Le Pacifique occidental et central est fréquenté par les steamers de la Nippon Yusen Kaisha (ligne du Japon et de la Chine en Australie), de Y Auslralasian i'nited Co., de la firme australienne Burns, Philp and Co., des Messageries Maritimes (Sydney, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides) et de la Union Steamship Co. of New Zealand, qui, par Rarotonga, dessert Tahiti et va jusqu'à San Francisco.
Tout au Sud, des vapeurs et des voiliers anglais, venus en Australasie par le cap de Bonne-Espérance, retournent en Angleterre par le cap Horn, en suivant la zone des grands vents d'Ouest. Les vapeurs de la Fédéral Steam Navigation Co. suivent aussi, de Nouvelle-Zélande en Angleterre, la route du cap Horn.
L'ouverture du canal de Panama a fait naître plusieurs lignes passant de l'Atlantique dans le Pacifique. La Nippon Yusen Kaisha relie New York à Honolulu et au Japon ; les cargos de V Isthmian Steamship Line, partis de New York, font escale aux Hawaii et vont, les uns, au Japon et en Chine, les autres, aux Philippines, dans ITnsulinde et jusqu'aux Straits Settlcments ; les paquebots de la New Zealand Shipping Co., de la Shaw Savill and Albion Co. et de la
CONCLUSION
Clan Line conduisent d'Angleterre en Australasie (38 jours environ), et ceux des Messageries Maritimes, de Dunkerque à Nouméa par Papeete, Suva et Port-Vila.
C'est aussi le canal de Panama qui, doublant et abrégeant la route du détroit de Magellan, a multiplié les services maritimes le long des côtes occidentales de l'Amérique, particulièrement de l'Amérique du Sud. Ils sont assurés par la Royal Mail Steam Packet Co. de Liverpool (Pacific Mail Navigation Co.), la compagnie Grâce de New York, les compagnies allemandes Norddeutscher Lloyd, Hamburg Amerika, Kosmos, Roland et Hapag, la Compagnie hollandaise du Pacifique, la compagnie transatlantique italienne Ansaldo, la Compagnie transatlantique espagnole, la Compania Peruana de vapores, etc.
Le Grand Océan est traversé par deux câbles sous-marins. Le câble transpacifique anglais, achevé en octobre 1902 et aujourd'hui doublé, est une œuvre essentiellement impériale : la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qui en ont assumé les frais, l'administrent en commun. C'est la AU Red Route, ne passant que par des pays anglais, marqués en rouge sur les cartes. Sa longueur est de 11 785 kilomètres. Il part de Southport au Sud de Brisbane, passe à Norfolk d'où se détache une bifurcation vers la Nouvelle- Zélande, à Suva et à l'île Fanning et aboutit à Bamfield, près de Victoria, dans l'île Vancouver. La section Fanning-Vancouver, où le câble descend jusqu'à
6 200 mètres, est la ligne sous-marine la plus longue du monde (5 567 km.).
Le câble américain, qui, lui non plus, ne touche à aucune terre étrangère, a été inauguré en juillet 1903, comme une réplique immédiate au travail anglais. Parti de San Francisco, il relaye à Honolulu et aux îles Midway, descend à
7 600 mètres dans la fosse des Mariannes, atterrit à Guam et, après un trajet total de 14 140 kilomètres, aboutit à Manille, d'où les lignes anglaises le prolongent sur Hong-kong et sur Changhaï.
Le Japon, qui possède le câble Yokohama-Guam, a obtenu en 1919, de la conférence de la paix, le contrôle de l'ancien câble germano-hollandais Guam- Yap-Menado (Celebes), avec son annexe, Yap-Changhaï. Mais, à la suite de la protestation des États-Unis en 1921, la conférence de Washington (1921-1922) et un traité signé le 11 février 1922 entre le Japon et l'Amérique ont modifié cette situation. La section Yap-Menado, rattachée aux télégraphes asiatiques par Bornéo, Bali et Java, a été attribuée en principe à la Hollande, et la section Yap-Changhaï au Japon ; les Américains ont libre accès dans l'île de Yap et sont sur un pied d'égalité avec les Japonais pour l'usage du câble entre Yap et Guam. Toutefois de nouvelles négociations ont eu lieu depuis, et un règlement définitif n'est pas encore intervenu. Les Japonais ont transféré à Nawa (îles Riou-kiou) l'atterrissage du câble Yap-Changhaï. Quant aux câbles Yap-Menado et Yap- Guam, ils ne seraient pas actuellement exploités \
Il y a aujourd'hui dans le Pacifique de nombreux postes de T. S. F. qui complètent le réseau trop lâche des câbles. Des stations à grande puissance permettent d'échanger des communications à travers toute la largeur de l'Océan.
L'Australie communique directement avec l'Angleterre et le Canada. Le Dominion néo-zélandais possède des postes puissants. Les Américains entrent en relation avec leurs possessions par San Francisco, Honolulu. Pago Pago et Manille. Le Japon a l'avantage d'être voisin de ses colonies. Il n'en est pas de même de la France. Aussi le gouvernement français avait-il élaboré en 1911.
1. Communication du Bureau international de l'Union télégraphique de Berne (Suis^eV
Géographie universelle. —
Océanie. Régions polaires australes.
CONCLUSION
1912 et 1914 des plans grandioses, dont la guerre a retardé la réalisation. Toutefois la France communique avec ses colonies océaniennes par l'intermédiaire de Saigon et communiquera bientôt directement avec elles.
Tel est le Pacifique contemporain en temps de paix. Par ses cross Unes, ses câbles, son réseau de T. S. F., son commerce diagonal, si on peut dire, d'une rive à l'autre de cette Méditerranée gigantesque, il est devenu un champ de rencontre pour tous les continents, y compris la lointaine Europe. Autrefois on parlait de l'Océanie, petites terres où se heurtaient de petites ambitions. Aujourd'hui on a pris conscience de l'importance du bassin lui-même : une « ère du Pacifique » s'est peut-être ouverte. Tout au moins dans les Dominions britanniques, beaucoup pensent, comme le général Smuts, délégué de l'Union Sud- Africaine à la Conférence impériale de 1921, que « ce sont les affaires du Pacifique qui, pendant le demi-siècle qui vient, vont être les véritables problèmes du monde ».
Champ de bataille économique, le Grand Océan deviendra-t-il un champ de bataille militaire ? Il est de fait que trois grandes puissances sont en présence ; une Chine réorganisée pourrait un jour faire la quatrième. Les États-Unis sont devenus fondateurs d'empire, et l'Australasie a son impérialisme propre ; elle rêve d'une sorte de doctrine de Monroe dans le Pacifique méridional ; aux Fiji et aux Samoa, elle s'est opposée, sinon heurtée, à l'Amérique. Tout de même, on ne conçoit pas une guerre qui mettrait aux prises l'Empire britannique et l'Empire américain. Mais il y a les Jaunes. Verra-t-on la guerre des mondes, l'ancien, le nouveau, le plus nouveau, la lutte entre deux civilisations, la naissance peut-être d'une nouvelle période de l'histoire ?
Une heure tragique a failli sonner, suite des restrictions, tracassières et blessantes pour l'amour-propre japonais, imposées à l'immigration jaune par les États-Unis. La conférence de Washington (12 novembre 1921-6 février 1922) a mis fin, au moins provisoirement, à cette crise aiguë.
Deux traités, en dehors de celui qui est relatif aux câbles, intéressent le Pacifique.
Le « traité à cinq », conclu entre les cinq grandes puissances et que l'Angleterre a signé avec le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Inde, délimite, à l'Est du 110e degré de longitude Est Greenwich, une zone où il est interdit de créer des bases navales et de construire des fortifications 1. Exception est faite pour les Hawaii, les îles côtières américaines autres que les Aléoutiennes, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'archipel japonais proprement dit. Manille, Guam, Hong-kong et Formose sont dans la zone interdite. La France et, à plus forte raison, l'Italie, qui n'a pas de possessions dans cette région du monde, ne sont pas tenues par ces dispositions.
Le « traité à quatre » a mis fin à l'alliance anglo-japonaise, dirigée originairement contre les Russes et les Allemands, en y faisant entrer les États-Unis et la France. Les contractants s'engagent à respecter leurs possessions insulaires dans le Pacifique, l'Australasie comprise. Ils doivent, en cas de différend entre eux, recourir à une conférence de conciliation et, en face d'une menace extérieure, se concerter sur les mesures à prendre. Aucune sanction précise n'est prévue.
1. Le 110° degré de longitude Est Greenwich se tient à l'Ouest de l'Australie, coupe Java et Bornéo et passe à l'Est de l'Indochine, notamment de Singapour, et à l'Ouest de Hong-kong.
LE PACIFIQUE CONTEMPORAIN
et le Sénat américain a bien fait entendre qu'il ne saurait être question de l'emploi de la force. Quelles garanties positives offre un pareil traité ?
Le Grand Océan pourra-t-il garder, sans une ironie tragique, son nom de Pacifique ? On a vu, à la fin du tome IX de la Géographie universelle, les raisons que nous avons, dans les conditions actuelles, de l'espérer.
Les Jaunes, qui naissent en grand nombre, mais qui meurent en grand nombre aussi, du moins en Chine, n'augmentent pas autant qu'on le croit généralement. La densité de la population de la Chine proprement dite ne dépasse pas 76 habitants au kilomètre carré (France : 74), et celle du Japon est de 157, contre 205 aux Pays-Bas, 250 en Angleterre et dans le Pays de Galles et 258 en Belgique. Hokkaido, une des quatre grandes îles japonaises, est encore à peine peuplée. Au Japon, on se propose d'augmenter l'étendue des rizières et, par la colonisation de la montagne, de développer l'élevage, à peu près inexistant aujourd'hui. L'industrie a fait de grands progrès : le nombre des ouvriers d'usine a doublé de 1911 à 1921. L'évolution de la mentalité du paysan et de l'ouvrier limitera sans doute la natalité, dont la restriction légale a même été envisagée un moment par le gouvernement. On se plaît à penser que, pendant longtemps encore, l'excédent éventuel de la population sera absorbé sur place.
On dit assez communément que les Jaunes émigrent en quantité. C'est inexact. Les Chinois sont au moins 330 millions ; il n'y en a que trois millions ou trois millions et demi à l'étranger. Beaucoup de ceux-ci reviennent au pays natal, laissant la place aux nouveaux venus, et ainsi leur nombre n'augmente que lentement. Les Japonais ne s'expatrient pas volontiers. Même leurs colonies comptent peu de nationaux: 1 140 000 en 1925. En 1926, ils étaient 130 000 aux Hawaii, 133 000 aux États-Unis, 104 000 en Asie, 64 000 dans l'Amérique centrale et méridionale (49 000 au Brésil, 11 000 au Pérou), au total, sur 61 millions de Nippons, moins de 500 000 en dehors de l'Empire, pas même la valeur de l'accroissement annuel de la population.
Il n'y a aucune raison de considérer avec inquiétude le proche avenir. Mais, plus tard, qu'arrivera-t-il ? L'évolution démographique de la Chine ne nous permet aucune prévision ; certaines régions, toutefois, ont plus de 400 habitants au kilomètre carré. Au Japon, la densité moyenne est de 184 pour les trois principales îles, densité énorme dans un pays agricole. La différence entre le taux des décès et celui des naissances laisse une marge d'augmentation de 700 000 à 800 000 personnes par an1. Cette augmentation, si elle se maintenait, - - mais certains indices permettent d'en douter, — n'imposerait-elle pas une politique d'extension ?
Le nombre, à lui tout seul, n'est rien. Ce qui importe, c'est le rapport entre la quantité de richesses produites et le nombre des habitants : or le Japon produit moins que la Belgique, qui a huit fois moins d'habitants. Les progrès de la culture et de l'industrie suffiront-ils, iront-ils surtout assez vite pour que le surplus de la population soit absorbé ? C'est don I eux. Le rendement de la rizière ne peut guère s'accroître, et son extension n'est envisagée que sur 10 000 kilomètres carrés, pas même la superficie de deux départements français moyens. Quant à l'industrie, elle avait pris un grand essor pendant la guerre, par suite
1. Pour l'année 1927, le taux des décès a été de 19, 8 p. 1 000, et celui des naissances, de 33,0, d'après l'O/ficial Ycar Dook oj the Commonwealth oj Australia n° 21, 1928. D'autre part, le Résumé statistique du mouvement de la population de l'Empire japonais, 1928, indique, pour la période 1914-1923, les chiffres de 33,1 et de 38, 1.
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de l'absence des concurrents habituels ; mais la crise est venue, et le pays connaît aujourd'hui le chômage.
Les Jaunes auraient-ils un intérêt à agir ? Ce n'est pas sûr. Mais les peuples sont conduits moins par l'intérêt que par la passion. C'est là qu'est le danger. Il couve là-bas des haines de races, une xénophobie ardente, bien que parfois masquée, un orgueil que les mesures prises contre l'immigration jaune ont exacerbé, somme toute un nationalisme vibrant, que tous ceux qui ont voyagé dans le Pacifique ont observé. Et l'extériorisation du nationalisme, c'est l'impérialisme et sa suite naturelle, la conquête. Le temps, qui met à la longue les choses au point et en harmonie, travaille peut-être pour la paix. Mais les nationalismes conscients et organisés et les réactions de la passion inconsciente sont toujours à craindre.
BIBLIOGRAPHIE
Voir la bibliographie des chapitres I, V, VI et X et également la bibliographie de la conclusion
du tome IX de la Géographie Universelle.
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