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IV. — LES PLUIES

Dans les archipels océaniens, tous intertropicaux en dehors de la Nouvelle- Zélande, qui sera étudiée en même temps que l'Australie, ce ne sont pas les températures, peu variables, mais les pluies qui, par leur quantité et surtout par leur répartition dans l'année, différencient en quelque mesure les climats. Elles sont, en général, abondantes, mais, suivant la proximité de l'équateur ■ou du tropique, elles tombent à peu près régulièrement en toutes saisons, ou bien il s'ébauche, sinon toujours une saison sèche, du moins une période de pluviosité faible. Dans les îles montagneuses, le versant exposé aux alizés est le plus humide, comme on le voit aux Samoa, aux Fiji, aux Hawaii et en Nouvelle-Calédonie, bien que les plus fortes précipitations se produisent ordinairement sous forme d'orages amenés par d'autres vents que les alizés. Le « record » du monde est peut-être la station du mont Waialeale (altitude : 1 546 m.), dans l'île Kauai des Hawaii : 1 1 m. 90, ce qui dépasserait le chiffre (11 m. 79) de Tcherrapoundji dans l'Inde, considéré jusqu'ici comme le poinl le plus arrosé de la 'ferre ; mais la moyenne du mont Waialeale n'est déduite que d'un petit nombre d'années d'observation1.

L'Australie, avec ses vents continentaux en hiver, éxerce sur ses voisines du Nord une influence perturbatrice. Sur une partie de la côte Sud de la Nouvelle-Guinée, les hivers sont plus ou moins secs, quelquefois même très secs, comme à Port Moresby, alors que la côte Nord est bien arrosée en I ou Les saisons, le maximum des pluies étant, en hiver, à Finsch Harbour (Finschhafen) par le vent du Sud-Es1 et, en été, à Monumbo Harbour (Hatzfeldthafen) par le vent

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