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II. — LE CONTINENT AUSTRALIEN

La formation de l'Australie1. — L'Australie est un très vieux continent (fig. 19 et 20). La mer ne paraît pas avoir jamais recouvert complètement son

noyau primitif, le plateau occidental, dont le relief n'a pas été sensiblement renouvelé depuis les temps primaires. Des diabases et des dio rites, qu'accompagnent des minerais métalliques, ont rempli les fractures du sol, et une longue exposition à l'action des agents atmosphériques a usé ses formes et lui a donné sa topographie émoussée et incertaine. Très anciennement, une chaîne de montagnes, moulée sur la masse rigide des granités, des gneiss et des schistes, alignait ses 'hautes cimes et ses glaciers du pays de Kimberley jusqu'en Victoria. Il n'en reste que quelques chaînons isolés, dépassant rarement un millier de mètres.

L'Australie orientale, plus récente, date des plissements primaires, dont le dernier est d'âge carbonifère, et qui ont édifié la Cordillère, alors riche en glaciers. Son histoire a été très mouvementée. Des roches éraptives ont fusé à travers les fissures de l'écorce, et il y a même eu de véritables volcans ; des minerais sont aussi venus des profondeurs, associés aux roches intrusives. A plusieurs reprises, la mer a reconquis une partie du domaine continental australien ; les calcaires marins alternent avec les grès et les schistes terrestres, où abonde la houille.

La vaste terre de Gondwana, que remplace aujourd'hui en partie l'océan Indien, englobait alors, semble-t-il, l'Australie ; sa dislocation a commencé à individualiser le continent austral. En même temps, la mer envahissait à trois reprises la plate-forme continentale. La transgression crétacée fut la plus impor-

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