‹ OceanieChapitre 8 sur 172 · O'Gr. 40" 80* [20J 160° 180' 160' 120 * 80* 40' O'Gr · texte numérisé non relu

O'Gr. 40" 80* [20J 160° 180' 160' 120 * 80* 40' O'Gr

Fig. 5. — Dépôts marins dans le Pacifique, d'après Léon-W. Collet.

1, Argile rougo ; 2, Vase à radiolaires ; 3, Vase à globigérines et à ptéropodes ; 4, Vase à diatomées ; 5, Dépôts terrigènes. — Les boues et sables coralliens, très localisés, n'ont pas été indiqués. — Échelle, 1 : 200 000 000.

crevasse, la « chaudière » du Kilauea, qui mesure 5 kilomètres de longueur sur 2 km. 500 de largeur ; une cuvette, longue de 800 mètres, est remplie de laves. Dans les périodes de calme, c'est une surface rigide et boursouflée ; mais qu'un paroxysme survienne, la croûte fond, et une mer étincelante bat les rivages. Tout autour, la campagne, calcinée par les vapeurs du soufre, est nue et désolée. Plantes et animaux fuient ce domaine de Pélé, la déesse du feu. On ne voit, jusqu'à l'horizon, qu'un chaos de rocs noirâtres, tuméfiés et crevassés, immense plaine silencieuse et morte. Le Kilauea a eu, ces dernières années, une éruption de cendres et de poussières. C'est un fait exceptionnel (pl. II, A et B).

En Nouvelle-Zélande, où les produits éruptifs sont plus acides et plus compacts et se fraient plus difficilement un passage au dehors, le type explosif domine. Il y a trois volcans actifs : le Ngauruhoe dans le massif du Tongariro, le Tarawcra, qui a fait explosion en 1886, et le Wakari ; mais l'activité volcanique se manifeste surtout par des phénomènes accessoires, volcans de boue, bassins d'eau chaude et geysers. Les volcans de boue forment de petits cônes, de quelques mètres seulement de hauteur en général. Ce sont des fumerolles ; la vapeur d'eau délaie et entraîne les couches de cendres ou d'argile qu'elle traverse.

LE GRAND OCÉAN

Certains bassins renferment de la boue bouillante : on les appelle des boiling spots ou des boiling cauldrons. A l'état ordinaire, un geyser est une petite nappe d'eau bleue dans une vasque blanche de tuf siliceux déposé par les eaux. Mais, à des intervalles souvent assez réguliers et qui varient de quelques heures à quelques semaines, l'éruption se produit, l'eau se trouble, bouillonne, et un jet s'élance à quelques mètres ou à quelques dizaines de mètres, enveloppé de volutes de vapeur ; puis l'eau retombe en milliers de gouttelettes irisées, la surface frémissante s'apaise, et de nouveau, comme en un miroir, on y voit l'image du ciel, cependant que des ruisseaux fumants s'épandent tout autour dans la campagne.

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